jeudi 29 octobre 2009

Invitation à une conférence de presse

Communiqué de presse du Collectif droit de rester, membre de la Coordination
asile Vaud:

Nous invitons tous les médias à une conférence de presse,

Vendredi 30 octobre 2009, à 10h30,

à l'ADC, rue du Maupas 81 à Lausanne,


En raison des récentes arrestations et renvois dans des conditions tout à
fait inhumaines.

Un jeune homme renvoyé alors que sa famille est en Suisse, une femme expulsée
vers le pays où elle a subi de graves traumatismes, multiplication des
détentions administratives insensées....

L'administration est-elle en train de perdre la tête dans la gestion des
demandeurs-euses d'asile? Pour quelles raisons les avocat-e-s ne sont-ils pas
averti-e-s des arrestations et des procédures de leurs client-e-s?

Des requérant-e-s d'asile concernés seront présent-e-s pour témoigner.

Halte au déplacement des personnes comme des marchandises!

Dignité pour toutes et tous !


Par le Collectif Droit de rester, membre de la Coordination asile Vaud

Lausanne, le 29 octobre 2009

Contact: Mme Graziella de Coulon 079 679 78 80

Assez de violence d'Etat! NON à l'enfermement et l'expulsion des migrant-e-s


On l’appelle administrative mais c’est une prison comme les autres. A un détail près: les personnes qui s'y trouvent n’ont pas commis de crimes, ne sont pas passées devant un tribunal, ne sont pas condamnée à des peines, mais à leur expulsion du territoire suisse. 

Leur migration est leur seul délit. 

On arrive à la prison administrative de Frambois (GE) pieds et mains menottés, dans des fourgons cellulaires, avec pour toutes affaires ce que l'on avait sur soi au moment de l’arrestation. Après une fouille complète, la porte de la prison se referme, puis celle de la cellule, pour des mois, jusqu'à 18 mois consécutifs. 

S. avait essayé de vivre dans son pays d’origine, mais impossible de construire un espace de vie digne dans un pays de guerre et de misère quand on est pauvre. Il y a plus que 5 ans, il avait rejoint ses parents détenteurs d'un permis C et sa sœur naturalisée. Mais pour lui, il n’y eu pas de place en Suisse : uniquement la prison et l’expulsion, et cela en dépit d'un bras en bandoulière. Son épaule, blessée pendant un programme d’occupation à l’EVAM, nécessitait une opération agendée début octobre. Pas vitale l’opération ? Non, on ne meurt pas d’une épaule qui se déboîte, c'est pourquoi on lui a dit d’aller se faire soigner chez lui : on l'a donc renvoyé par avion spécial avec 4 autres personnes « superflues » en Suisse.

Combien peuvent bien coûter à la Suisse, aux cantons, ces avions spéciaux qui s’envolent dans le secret depuis Zurich avec quelques migrant-e-s à bord et autant d'agents assurant l'expulsion? Pourquoi ce manque de transparence? Pourquoi personne ne peut assister aux expulsions?

Au nom de quelle logique des personnes qui cherchaient un espace de liberté et de vie trouvent-elles des menottes et un séjour de plusieurs mois en prison? Quel est le coût de cette politique absurde?  


Que deviennent ces personnes une fois débarquées « chez elles » et remises aux mains des autorités qu’elles ont fui? Nul doute que pour S. l’accueil a dû être chaleureux et que les portes des hôpitaux se seront ouvertes pour soigner, gratuitement, son épaule...

Nous qui avons accompagné S. ces derniers temps, sommes révolté-e-s contre la violence, l’arbitraire, le déni de justice, le non respect des droits fondamentaux, dont a été victime S. et d’autres réfugié-e-s. Sorti de prison un lundi matin, nous l’avons attendu sur le parking de la Police Cantonale à la Blecherette et nous avons assisté impuissant-e-s à ce qu’on peut appeler un trafic d’êtres humains. Fortement dérangé-e-s par notre présence, des hommes et des femmes « accomplissaient leur devoir » de transfert d’un fourgon à un autre de personnes menottées. Qui étaient ces personnes? D’où venaient-elles et ou allaient-elles? Pourquoi ces efforts pour nous cacher ce qui se passait ? Pourquoi cette agressivité à notre égard? Et pourquoi ces longues palabres avec les inspecteurs de police en civil pour que finalement la mère de S. puisse simplement dire au revoir à son fils !

L’expulsion de S. et les conditions dans lesquelles elle a eu lieu démontrent une nouvelle fois le traitement inhumain fait aux migrant-e-s que les autorités décident d’expulser, comme s'il n'avait pas été suffisant de les maintenir pendant des années dans la restriction de leurs droits à recréer une vie digne. Souvent au moment où ils/elles pourraient aspirer à une régularisation, l'arbitraire de l'expulsion intervient pour briser tous ces efforts et tout espoir.

Un récent document onusien définit la migration comme moteur du développement humain. En Suisse, la migration est toujours considérée comme un problème et les migrants comme des êtres humains dont les autorités peuvent disposer selon les besoins de l’économie ou du cours de la politique. 

Nous disons NON à cet état des choses. L’arbitraire, la discrimination, le racisme, la violence d’Etat doivent disparaître. Il en va non seulement du respect des migrant-e-s et de leur droits mais aussi de l’avenir de la communauté humaine. 

Nous demandons l'arrêt immédiat de tous les renvois forcés et la régularisation des personnes migrantes qui ont reconstruit leur vie en Suisse et participent de cette société. 

tract distribué le mardi 27.10.09 devant le Grand conseil vaudois

mardi 27 octobre 2009

Rencontre conviviale lundi 2 novembre 09

Le Collectif Droit de rester de Lausanne vous invite à une rencontre pour connaître ses activités et échanger sur la situation des requérant-e-s d'asile. 

Lundi 2 novembre 09 dès 17h, chemin de la Tour Grise 26, métro Montelly

Cliquez sur l'image pour plus d'info. 


vendredi 25 septembre 2009

Nous en avons ras-le-bol

NOUS EN AVONS RAS-LE-BOL

Des gens qui disent n'importe quoi... sur n'importe qui...
Des thèses de l'UDC des plus fantaisistes
Les abus, c'est avant tout dans ces discours stigmatisants
C'est abuser de penser que les 250'000 personnes qui touchent une rente AI (partielle, semi ou entière) en Suisse sont contentes de vivre:
  • En mauvaise santé
  • Sous tutelle ou quasi
  • Dans le soupçon permanent de la triche
  • Sans pouvoir s'inscrire à une gérance
  • Sans optique professionnelle ni intégrative
Vous aussi vous rêvez d'avoir un peu d'argent de poche donné par l'Etat. TOUTE votre vie.... alors, postulez mais la réponse mettra des mois voire des années à arriver. Pratique quand vous avez été victime d'un accident et ne pouvez plus travailler. Avec un peu de chance, vous optiendrez la rente entière maximale de 1710.- par mois!!
Oui, c'est vrai, il y a des gens qui partent vivre ailleurs avec cette somme misérable (à Cuba, au Mexique, en Thaïlande...) et d'autres qui rentrent le dos cassé chez eux, après avoir donné leur santé et leur travail pour l'économie suisse et des patrons souvent peu scrupuleux...
C'est d'ailleurs ce que certaines personnes ont envie de faire à la retraite, histoire de pouvoir vivre dignement avec si peu d'argent.... Sont-elles des abuseurs de vie?

Alors quoi?? Où sont ces abus? N'avons-nous pas d'autres chats à fouetter? D'autres trucs injustes à dénoncer?
Dommage de tomber dans le piège de réponses faciles aux questions complexes.

vendredi 28 août 2009

Déménagements forcés: L'EVAM continue

Communiqué de presse du Collectif droit de rester membre de la Coordination asile Vaud

Pour contact: 076 405 70 59

Nous invitons la presse ainsi que toutes les personnes intéressé-e-s à venir le

Lundi 31 août, à 08h00,

Devant le Centre d'aide d'urgence du Simplon (Lausanne),

En raison de la fermeture du centre d'aide d'urgence du Simplon, une femme enceinte avec un enfant de 5 ans à charge refuse de se faire déplacer à Bex. Malgré sa demande et un recours, l'EVAM (Etablissement d'accueil aux migrants) refuse de trouver une solution à Lausanne. L'enfant a commencé l'école et s'est fait opéré aujourd'hui à l'hôpital de l'enfance. Depuis 14 mois à Lausanne, cette femme a pu construire un minimum de réseau social.

L'EVAM menace de faire intervenir le SPJ pour enlever son enfant à cette femme si elle refuse d'aller à Bex. Il semble que la police sera présente pour faire appliquer ce déplacement forcé en cas de refus.

L'EVAM pratique une politique fréquente de déplacement des personnes inacceptables, les traitant littéralement comme des "stocks" à gérer.

Halte au déplacement des personnes comme des marchandises!

Dignité pour toutes et tous !

Droit au travail!

Droit au permis de séjour !

Nous invitons les médias mais aussi toutes les personnes soucieuses de défendre les droits humains à soutenir notre action et à faire part de leur désaccord face à cette politique inhumaine et dégradante pour ces personnes qui vivent en Suisse mais sont privées de leurs droits les plus élémentaires.

Par le Collectif droit de rester membre de la Coordination asile Vaud

Lausanne, le 28 août 2009

mardi 18 août 2009

Rencontre de la Coordination

Prochaine rencontre de la Coordination Asile-Migration Vaud: jeudi 10 septembre, au restaurant Le Milan, Lausanne, 19h.
Réunion importante, merci de venir nombreux-ses!!!
Et de continuer à faire signer notre pétition pour l'abolition du régime de l'aide d'urgence, que vous pouvez télécharger ici.
A bientôt!

dimanche 9 août 2009

MANIFESTATION jeudi 13 août FRIBOURG


TOUTES ET TOUS CONTRE LE RACISME
Le CCSI/SOS racisme et le CAFri appellent toutes personnes solidaires à venir se réunir et empêcher l’expulsion de Franck pour qui la vie est en danger s’il se fait rapatrier.
A cette occasion, le CCSI/SOS racisme et le CAFri organisent une MANIFESTATION
Jeudi 13 août 2009
À 18H PLACE PYTHON FRIBOURG


LIBERTE POUR FRANCK !
NON AUX EXPULSIONS !!!
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Colonisés hier, exploités, expulsés aujourd’hui ….

Contact : 079 506 95 74