Des terrains de sport, des bibliothèques, la piscine, le parvis de l'église... un tiers de la petite commune de Bremgarten est interdite aux réfugié.e.s qui viennent d'arriver dans le nouveau centre fédéral ouvert par l'ODM en Argovie. Des interdictions de périmètres qui laissent songeur puisqu'elles concernent en fait des êtres humains qui n'ont commis aucun crime... Oui mais bon, les gens ont peur de l'invasion des étrangers, ces migrants qui fuient la guerre ou simplement la pauvreté. Qui viennent nous voler notre travail... - ah non, c'est vrai, ils ont aussi l'interdiction de travailler. Pas de risque de ce côté là. Bon, mais quand même, les braves gens de chez nous ont peur, et leur peur doit être prise en compte, nous disent les responsables de l'ODM, déclaration que la majorité des journalistes reprennent sans sourciller. Ce serait donc pour des questions de sécurité qu'on fixe des périmètres d'interdiction.
Sans doute que les mêmes raisons poussent l'ODM à loger des demandeurs d'asile au sommet des montagnes... Par exemple au col du Lukmanier, qui relie les Grisons au Tessin, on trouve à 1914 mètres d'altitude un bunker de l'armée, où sont contraints d'habiter depuis le 1er juillet une cinquantaine de demandeurs d'asile, soit-disant parce que le centre d'enregistrement de Chiasso est plein... Ainsi que tous les autres lieux d'hébergement sis en plaine? Je ne savais pas que la Suisse souffrait d'un tel manque de place. En revanche je sais que l'armée est en train de brader son parc immobilier pour renflouer ses caisses. Et il n'y a sans doute que l'ODM qui veuille utiliser des bunker isolés dans les Alpes.
Pour revenir aux interdictions de périmètres, notons qu'elles sont permises par la loi sur les étrangers. Légal, donc légitime et juste? En général, on interdit de périmètres des criminels dangereux, des pédophiles... est-ce que la mesure revient à dire que les réfugié.e.s sont de potentiels criminels? Les autorités argoviennes et fédérales laissent en tout cas planer le doute, flattant ainsi les peurs populaires les plus obscures. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir le courage d'aller jusqu'au bout de la démarche: demandons d'obliger les étrangers qui viennent demander l'asile à porter un signe distinctif bien visible sur la poitrine, qu'on puisse les reconnaitre à l'entrée de la piscine et aux abords des écoles. Tiens, une étoile jaune par exemple.
vendredi 9 août 2013
des interdictions de périmètres...
mercredi 3 juillet 2013
Sur la frontière entre le Maroc et Melilla
dimanche 23 juin 2013
Regardez-nous, Écoutez-nous, Parlez-nous! : Une Action pour la Journée Nationale des Réfugié.e.s
Samedi 15 juin 2013 a été marqué par la Journée nationale des réfugiés en Suisse. A cette occasion, le collectif "Droit de rester" a organisé une action pour dénoncer l'hypocrisie de cette journée : tandis que les conditions d'accueil et de traitement des réfugiés se détériorent sans cesse en Suisse, la célébration de cette journée prend un goût amer. Les membres du collectif "Droit de rester" se sont ainsi exposés avec des masques blancs et des t-shirt clairs avec le logo "Droit de rester''.Pour lancer la Journée nationale des réfugiés cette année en Suisse, le collectif "Droit de rester" a assuré une présence en différents lieux de Lausanne comme la gare de Lausanne, la place Saint-François, Lausanne-Flon, la Riponne et Bel-Air.
A chaque endroit, le collectif "Droit de rester" s'est arrêté quelques minutes pour représenter les "singes de la sagesse", en faisant des signes différents dans le but d'attirer l'attention du public en se fermant les yeux, la bouche et les oreilles.
Le collectif Droit de rester a joué les "singes de la sagesse" pour faire passer le message suivant: il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n'écoutent pas ce que les réfugié.e.s leur disent; il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent; il y a ceux qui écoutent et voient des choses, mais n'en parlent pas.Le collectif "Droit de rester" estime que cette action a permis de sensibiliser le public à cette cause. Insistant sur la formule "regardez-nous, écoutez-nous, parlez-nous!", le collectif est convaincu qu'il s'agit là de la seule façon de comprendre la situation des migrant.e.s.
En plus de cela, après la manifestation que nous pensons avoir menée avec succès, les membres du collectif Droit de Rester se sont tous rassemblés à Bel-Air, en face de l'église de Saint Laurent, et ont pris une photo de groupe en souvenir. Après les photos, tous les participants du collectif "Droit de rester" sont allés ensemble à Montbenon, pour échanger des idées positives autour d'un bon repas et de boissons.
Ecrit par
Solomon et Vinoj
Photos : Vinoj
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
jeudi 20 juin 2013
Supplément 20 Minutes (bis)
solidarité avec Djafarou
Déclaration de solidarité pour Idrissou Djafarou à signer et faxer au plus vite!
samedi 15 juin 2013
Supplément dans 20 Minutes
Pour une fois, on va relayer avec plaisir une info de 20 Minutes:
"Un supplément clandestin dans 20 minutes"
"Un supplément clandestin dans 20 minutes"
vendredi 14 juin 2013
Journée des réfugié.e.s
Inscription à :
Articles (Atom)









