samedi 16 octobre 2021

Ayez le courage de rester seul·es!

Inutile de vous dire que j’aurais voulu être parmi vous, non seulement pour vous saluer, mais bien plus. Pour vous parler directement sans l’obligation de vous écrire, pour sentir cette spontanéité, pour ressentir l’émotion que les mots produisent, enfin pour vous remercier tous, chacun et chacune, pour nous embrasser tous ensemble, fortement, avec toute l’affection dont sont capables les être humains.

A vous tous, un peuple en voyage vers un rêve d’humanité, vers un lieu de justice imaginé, oubliant un moment vos engagements quotidiens et défiant aussi le mauvais temps [ndt*: ce mardi 5 octobre, il pleuvait aussi à Genève], je vous dis merci.

Le ciel est parcouru par de sombres nuages, la même onde noire qui traverse les ciels d’Europe, ces mêmes nuages qui empêchent de voir à l’horizon les sommets et les abîmes, les terres, les douleurs, les cruautés des nouvelles barbaries fascisantes.

Ici, sous cet horizon, les peuples existent, avec leurs souffrances, leurs luttes et leurs conquêtes. Parmi les petites choses de la vie quotidienne, des faits s’entremêlent avec des évènements politiques, les problèmes de toujours avec les menaces d’expulsion, les attentats, la mort, la répression.

Aujourd’hui, dans ce petit village du sud italien, une terre de souffrance, mais aussi de résistance et d’espoir, nous vivons un jour qui marquera l’histoire.

L’histoire, c’est nous-mêmes, avec nos choix, nos convictions, nos erreurs, nos idéaux, nos espoirs de justice, que personne ne pourra à jamais effacer.

Un jour viendra où il y aura plus de respect pour les droits humains, plus de paix que de guerres, plus d’égalité et de liberté que de barbarie. Où il n’y aura plus de personnes qui voyagent en business class et d’autres entassées comme de la marchandise humaine en provenance de ports coloniaux, accrochées aux vagues des mers de la haine.

En lien avec ma situation personnelle et mes péripéties judiciaires, je n’ai pas beaucoup à ajouter. Je n’ai pas de rancœurs ni de revendications contre quiconque. Je voudrais néanmoins dire au monde entier que je n’ai pas de quoi avoir honte, rien à cacher. Je referai les mêmes choses, celles qui ont donné du sens à ma vie.

Je n’oublierai pas non plus cet immense fleuve de solidarité, vous resterez pour longtemps dans mon cœur.

Nous ne devons pas reculer, si nous restons uni·es et humains, nous pourrons caresser le rêve d’une utopie sociale.

Je vous souhaite d’avoir le courage même de rester seul·es et l’audace de rester ensemble, avec les mêmes valeurs.

Je vous souhaite de pouvoir être désobéissant·es toutes les fois où vous recevez des ordres qui humilient notre conscience.

Je vous souhaite de mériter l’appellation de rebelle, comme ceux et celles qui refusent d’oublier l’histoire dans cette période d’amnésie forcée.

Je vous souhaite d’être obstiné·es et de continuer à croire, même contre chaque évidence, qu’il vaut la peine d’être des hommes et des femmes.

Je vous souhaite de continuer à marcher, même après les chutes, les trahisons et les défaites, car l’histoire continue, même après nous; et même si elle s’arrête, ce n’est qu’un au revoir.

Nous devons nous souhaiter de maintenir vivante la certitude qu’il est possible d’être contemporains de toutes celles et tous ceux qui vivent animés par la volonté de justice et de beauté, où qu’ils et elles soient et vivent, parce que les cartes géographiques de l’âme et du temps n’ont pas de frontières.

«Mimmo» Lucano, ex-maire de Riace (Calabre), texte traduit par Rose et Florio Togni. Mimmo Lucano a été condamné à 13 ans et 11 mois de prison pour avoir fait renaître son village en accueillant des migrant-es.  

samedi 25 septembre 2021

Soutenons les Afghan-es réfugié-es

 

از پناهنده گان افغان در کانتون وو حمایت کنیم!

ما از مقامات وو می خواهیم که بلافاصله اجرای همه اخراج های مربوط به افغان ها را متوقف کنند ، خواه این اخراج ها به کشوری در منطقه شنگن باشد خواه نه. 

ما از مقامات کانتون و شهرداری می خواهیم که نزد مقامات فدرال وارد عمل شوند: 

برای تسهیل اخذ مجوز اقامت (ب) به دارندگان مجوز پذیرش موقت (اف). 

برای تسهیل پروسه اعطا ی مجوز سفر به افغان هایی که پذیرش موقت دارند. 

برای متوقف ساختن هرگونه بازگشت افغان ها و اعطای اجازه اقامت دائم سوئیس به آن ها . 

برای این که سوئیس حق حاکمیت خود را تأیید نموده و بلافاصله همه ی افغان متاثرازموافقتنامه ی  دوبلین را به پروسه ی سوئیس ادغام نماید.

برای اعطای وضعیت پناهنده گی به همه افغانهای سوئیس ، به ویژه زنان.

این دادخواست را امضا کنید:

https://act.campax.org/petitions/soutenons-les-afghan-es-refugie-es-dans-le-canton-de-vaud

قرار مان روبروی شورای عالی وو

به تاریخ های ۲۱ سپتامبر، ۲۸ سپتامبر، ۵ اکتوبر و ۱۲ اکتوبر ساعت ۱۳:۳۰

Place du Château 6

لوزان

 

 

dimanche 19 septembre 2021

Soutenons les Afghan-es réfugié-es dans le canton de Vaud !

Nous nous ne pouvons pas faire grand chose pour celles et ceux qui risquent leur vie en Afghanistan, mais nous pouvons, devons, arrêter les tracasseries administratives que subissent celles et ceux qui sont déjà ici.

 La prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan a profondément choqué et suscite une inquiétude légitime pour les populations restées sur place, en particulier les femmes. Nous ne voulons et ne pouvons rester impuissant·es face à ce drame !

Des dizaines de personnes originaires dAfghanistan se trouvent déjà dans le canton de Vaud. Ces personnes ont fui un pays gangréné par la violence et la corruption, mais rares sont celles à avoir obtenu lasile ici. Elles souffrent aujourdhui de voir leur famille en danger sur place. La plupart ont reçu des admissions provisoires (permis F). Ce statut, précaire, ne leur permet pas de faire venir leur famille proche ni de sortir de Suisse pour les visiter. Il est illusoire de penser que la démocratie va se rétablir prochainement en Afghanistan et donc injuste de maintenir ces personnes avec ce statut précaire. Il est urgent de tenir compte de cette réalité dramatique et de faciliter les démarches pour obtenir un permis de séjour durable, de faciliter les regroupements familiaux et de permettre aux Afghan·es admis·es provisoirement de rendre visite à leurs proches en dehors de l’Afghanistan.

Or, au lieu d’œuvrer à faciliter la vie et l’intégration des Afghan-es qui sont parvenu-es en Suisse, les autorités vaudoises multiplient les actes de coercition et les tracasseries administratives à leur encontre :

Pour faciliter le renvoi de familles afghanes en Croatie au nom des accords Dublin, des enfants de moins de moins de 12 ans sont assigné-es à résidence. Traumatisé-es par les mauvais traitements subis en Croatie, ielles vivent chaque jour dans la terreur d’une descente de police. Nous exigeons des autorités vaudoises :

à L’arrêt immédiat de l’exécution de tous les renvois Dublin concernant des Afghan-es

Alors qu’ielles remplissent absolument tous les critères demandés pour une régularisation (autonomie financière, excellente intégration), de nombreux afghan-es titulaires d’une admission provisoire attendent depuis plus d’une année leur permis B, sans que les autorités n’apportent la moindre justification à cette lenteur. Nous exigeons des autorités vaudoises :

à Une procédure rapide et facilitée pour l’obtention de permis B pour les Afghan-es titulaires d’une admission provisoire.

Les autorités font tout pour empêcher ou interdire les voyages à l’étranger des Afghan-es titulaires d’une admission provisoire, alors que cela leur permettrait de renouer avec leur famille. Nous exigeons des autorités vaudoises :

à Une procédure rapide et facilitée pour les autorisations de voyage des Afghan-es

Nous demandons également aux autorités cantonales et communales d’intervenir auprès des autorités fédérales pour :

à Que la Suisse fasse valoir son droit de souveraineté et réintègre immédiatement dans la procédure suisse tout-es les Afghan-es frappé-es par les accords Dublin.

à Accorder le statut de réfugié à tout-es les Afghan-es présent-es en Suisse, en particulier aux femmes.

Nous demandons aux autorités vaudoises d’agir maintenant pour soutenir tou·tes les Afghan·es venu·es trouver refuge dans le Canton de Vaud 

Signez la pétition en ligne (avant le 10 octobre svp!)



Soirée d'information pour les Afghan-es réfugié-es dans le canton de Vaud

 Vous avez manqué la soirée d'information? La voici en video




mardi 31 août 2021

6 septembre: information pour les Afghan-e-s réfugié-e-s dans le canton de Vaud

 Soirée d’information pour les Afghan-e-s réfugié-e-s dans le canton de Vaud

Lundi 6 septembre 2021

19h-21h

 Maison du Peuple, place Chauderon 5, Lausanne

 

Avec des interventions :

 

·      de l’OSAR : Organisation suisse d’aide aux réfugié-e-s

 

·      du SAJE : Service d’Aide Juridique aux Exilé-e-s

 

Avec interprète

Places limitées


Organisation : Droit de rester pour toutes et tous


Pour s'informer et réagir malgré l'impuissance face à la situation en Afghanistan: 

https://www.osar.ch/aide-pour-refugie-et-requerant-dasile/afghanistan-informations-utiles-pour-les-personnes-en-quete-de-protection

https://asile.ch/2021/08/27/afghanistan-conseils-pratiques-pour-reagir-malgre-limpuissance/




mardi 15 juin 2021

Victoire d'étape: le Grand Conseil vaudois soutient notre demande de permis humanitaire pour Solomon!

Aujourd’hui le Grand Conseil vaudois a adopté la résolution déposée par le député Hadrien Buclin en faveur d’un permis humanitaire pour Solomon Arkisso, en danger après son renvoi forcé de Suisse en janvier dernier. 
Avec 72 oui, 63 non et 5 abstentions, ce sont des partis de la gauche, du centre et même de la droite qui ont estimé que la situation alarmante vécue par Solomon depuis son retour forcé en Éthiopie mérite que les autorités suisses lui délivrent un visa humanitaire de toute urgence. Le Grand Conseil vaudois exhorte donc le Conseil d’État vaudois à demander au Conseil fédéral de délivrer un permis humanitaire de toute urgence pour Solomon. Un député PLR, Guy Gaudard, s’est même engagé pour garantir une place d’apprentissage à Solomon, si celui-ci venait à retourner dans le canton. 
 Pour le collectif Droit de rester, cette victoire, qui pour l’heure reste certes symbolique, montre que la pratique des renvois forcés continue de scandaliser une large partie de la classe politique et de la société suisse. Le vote des parlements de deux cantons, celui de Genève et de Vaud, en faveur de permis humanitaire pour Tahir et Solomon, déportés en Éthiopie en janvier dernier en sont la preuve. 
Les renvois forcés représentent une absurdité absolue, séparant familles et proches et mettant en danger la vie de personnes qui participaient de manière active dans le tissu social de leur canton et du pays.