Nous soutenons l'occupation de l'église St-Laurent par le Collectif-R afin d'y constituer un refuge contre les renvois de requérant-e-s d'asile débouté.e.s. Stop aux renvois Dublin! Soutenez le refuge et signez le manifeste:

mercredi 1 février 2017

Manifestation antiraciste, 4 février 2016, 14h00, Waisenhausplatz, Berne

La Suisse a un problème de racisme – Luttons contre le racisme, ici et partout ! 
Manifestation antiraciste, 4 février 2016, 14h00, Waisenhausplatz, Berne

Revendication: 

Arrêter les expulsions

Mettre fin au profilage racial

Créer des routes sûres pour les réfugié_e_s, ouvrir les frontières

En finir avec le système de Dublin, libre circulation et droit de rester pour toutes et tous

Fermer les camps

Surmonter l’exploitation et l’inégalité raciste

Renforcer la résistance antiraciste et antifasciste

Pétition urgente en faveur de la famille Demiri

Aferdita Demiri est une femme de 38 ans d’origine albanaise. Elle est maman de trois enfants, Elza (10 ans), Eltjona (6 ans) et Ervin (3 ans). Avant son arrivée en Suisse, Aferdita et ses enfants vivaient dans la commune de Preševo, région de Serbie proche de la frontière avec le Kosovo. Elle a quitté sa région et a demandé l’asile en Suisse en décembre 2014, suite à d’importants conflits conjugaux avec son mari, sa famille et sa belle-famille. Tous l’ont exclu de la communauté, suite à une agression sexuelle dont elle a été victime dans un hôpital où son fils était soigné. Depuis son arrivée en Suisse, Madame Demiri n’a plus aucun contact avec sa famille ni la famille de son mari. En cas de retour, elle craint les violences dont elle et ses enfants pourraient être victimes ou encore l’enlèvement  de ses enfants par sa belle-famille.

Depuis son arrivée en Suisse, Mme Demiri déploie beaucoup d’efforts pour favoriser l’intégration de ses enfants. Elle est très impliquée dans la scolarité de ses filles, qu’elle encourage à bien travailler. Le plus jeune enfant a d’importants problèmes de santé. Il est atteint d’une paralysie cérébrale sévère et d’épilepsie, ce qui nécessite passablement de soins (visites médicales, ergothérapie, physiothérapie, etc.). À cet effet, Mme Demiri fait tout son possible pour accompagner du mieux qu’elle peut son fils dans ses difficultés. Elle prend chaque jour le temps de faire avec lui les exercices appris en ergothérapie, dans le but de favoriser son développement moteur. Ervin est par ailleurs reconnu par l’AI. En cas de retour, il ne pourrait plus bénéficier de cette prise en charge pluridisciplinaire indispensable à son développement. Selon le SEM, sous prétexte que sa maladie est incurable, il n’est pas indispensable qu’une telle prise en charge puisse se poursuivre.
Les autorités suisses ont ainsi décidé de renvoyer Aferdita et ses enfants en Serbie.

Nous soussigné·e·s demandons qu’elles reviennent sur leur décision et que Afredita, Elza, Etjoina et Ervin puissent recevoir un permis de séjour stable en Suisse.

Nous demandons aux autorités de réviser leur appréciation de la situation et de régulariser le statut de la famille Demiri dans notre pays.

Vous pouvez télécharger la pétition ici et la renvoyer au plus vite, même incomplète, à Droit de rester, c/o Coordination asile-migration, case postale 5744, 1002 Lausanne.

jeudi 7 juillet 2016

DECLARATION PUBLIQUE


 Réunies le 27 juin 2016 à Lausanne, les associations signataires de la présente déclaration tiennent à confirmer leur soutien humain et politique à tout·e migrant·e, réfugié·e ou sans-papier, vivant en Suisse ou désirant rejoindre la Suisse.
Dans le climat actuel de refus de l'accueil, de stigmatisation des personnes migrantes et d'escalade répressive de l'État, suite à l’acceptation lors de la dernière votation du 5 juin du durcissement de la loi sur l’asile, au discours de la ministre Simonetta Sommaruga au Conseil national le 6 juin, appelant au renvoi les migrant.e.s de Renens contraints à dormir dehors, il est important de faire front uni pour la protection des droits fondamentaux inconditionnels de toute personne vivant en Suisse.
Nous refusons d'accepter l'obéissance aveugle à des lois iniques et appelons à la résistance active.
La migration est un fait avéré et non un danger ou une crise. Il est grand temps d'ouvrir les yeux sur cette réalité incontournable et d’élaborer une politique intelligente d'ouverture et de reconnaissance.
Nous tous et toutes, militant·e·s et personnes solidaires, nous revendiquons :
- les droits humains fondamentaux inconditionnels pour toutes les personnes qui les demandent ;
- l'accueil digne et humain et la protection pour toutes les personnes qui frappent aux frontières suisses, fuyant la guerre, les persécutions ou la misère  ;
- la fermeture des bunkers et de tout hébergement inhumain ;
- l'arrêt immédiat de l'application des accords de Dublin et la régularisation de toute personne en danger d' expulsion dans un autre pays ;
- l'accès à la formation et au monde du travail pour tout·e migrant·e.

Nous demandons à la Commune de Lausanne de devenir une Ville Refuge et de prendre les mesures nécessaires à la reconnaissance et à l'intégration de toute personne vivant dans la commune. Notamment :
- l'établissement d'un document d'identité de « citoyen, citoyenne de la ville de Lausanne » qui redonne citoyenneté à tous ceux et celles qui l'ont perdue ;
- la mise à disposition de logements adéquats pour les migrants ;
- l'accueil d’au moins 1500 refugié·e·s sur la commune.
Lausanne déjà « ville olympique » doit se renommer « Ville d'accueil solidaire » et poursuivre une politique dans ce sens.


Collectif Droit de Rester
SOS-Asile
Fédération syndicale SUD
Union syndicale vaudoise
Collectif Vaudois de Soutien Aux Sans Papiers –CVSSP
Jeunes POP Vaud
Centre social protestant Vaud
Collectif R
Collectif Jean Dutoit
SolidaritéS Vaud
Sud-EP
Jeunes Vert-e-s Vaudois-e-s
POP Lausanne

Gauche anticapitaliste

lundi 25 janvier 2016

Dublin cours toujours!

Le Collectif R a décidé de chausser ses baskets et de courir dans les rues de Lausanne en solidarité avec les refugié.e.s et pour mettre fin aux accords de Dublin. A cette occasion, il organise une "course-action" avec un parcours de 3.8 km dans la Ville de Lausanne le samedi 30 janvier 2016. On attend minimum 100 participant.e.s alors n'hésitez plus et venez transpirer avec nous ! ;)

Plus on sera nombreuses et nombreux à participer à la course, plus on aura d'impact en ville ! 

Réservez donc la date, partagez l'info, et n'oubliez pas que même avec un souffle court... ON LÂCHE RIEN !!!

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mercredi 16 décembre 2015

Ils sont mariés, mais le SEM les envoie bouler l’épouse aux Pays-Bas, le mari en Allemagne


10 novembre 2015    Le Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM), qui était censé examiner les demandes d’asile en des temps plus heureux, s’est mué en usine à rendre des décisions de renvoi Dublin. Quiconque a ses empreintes enregistrées chez l’un quelconque de nos voisins européens, est à peu près certain de s’y voir renvoyer dans les 2 mois. Le SEM a récemment déclaré publiquement que les éventuelles demandes d’asile de syriens ou d’érythréens notamment, seront examinées plus tard. Pour l’heure, l’affaire est au délestage du « fardeau » de l’asile.
Un couple qui s’est marié en Allemagne se voit ainsi renvoyé dans deux Etats différents, Monsieur en Allemagne et Madame aux Pays-Bas, et ce, malgré leur insistante demande de rester unis. Les autorités n’ont qu’à dire que le mariage n’est pas prouvé (arrêt du Tribunal administratif fédéral D-5899/2015), ou que cela n’est pas tout à fait un vrai mariage (D-3907/2015, E-3418/2013), ou que l’acte de mariage n’est peut-être pas tout à fait authentique (D-3014/2015), sait-on jamais, ou que les amourettes ne sont pas du ressort de l’asile. D’ailleurs, même si le couple a trois enfants, ce n’est pas une raison pour ne pas renvoyer le père en Italie, la famille n’aura qu’à suivre, si c’est vraiment une vraie famille (D-3800/2013).
Le règlement Dublin insiste bien sur le droit à la protection des liens familiaux, mais seulement comme déclaration d’intention, dans son préambule, entre la déclaration du droit d’accès à une procédure d’asile et celle du droit à la protection de la dignité humaine, à un recours effectif, et de tous les autres droits fondamentaux en général. Il y aurait presque trop de droits dans ce règlement. Sauf que dans les articles de loi eux-mêmes, on n’en voit guère la trace. Concrètement, le règlement Dublin n’affirme que le droit de l’autorité de renvoyer les demandeurs d’asile dans le pays par lequel ils ont transité avant de venir en Suisse. Et ainsi, l’autorité a toujours raison.