Nous soutenons l'occupation de l'église St-Laurent par le Collectif-R afin d'y constituer un refuge contre les renvois de requérant-e-s d'asile débouté.e.s. Stop aux renvois Dublin! Soutenez le refuge et signez le manifeste:

mardi 17 janvier 2012

Imaginez-vous délogé-e-s au petit matin, forcé-e-s à une journée d’errance dans une ville inconnue, sans argent ni papier et sans le droit de travailler…


… C’est ce qui risque d’être imposé à de nombreux-euses requérant-e-s d’asile débouté-e-s de notre canton selon l’article paru dans le 24Heures du 6 janvier 2012 : « Vaud : des requérants d’asile sans lit fixe ni armoire ».

Il y est mentionné que l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) exploitera en 2012, à titre expérimental, l’utilisation d’abris de la protection civile sous forme de sleep-in pour accueillir les requérant-e-s d’asile débouté-e-s durant la nuit uniquement en les laissant à la rue pour la journée avec leurs affaires sur le dos.



Le Collectif Droit de rester s’insurge contre cette nouvelle violation des droits fondamentaux des requérant-e-s d’asile envisagée par le Département de l'intérieur (DINT) et qui va à l’encontre de l’article 12 de la Constitution Suisse: « Quiconque est dans une situation de détresse et n’est pas en mesure de subvenir à son entretien a le droit d’être aidé et assisté et de recevoir les moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine ».

Cette nouvelle mesure, justifiée par les autorités comme un moyen de lutte contre le trafic de drogue, n’aura comme conséquence que l’augmentation de la précarité des personnes concernées et les exposera d’autant plus aux pressions des réseaux des narco trafiquants !



Les autorités ne sont pas dupes de cette situation mais, en introduisant cette nouvelle mesure inhumaine, elles espèrent voir les requérant-e-s quitter le pays, quitte à violer elles-mêmes la Constitution Suisse et l’Etat de droit.


Nous exigeons des autorités compétentes le retrait immédiat de ce projet de nouveau durcissement des conditions de vie des requérant-e-s d’asile et le respect de la dignité de tout être humain.




Nous exigeons des autorités qu'elles respectent l'égalité des droits! Il est temps d'en finir avec le régime discriminatoire de l'aide d'urgence et de rétablir le droit à l'aide sociale et le droit au travail pour les requérant-e-s débout-é-e-s.
17.01.12

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