jeudi 17 mars 2011

Manifestation samedi 19 mars, 11h30 Lausanne

Contre la répression en Libye et à Bahreïn ! En solidarité avec les
révolutions dans les  pays arabes
Lausanne doit avoir sa place Tahrir ! 
Manifestation samedi 19 mars à 11h30 à St-François.

La manifestation est organisée par le Collectif de solidarité avec les luttes populaires du Maghreb et du Moyen-Orient. 

Des membres du collectif Droit de rester y seront pour dénoncer les conséquences de cette répression du point de vue des migrant-e-s et de la politique suisse dissuasive et répressive de déni d'asile.

dimanche 13 mars 2011

Conjugaison au lieu de répression - l'éducation n'est pas un crime

Manif samedi 26 mars 2011, 14:00, Zurich

L'école autonomme de Zurich (ASZ) et Bleiberecht Suisse portent leur lutte dans la rue : pour l'autogestion et l'autonomie, pour le droit fondamental à l'éducation et le droit de rester pour tout-e-s, contre exclusion. Contre les abus délibérés et à caractère raciste de la police de la ville de Zurich contre des participant-e-s de l'ASZ.
Appel officiel et flyer à suivre, demande de permis sera déposée. Infos suivront sur www.droitderester.ch et www.bleiberecht.ch

Appel public concernant le débat parlementaire urgent du 16 mars sur la situation dans l'Afrique du Nord

Le collectif Droit de rester signe l'Appel public concernant le débat parlementaire urgent du 16 mars sur la situation dans l'Afrique du Nord, lancé par Sosf, Art & Politique, JDS-DJS et Solifonds.

Ces dernières semaines, des milliers de réfugiés ont fui la Libye vers la Tunisie et l’Égypte, et les populations locales les ont accueillis. Bien que ces populations soient elles-mêmes en proie à des troubles politiques et démunies, elles ont fait ce qu’elles ont pu pour venir en aide aux arrivants. Pendant ce temps, en Europe et en Suisse, on élabore des scénarios catastrophes parce que quelques Tunisiens ont traversé la Méditerranée. Des millions de francs doivent être débloqués, les gardes-frontières et même l’armée doivent être mobilisés pour empêcher les intrus d’entrer et pour les refouler.

mercredi 9 mars 2011

Quelque chose de pourri...


voici un texte pêché sur le site de "Rébellion! Le site de l'Organisation Socialiste Libertaire", à découvrir ici:

Rebellion spéciale concernant les dernières luttes de l'année dernière et les perspectives pour cette année: 
Quelque chose de pourri...

Mais où s'arrêtera l'abjecte politique helvétique ? Un groupe de fonctionnaires zélés, sur les bonnes recommandations d'un.e Conseiller,ère fédéral.e anonyme, réfléchit à diverses « idées » pour endiguer l'immigration illégale comme par exemple la dénonciation des enfants sans-papiers par les établissements scolaires. Choquant ? A peine, quand on regarde le wagon d'injustices entérinées ces derniers mois et celles qui n'attendent plus qu'à faire leur sinistre apparition en 2011. Rétrospective et tentative d'analyse succincte de différents événements politiques de 2010 et quelques perspectives pour 2011.

Plus de limites dans l'injustice

Tout ce qui compose l'appareil de domination politique et idéologique de ce pays a perdu définitivement ses derniers complexes « droit-de-l'hommistes » qui n'étaient de toute manière que pure bienséance. Finit les petits ronds de jambe, vive la real politik effectuée à coups de discriminations en tout genre et de destruction des droits sociaux primordiaux. Dénoncer des enfants sans-papiers par le biais de leur établissement scolaire et avec le concours des enseignant.e.s est devenu une option à laquelle « on peut réfléchir » dans les salons feutrés de la Berne fédérale. On en a finit avec ces considérations « obsolètes » telles que le droit à l'éducation – chez les dominants, on ne s'arrête plus à ces futilités.
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mardi 1 mars 2011

Soirée de soutien au collectif Droit de rester 12 mars

Samedi 12 mars, à l'Espace Auto-géré, rue César Roux 30, Lausanne:  

19h Ouverture des portes
20h Projection : « Découragés mais encore là », A-Film, Zürich, 2010
Débat sur le racisme institutionnel, en présence de Bleiberecht (Zürich), du MLCR, d'Anne-Catherine Menétrey-Savary et d'autres intervenant-es
22h Concert
LAPSUS (rock) + DJ bouzet
La soirée est organisée par Droit de rester, Mouvement de lutte contre le racisme (MLCR) et l'Espace autogéré

BIENVENUE aux migrant-e-s du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient en lutte!

Les gouvernements occidentaux observent les soulèvements dans le monde arabe avec une attitude qui oscille entre admiration, malaise et stupeur. Le malaise est inévitable, tant les grandes puissances et les pays riches ont montré de complaisance économique et politique à l'égard de ces dictatures. En matière migratoire, l'Europe forteresse a bâti sa politique d'externalisation des frontières et de sous-traitance des camps d'enfermement des exilé-e-s africain-e-s sur le régime des geôles libyennes 1 . La stupeur vient justement du fait que ce mur anti-migrant-e-s, efficacement géré par le clan Kadafi, s'effrite sous la révolte des peuples. L'Europe, modèle auto-affirmé de démocratie prêt-à-exporter, admire bien sûr cette volonté démocratique, mais s'empresse d'ajouter qu'elle comporte une menace que nous devons craindre par-dessus tout: l'afflux des réfugié-e-s. La construction de la peur a donc vite fait de gommer dans la tête des gens ici l'importance historique et politique de ces mouvements, ainsi que le droit de liberté et de protection de ces peuples.
Selon la vielle rhétorique éculée, les termes affluent justement, dans les médias ou dans la bouche des politicien-e-s, des ministres européens de l'Intérieur, des responsables de l'ODM ou encore de M. Philippe Leuba, conseiller d'Etat en charge du Département de l'intérieur (DINT) dans le canton de Vaud, pour dire leur grande stupeur: « invasion d'étrangers », « arrivée massive de migrants tunisiens en Italie », « les cantons craignent un afflux de réfugiés », « crainte d'un exode vers l'Europe », flot de « jeunes hommes en quête de solutions économiques » (lire: faux réfugiés), etc, etc. Et les journaux de proposer des sondages sur le risque de l'afflux: que pensez-vous de l'afflux? D'accord, pas d'accord, peur, pas peur, pour ou contre? Pourquoi les médias ne demandent-ils pas: savez vous que dit l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme? Il parle du droit de quitter tout pays y compris le sien. Ou encore: savez-vous ce que garantit l'article 25 de la Constitution suisse? Le droit à ne pas être refoulé-e dans un pays où l'on risque persécution, torture ou traitement inhumain. Ces droits fondamentaux, issus d'une histoire traumatisante dont on espérait ne plus jamais répéter les horreurs que l'on sait, sont pourtant enterrés de plus en plus profondément sous-terre, à l'image des prisons secrètes de Kadafi, dans l'Europe néolibérale, raciste et répressive des années 2010.
C'est ainsi qu'à l'heure où nous devrions être en admiration devant ces luttes, prêt-e-s à les soutenir et accueillir leurs militant-e-s, à l'heure où des personnes se font massacrer en Libye, où les exilé-e-s fuient la faim et la terreur, ou simplement parce que des gens veulent partir, être libres, on nous assène une fois de plus la peur. L'Europe et la Suisse ont pour priorité d'assurer la fermeture de leurs frontières et la reconduction d'accords de « coopération migratoire » signés avec les dictatures. Dans la droite ligne de ce qui est mis en place depuis 30 ans à travers le démantèlement du droit d'asile, les migrant-e-s libyen-ne-s ou tunisien-e-s, avant même de fouler le territoire suisse, sont d'abord et avant tout une menace, avant d'être des personnes avec des droits. Tandis que les sans-papier en Suisse continuent de travailler dans l'ombre, que les requérant-e-s d'asile débouté-e-s croupissent dans des centres et que les renvois forcés maintiennent leur débit au mépris des droits fondamentaux, on commence déjà à criminaliser de nouvelles personnes, qui ne sont même pas encore là.
Les gouvernements trahissent ainsi leur grande crainte que ce souffle de liberté ne vienne fissurer la forteresse Europe. Mais cette peur n'est pas la nôtre. Nous n'avons rien à craindre, au contraire, nous nous réjouissons de rencontrer ces peuples et connaître leurs luttes, et la moindre des choses que nous puissions faire, est d'exiger la garantie de leur droit à quitter leur pays et à venir ici ou ailleurs. Un jour, la forteresse Europe ne sera plus qu'un château de cartes, car ses bases seront inéluctablement sapées par la quête de liberté de personnes, qui, comme en Tunisie, en Egypte, en Libye, exigent de pouvoir vivre dignement et veulent aussi, comme nous, pouvoir se déplacer lorsqu'elles le désirent ou en ont besoin.

Droit de venir pour toutes et tous!
Liberté de circulation pour toutes et tous!
Solidarité avec les peuples du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient en lutte!

1er mars 2011 

samedi 19 février 2011

Rejetons le racisme et la discrimination envers les migrant-e-s

Pendant près de 4 mois, nous avons tenu un refuge pour des requérant-e-s d'asile menacé-e-s de renvoi. Cette action de solidarité a fait avancer le dossier de quelques personnes et les a protégés de l'expulsion. La fermeture du refuge ne signifie pas pour autant l’arrêt de notre résistance vis-à-vis de la politique de refus d’asile aux personnes qui en font la demande.
Nous dénonçons une fois de plus la situation des personnes déboutées de l'asile soumises au régime de l'aide d'urgence (privation de toute aide sociale, hébergement collectif contraint, en principe aucun argent). Depuis des années, ces personnes croupissent dans des centres, sont privées des droits de base et de toute dignité, sont déplacées comme des marchandises d’un bout à l'autre du canton et d'un centre à l'autre, quand elles ne sont pas enfermées dans des abris PC sous-terrains. Condamnées à l’inactivité par l’interdiction de travail, ces personnes, hommes, femmes et enfants, vivent constamment dans l’angoisse d’une arrestation, d’un renvoi forcé. Cette angoisse leur enlève toute force de vie et les rende malades. Seule leur détermination à ne pas quitter la Suisse reste intacte, dictée par l’impossibilité d’un retour dans le pays d’origine dans la dignité.
Néanmoins l’Etat reste sourd et aveugle face à cette réalité et persiste à vouloir les expulser par la force en leur refusant protection et respect de leurs droits. Mais les autorités sont-elles conscientes de l’aberration d’une telle politique ? Se rendent-elles compte qu'elles ne cessent de multiplier des outils de répression coûteux et honteux contre des êtres humains à qui on refuse de plus en plus de droits?
La Suisse et le canton perdent une occasion de construire une vraie politique d’accueil, en reconnaissant des droits à ces personnes qui vivent ici depuis des années et font la richesse et la diversité de notre société. Avec cet aveuglement, la Suisse et le canton vont droit dans le mur : cette politique coûte très cher au canton, sépare les citoyens en « bons » et « mauvais », criminalise les personnes à l’aide d’urgence et crée un climat d’insécurité et de peur inadmissible. Ceci ne fait que qu'intensifier les forces déjà trop présentes dans le canton qui poussent vers toujours plus de fermeture, de renfermement et de discrimination raciste. Rien n'arrêtera l’arrivée inévitable de refugié-e-s des pays appauvris et déstabilisés. L’arrivée importante de ressortissant-e-s de Tunisie en Italie est la preuve.


Nous demandons un vrai changement: une politique qui octroie des droits aux migrant-e-s venu-e-s chercher un refuge et une vie digne et qui favorise la régularisation de leur statut de séjour. Nous demandons également que les débouté-e-s de l'asile ne soient plus soumis-e-s au régime discriminatoire et inhumain de l'aide d'urgence, et qu'elles et ils ne soient plus interdit-e-s de travail.


La politique du siège éjectable et le refrain de l'abus
Les lois actuelles sur l’asile n’ont fait que criminaliser les migrant-e-s et instaurent un climat de suspicion, qui renforce le racisme. Cette politique instaure l'image de l'étranger synonyme de problème et d'abus et met en question l’Etat de droit (droits fondamentaux) et l’Etat social (droit à des prestations). Ce qui arrive aux requérant-es d’asile aujourd’hui n’est que l’exemple de ce que vont subir les les plus fragilisé-es parmi les Suisses demain, et que subissent déjà de nombreuses personnes précarisées.
Réagissons et refusons une telle logique discriminatoire!
tract du 19 février 2011