mardi 16 octobre 2018

Comme Chagall, la familleToustsik cherche refuge.


Marc Chagall était Biélorusse, juif, pendant la Deuxième Guerre mondiale il a trouvé refuge et protection aux États-Unis. La famille Toustsik est aussi ressortissante de Biélorussie. Ce n’est pas le nazisme, mais la dictature qui a poussé la famille à l’exil. Mais eux n’ont toujours pas trouvé un refuge. La Suisse, fermant les yeux sur les violences subies par le couple Toustsik, en particulier par Madame, s’acharne à vouloir renvoyer la famille dans les mains du dictateur.
Pourtant, le Secrétariat d’État aux Migrations (SEM) a reçu tous les documents prouvant les violences subies par la famille, menaces et avis de recherche compris!
La Suisse est-elle prête, sans scrupules, à faire subir à Madame Toustsik et ses enfants le même sort qu’elle a déjà réservé à sa mère? En effet, la mère de Madame Toustsik, qui avait demandé asile et protection à la Suisse en 2014, a été expulsée en 2015 vers la Biélorussie où elle s’est retrouvée dans les geôles du dictateur! À l’époque les autorités helvétiques connaissaient le sort réservé aux dissident∙e∙s de ce pays en cas de renvoi, mais elles n’ont pas hésité à renvoyer Madame, faisant preuve d’irresponsabilité totale.
Allons-nous assister une fois de plus à un exemple de non-assistance à personne en danger? À un exemple de cynisme et de connivence avec des dictateurs de la part des autorités suisses? Nous le craignons fortement, d’autant plus que nous avons appris l’ouverture d’un consulat de Biélorussie à Lausanne au mois de septembre dernier. Dans quel but? Pour mieux surveiller les ressortissant∙e∙s biélorusses? Pour une présence accrue des sbires de L.? Toute la famille Toutstsik est en grave danger en ce moment, non seulement les parents, mais aussi leurs trois filles, Daria (9 ans), Uliana (5 ans) et la petite Vera (3 mois), les deux dernières nées en Suisse.
La famille vit en Suisse depuis 7 ans et tou∙te∙s parlent parfaitement français. Daria et Uliana sont scolarisées. Leur seul souhait, retrouver liberté et espoir dans un avenir plus tranquille.
Nous refusons d’accepter le renvoi de cette famille. Une pétition a été déposée au Grand Conseil en juin. Nous sommes toujours dans l’attente de la décision de la Commission des pétitions. Nous demandons que la famille puisse retrouver calme et sécurité. Nous demandons que les autorités compétentes du canton de Vaud agissent pour la protection du droit des enfants et du droit d’asile pour cette famille.

Lien vers le texte de la pétition déposée en juin pour la famille

Amnesty dénonce régulière la persécution des opposant-e-s au régime. Retrouvez les dernières informations ici.

Le Parlement européen débat de la Biélorussie ici


mardi 11 septembre 2018

Le canton de Vaud sera-t-il le premier à renvoyer vers l’Ethiopie ?


En avril, on apprenait avec une certaine stupeur la signature d’un nouvel accord migratoire avec l’Éthiopie: désormais il sera possible de renvoyer des personnes déboutées de l’asile vers cette dictature. Le canton de Vaud, soi-disant à la traine des renvois selon Berne, a-t-il décidé d’être cette fois un exemple en renvoyant le premier des Éthiopien∙ne∙s vers une destination où ils et elles risquent la torture et la détention arbitraire?
Les opposant∙e∙s politiques sont en Éthiopie durement réprimé∙e∙s. Amnesty International comme Human Rights Watch ont souvent dénoncé la situation. Et pourtant, la Suisse a signé ce printemps un accord qui facilite les expulsions vers ce pays. Un accord qui prévoit la transmission aux services secrets éthiopiens des données personnelles des personnes renvoyées de force. Ces services secrets participent activement aux actes de tortures que dénoncent les ONG. Ils sont à la solde du régime au pouvoir dont les forces spéciales ont exécuté plusieurs centaines de personnes, parmi elles des bébés. Des milliers d’Éthiopien∙ne∙s sont encore détenu∙e∙s arbitrairement, parmi elles des militant∙e∙s politiques et des manifestant∙e∙s pacifiques. Non contentes de renvoyer des êtres humains vers la torture, la Suisse et l’Union européenne facilitent le travail de leurs bourreaux !
Cet accord inique, qui éloigne encore plus la réputation du pays des droits humains de la réalité, n’a pourtant été signé que pour environ 300 personnes qui sont sur la sellette d’un renvoi. Mais près de 1500 autres Éthiopien∙ne∙s attendent dans l’angoisse une décision à leur demande d’asile.
Dans le canton de Vaud, une trentaine de personnes vivent dans la crainte d’être renvoyées directement dans les bras des services secrets éthiopiens. Plusieurs personnes sont déjà assignées à résidence et sous la menace d’une expulsion imminente. Est-ce pour répondre aux critiques de Berne que les autorités mettent désormais la pression sur ces personnes?
Le collectif Droit de rester s’inquiète du sort des opposant∙e∙s politiques qui seront renvoyé∙e∙s. Le canton de Vaud n’a pas à participer à cette violation des droits humains ! Le Conseil d’État présentera-t-il platement ses excuses lorsque nos ami∙e∙s renvoyé∙e∙s auront été torturé∙e∙s? Le SEM devra-t-il les ramener en Suisse, comme il avait dû le faire avec deux Sri Lankais en 2014?
Nous demandons que les autorités vaudoises cessent immédiatement de collaborer à un tel déni des droits et fassent tout leur possible pour que le SEM accorde aux ressortissant∙e∙s éthiopien∙ne∙s un droit de séjour. En attendant, les renvois doivent être suspendus !

Voir le rapport d’Amnesty International sur l’Ethiopie, 2017/2018 :
https://www.amnesty.org/fr/countries/africa/ethiopia/report-ethiopia/

mardi 4 septembre 2018

Amanil, âgé de 20 mois et né en Suisse a été renvoyé ce matin à 6h45 vers la Grèce.


Amanil est né en Suisse le 1er décembre 2016. Sa maman est originaire d’Erythrée, où elle a rencontré son papa, avec qui elle s’est mariée en 2013. Le couple a fuit l’Erythrée et après un long voyage est arrivé en Grèce. La maman d’Amanil y a obtenu l’asile, mais pas son papa. La maman d’Amanil a eu la chance d’être ponctuellement aidée par une église éthiopienne, mais elle n’avait pas de logement, ni argent, ni accès aux soins, ni nourriture. Lorsqu’elle est tombée enceinte d’Amanil, elle a décidé de quitter le pays et de demander l’asile en Suisse où Amanil est né il y a presque deux ans.
La maman d’Amanil a voulu éviter à son fils de connaître la précarité de la rue. C’est pourquoi elle s’opposait à son renvoi à Athènes. La Suisse a en effet refusé d’entrer en matière sur sa demande, au prétexte qu’elle avait le statut de réfugiée en Grèce – les persécutions subies en Érythrée ont en effet été reconnues et la Grèce a admis qu’elle ne pouvait pas rentrer dans son pays d’origine.
Le HCR, Amnesty International, Human Rights Watch et MSF dénoncent régulièrement la situation des réfugié∙e∙s en Grèce. Les services d’aide aux réfugiés étant extrêmement précaires en Grèce, la plupart des réfugié∙e∙s n’ont ni logement ni travail et vivent dans la rue. C’est le cas non seulement des demandeurs d’asile, mais aussi des personnes qui ont obtenu la reconnaissance de leur statut de réfugié.
Amanil ne connait ni l’Érythrée ni la Grèce. Il ne connait pas non plus son papa, dont la trace s’est perdue en Grèce. Il ne connait que le foyer EVAM d’Ecublens. Mais aujourd’hui, ce matin à 4h, il a été réveillé par une dizaine de policiers ; il a vu sa maman pleurer et il a été obligé de partir avec elle.
À l’heure actuelle, nous sommes sans nouvelle d’Amanil et de sa maman, qui doivent pourtant être arrivés à Athènes. Nous exigeons de savoir où est la famille, quelle a été leur prise en charge à leur arrivée, et s’il est garanti qu’Amanil et sa maman auront un toit pour vivre et une aide sur le long terme en Grèce. Nous avons malheureusement de bonnes raisons d’en douter.
Mais aussi nous voulons savoir pourquoi les autorités vaudoises s’acharnent ainsi sur les plus faibles, renvoient des familles, des petits enfants ; comment est-il possible de ne pas comprendre qu’une jeune mère souhaite à son bébé de ne pas grandir dans la rue ? comment est-il possible de parler d’un renvoi « sans contrainte » (communication du spop), lorsqu’il y a  une dizaine de policiers pour embarquer une jeune femme, des cris, des larmes, et ceci devant témoins ? Les autorités vaudoises ont apparemment perdu tout sens des notions de bienveillance, d’accueil, comme de violence et de contrainte. Ont-elles aussi perdu tout sens des responsabilités qu’elles renvoient ainsi une maman et son fils de 20 mois dans les rues athéniennes ?
Nous exigeons des réponses et l’arrêt de tous les renvois mettant en cause des enfants. 

Collectif Droit de rester, 4 septembre 2018

mercredi 29 août 2018

L’improbable permis B - Une politique d’exclusion du canton de Vaud



22 aout 2018 La loi permet l’octroi d’une autorisation de séjour aux personnes titulaires d’une admission provisoire qui montrent des signes positifs d’intégration et qui séjournent en Suisse depuis au moins 5 ans.
Le canton de Vaud rechigne à autoriser l’octroi de ce permis B et de plus en plus de familles restent durablement coincées avec un permis F, qui est un sous-statut extrêmement précaire, discriminatoire, retenant dans la marginalité et la pauvreté tout un groupe de population.
Voici l’exemple de la famille Temnay, qui vit en Suisse depuis plus de 9 ans. Les 4 enfants suivent leur scolarité avec succès. Ils sont nés en Suisse et ne connaissent rien de leur pays. L’aîné est brillant à l’école. Les deux garçons font du foot et la fille de la gymnastique.
Les parents parlent couramment le français. Le père indique dans son CV qu’il comprend 6 langues ! le français, l’arabe, l’italien, l’anglais et deux langues de son pays. Il maîtrise l’informatique. Il a d’abord travaillé en Suisse comme mécanicien dans un garage puis il a été engagé à la Migros où il a entrepris un apprentissage de vendeur et de gestionnaire des stocks. Après l’obtention de son diplôme, il n’a pas pu poursuivre dans l’entreprise et ses recherches d’emploi sont restées vaines depuis, les employeurs refusant d’engager des personnes titulaires d’un permis F, jugé trop instable. Les recherches d’emploi de son épouse sont également restées vaines, pour la même raison. Une agence de placement a expliqué qu’elle n’acceptait aucun permis F parce que les délais pour obtenir l’autorisation auprès du SPOP sont trop longs.
L’octroi du permis B résoudrait ces problèmes et permettrait à la famille de s’installer durablement en Suisse, de construire de réels projets d’avenir, et d’avoir un statut qui corresponde à la réalité de leur séjour en Suisse, où les enfants grandissent et ont toute leur vie ici.
Mais voilà, le SPOP refuse depuis 4 ans d’accorder l’autorisation et maintient ainsi la famille dans une situation sociale difficile qui empêche leur intégration réelle. Plus l’attente pour l’octroi du permis B sera longue, plus il sera difficile au père de retrouver du travail, et plus les chances pour la famille d’accéder à l’autonomie économique seront réduites. Les pratiques cantonales restrictives en matière de régularisation entraînent pour de nombreuses familles une dépendance de plus en plus durable à l’aide sociale.
En outre, elles poussent les gens à accepter n’importe quel emploi dans des conditions abusives. M. Temnay a notamment travaillé plus d’un an comme livreur de produits surgelés à domicile. Il parcourait presque 200 km par jour avec un camion frigorifique, 70 heures par semaine pour un salaire en dessous du minimum vital. Il ne voyait plus ses enfants et a été contraint de cesser cet emploi par épuisement.
L’autorité cantonale sait que les personnes titulaires d’une admission provisoire ne trouvent pas de travail ou seulement une très faible proportion d’entre eux. Le refus d’octroi d’une autorisation de séjour est une politique de rétention de tout un groupe de population dans la marginalité et l’absence de perspectives, une politique d’exclusion.
Ces pratiques dégradent l’image des requérants d’asile aux yeux du public et aggravent ainsi les risques de discrimination, de précarité et d’isolement social.
De nombreuses entraves rendent la vie impossible aux titulaires d’une admission provisoire, épuisent moralement les gens, les découragent et les excluent. Les conditions de logement, fixées par l’EVAM, sont souvent particulièrement difficiles. La famille Temnay par exemple vit à 6 personnes dans un appartement de trois pièces. De nombreuses communes refusent l’allocation d’un logement subventionné aux titulaires d’un permis F ce qui les empêche de rechercher par eux-mêmes un appartement où ils ne vivraient pas entassés les uns sur les autres. Il en va de même des agences qui refusent systématiquement les titulaires d’un permis F, même avec la caution d’une personne suisse, ce dont la famille Temnay a fait plusieurs fois l’expérience. Elle se trouve dans l’impossibilité de déménager et de choisir par elle-même son appartement.
À noter que la famille Temnay a le statut de réfugiés. Leur retour en Érythrée est impossible où ils risquent l’arrestation et la détention arbitraires ainsi que la torture, couramment pratiquées dans ce pays à l’encontre des déserteurs et des dissidents ou perçus comme tel.
Leur séjour en Suisse est donc durable et c’est le sens même de la décision du SEM, de leur reconnaître la qualité de réfugiés afin de leur permettre de refaire leur vie en Suisse.
Or, les entraves à l’intégration des titulaires de l’admission provisoire vont à l’encontre des engagements de la Suisse au titre de la Convention relative au statut des réfugiés, qui prévoit des facilités d’insertion en faveur des réfugiés reconnus, précisément pour les protéger contre les discriminations politiques, économiques et sociales qui sont trop souvent le lot des étrangers.
Leur enclavement dans un statut précaire qui les empêche de participer à la vie économique et de conduire leur existence avec de réelles perspectives de développement personnel, porte atteinte au droit des réfugiés de s’installer effectivement et de manière viable dans le pays d’accueil.

Pour citer ou reproduire l’article : L’improbable permis B, aout 2018, http://droit-de-rester.blogspot.ch/

lundi 18 juin 2018

Tu as vu ? Alors réagis. Manif samedi 23 juin

Tu as vu ? Ils menacent, terrorisent et arrêtent !
Tu as vu ? Ils expulsent vers des dictatures !
Tu as vu ? Ils arrêtent en pleine nuit femmes et enfants !
Tu as vu ? Ils séparent les familles !
Tu as vu ? Ils arrêtent la scolarisation des enfants !
Tu as vu ? Ils éteignent les sourires des enfants !
Tu as vu ? Ils nient l’humanité des réfugié.e.s !
Tu as vu ? C’est eux qui ont perdu leur humanité !

Viens manifester avec nous contre la politique qu’ils appliquent et qui n’est pas la nôtre.
Samedi 23 juin, Casino de Montbenon, 14h, Lausanne

Pour une politique d’asile respectueuse des droits des réfugié·e·s, et en particulier des droits des enfants
Pour l’arrêt immédiat des renvois vers les pays qui pratiquent la torture et les emprisonnements arbitraires, comme la Biélorussie ou le Sri Lanka ou l'Ethiopie !
Pour la protection de l’unité de la famille
Pour que les autorités vaudoises ne se lavent pas les mains dans le dictat de Berne mais pour qu’elles assument leur responsabilité.

Droit de rester

mercredi 13 juin 2018

Entre nous pas de frontières

Manifestation samedi 16 juin, Berne, 14h Schützenmatte
  • STOP à l’exclusion, aux centres de détention et aux renvois forcés – OUI à la liberté de mouvement
  • STOP aux sanctions, aux lieux d’hébergement qui ressemblent à des prisons – OUI à des lieux de vie ouverts et proches de la population
  • STOP à la répression et au harcèlement policier – OUI à la régularisation des sans-papiers
  • STOP aux renvois Dublin – OUI à un véritable droit à l’asile en Suisse et en Europe
  • STOP aux politiques d’austérité – OUI à une vie digne pour toutes et tous
  • STOP au pillage des pays du Sud – OUI à la coopération et au respect mutuel
  • STOP à la criminalisation de la solidarité – OUI à une société ouverte, engagée et courageuse

lundi 4 juin 2018

Pour le droit à l’emploi et à la formation pour tou·te·s !

Mardi 5 juin le collectif Droit de rester déposera au Grand Conseil une pétition pour demander le droit à l’emploi et à la formation pour toutes les personnes déboutées de l’asile qui ne bénéficient pas de ces droits. Lancée le 26 octobre 2017, la pétition a recueilli plus de 2000 signatures! Signe que les temps changent?
Dans le canton de Vaud, plus de 800 personnes déboutées de l’asile vivent sans avoir le droit de se former ou de travailler. Nombre d’entre elles habitent pourtant ici depuis des années et le retour dans leur pays est souvent tout simplement pas possible.
Le Collectif Droit de rester dénonce depuis plusieurs années les conditions de survie auxquelles ces personnes sont contraintes. Les maintenir dans un système qui leur interdit de travailler est une aberration qui les oblige à une oisiveté mal vécue. Le collectif est en particulier préoccupé par la situation des jeunes personnes déboutées de l’asile, forcées d’arrêter leur apprentissage alors qu’elles ont fait l’école obligatoire dans le canton.
Le droit au travail, comme à la formation, est un droit fondamental et universel qui doit être respecté par les autorités vaudoises. 

«A quoi ça sert de faire un apprentissage si après t’as même pas le droit de travailler? ça te démotive.» (K., 23 ans, à l’aide d’urgence depuis 3 ans)
«Je ne comprends pas où est le problème: si on travaille on devient autonome, on ne coûte pas à la société.» (R, sans papiers depuis 10 ans)
La situation n’est plus viable! Plus de 2000 personnes partagent ce constat et demandent aux autorités vaudoises d’octroyer des permis de travail aux personnes qui vivent ici et soutiennent leurs demandes de régularisation auprès du SEM à Berne. Cette mesure favoriserait grandement l’équilibre psychique des personnes concernées et le vivre ensemble dont nous avons tou·te·s besoin.

Mardi 5 juin à 13h45, le collectif déposera la pétition dans les mains de la présidente du Grand Conseil, Madame Sylvie Podio. La presse est invitée à se joindre à l’événement.

Témoignage de M.A.K (24 ans), en Suisse depuis 2011
«Ma demande d'asile a été rejetée en 2013 et depuis lors je suis à l'aide d'urgence sans identité, sans futur ni perspective d'évolution. Malgré la précarité de ma situation, je me suis intégré en faisant plusieurs formation et stage couronné par un CFC d’assistant en soins et santé communautaire (ASSC) au CHUV. Après mes 5 ans en Suisse je fais ma demande d'article 14 qui a été acceptée par le canton, mais refusée par le SEM sous prétexte que je bénéficie du social (aide d'urgence) pourtant j'ai une promesse de contrat de travail au CHUV à la suite de ma formation et j'attendais juste ce permis pour travailler et ne plus dépendre de l'aide d'urgence; un cercle vicieux infernal.»
Témoignage d’Hodette, qui a fait une formation en soins en 2016-2017

«Je désire vraiment être occupée et avoir des contacts sociaux. Mais après cette formation je n’ai plus de droit au travail malgré mes qualités reconnues et le besoin en personnel dans ce domaine. Je suis condamnée à l’inaction et en souffre moralement».