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mercredi 9 juin 2010

Actes de désespoir à la prison de Frambois


Emprisonnées par des lois inhumaines, des personnes déboutées de l’asile continuent à croupir dans une prison dont on ne parle pas beaucoup : Frambois, dans le canton de Genève. 
C’est une prison administrative dans laquelle on enferme des personnes dont le seul crime est d’avoir demandé l’asile en Suisse. Et pourtant dans cette même prison, des détenus luttent pour leurs droits avec les armes du désespoir, mettant leur vie en 
danger.

Grèves de la faim - Tentative de suicide - Dépressions graves : aujourd’hui sont des réalités à la prison administrative de Frambois.
Que se passe-t-il, qui s’en occupe ?
Bien que trois cantons utilisent cette prison, une majorité de ces personnes est détenue sur ordre du service de la population du canton de Vaud. Rappelons que l’Office fédéral des Migrations (ODM) a suspendu les vols spéciaux suite à la mort d’un Nigérian le 17 mars dernier. Après notre intervention, certains détenus de Frambois avaient alors obtenu leur libération et avaient pu retrouver leur famille ou leurs amis. La Justice de Paix de Lausanne avait en effet décidé, à raison, que les critères légaux pour une détention, à savoir « un renvoi envisageable dans un délai prévisible », n’étaient plus remplis. Samedi 6 juin, nous avons appris que la Justice du canton de Genève avait pris la même décision vis-à-vis de la demande de 
liberté d’un détenu de Frambois qui attendait son renvoi depuis 6 mois. 
Aujourd’hui, des questions se posent :

POURQUOI LES AUTORITÉS ET LA JUSTICE DE PAIX DU CANTON DE VAUD, en contradiction avec leur précédente décision continuent à envoyer des personnes en détention en vue de leur renvoi, alors même que les vols spéciaux ne sont pas rétablis ?

Face à une situation inchangée, pourquoi la justice de paix du canton de Vaud a-t-elle changé de position ?

Nous demandons : 

- la LIBÉRATION IMMÉDIATE de tous les détenus « vaudois » actuellement à Frambois

- un suivi médical pour toutes les personnes en danger

- le réexamen de leur dossier en vue d’une régularisation

PERSONNE NE MET SA VIE EN DANGER SANS RAISON VALABLE.

FAUT-IL ATTENDRE UNE NOUVELLE MORT POUR AGIR ET TROUVER DES SOLUTIONS HUMAINES ?


Le Collectif Droit de rester

tract distribué devant le Grand Conseil vaudois, Lausanne, le 8 juin 2010 



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