Affichage des articles dont le libellé est refuge. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est refuge. Afficher tous les articles

vendredi 13 mars 2015

Manif de soutien au refuge mardi 17 mars, 17h30

Manifestation de soutien au refuge St-Laurent
Mardi 17 mars 17h30 Pl. St-Laurent – Lausanne
Stop aux renvois vers l’Italie!
NON aux renvois de migrant-e-s fuyant la guerre, la dictature et la misère!

lundi 9 mars 2015

Stop aux renvois Dublin! Refuge Saint-Laurent, Lausanne

Nous soutenons l'occupation de l'Eglise St-Laurent à Lausanne, afin d'un constituer un refuge contre les renvois de requérant-e-s d'asile débouté-e-s. 

Affichons notre détermination et notre solidarité avec les migrant-e-s en lutte:
Mardi 10 mars à 13 h 30, sur les marches du Grand Conseil, Pl. de la Riponne
Mercredi 11 mars à 17 h 30, sur les marches de l’Église St-Laurent.
Venez nombreuses et nombreux!

Infos et manifeste à signer: 

vendredi 4 février 2011

Après quatre mois de refuge, le Collectif Droit de Rester retourne dans la rue

En octobre 2010 s’ouvrait un refuge à l’Eglise St-Jacques pour protéger plusieurs personnes sans statut légal concrètement menacées de renvoi, mais aussi et surtout pour attirer l’attention de la population et des autorités sur le caractère insoutenable de la situation des requérant-e-s débouté-e-s de ce canton, plongé-e-s depuis des années dans un quotidien de contrainte, de misère et dans la peur constante d’un renvoi vers un pays où elles/ils n’ont pas ou plus de liens.
Aujourd’hui, suite à nos divergences avec les autorités des églises catholique et protestante nous fermons le dernier refuge à l’Eglise St. Esprit de Lausanne.
Nous regrettons que les Eglises ne mettent pas à profit leur autorité morale et symbolique pour dénoncer les conditions de vie faites à des centaines de personnes sans statut qui ne demandent qu’à vivre normalement. En leur tournant le dos et en refusant de soutenir leur droit à une vie digne, elles renient leurs valeurs les plus fondamentales et se rendent complices des politiques discriminatoires et attentatoires à la vie des migrant-e-s.
Pendant les 4 mois de refuge, de nombreuses personnalités politique ou individuelles, des paroisses, des paroissiennes et paroissiens ont manifesté leur soutien aux personnes soumises au régime de l’aide d’urgence et à notre action.
Fort-es de ce soutien, nous sommes déterminé-e-s à poursuivre notre lutte pour des régularisations. Nous attendons des instances cantonales et fédérales qu’elles ouvrent enfin des portes à celles et ceux qui veulent construire une nouvelle vie.  Les autorisations de séjour sont le premier pas pour permettre aux gens de vivre en paix. Nous dénonçons l’absurdité de politiques qui visent à enfermer les requérant-e-s d’asile dans des non-lieux, les excluant de la société ce qui coûte des sommes faramineuses, alors que la plupart de ces personnes pourraient être autonomes.
Aujourd’hui, nous invitons les représentant-e-s de la société civile à réclamer du département de M. Leuba des critères de régularisation plus larges et plus en lien avec la réalité. Ce débat ne doit évidemment pas s’arrêter au niveau du canton, mais aussi être relayé à Berne.
La démocratie nous appartient…faisons-la vivre dans notre vision d’ouverture ! Cessons de fermer les yeux et demandons plus de justice et d’équité !

Une autre Suisse est possible et nécessaire et notre lutte continue !

lundi 24 janvier 2011

Rupture entre le Collectif Droit de Rester et les Eglises

Le Collectif Droit de Rester se voit dans l’obligation de quitter le refuge actuel à l’Eglise St. Esprit de Lausanne, ne pouvant pas accepter les conditions posées par les Eglises pour la poursuite de notre collaboration.

En effet, suite à une rencontre avec le Conseiller d’Etat Philippe Leuba, les responsables des deux Eglises, catholique et protestante, nous ont demandé lundi passé de fermer le refuge du jour au lendemain, alors que deux paroisses étaient prêtes à nous accueillir. Elles sont par la suite revenues sur leur décision après une discussion avec des membres du Collectif et d’autres soutiens en nous proposant une paroisse hors Lausanne. Plus grave encore, elles nous imposent d’exclure du refuge une des deux personnes qui y séjournent actuellement.

En effet, elles ont voulu poser des conditions concernant les personnes en refuge, notamment le fait qu’elles voulaient que « quelque chose soit encore possible » du point vu juridique au lieu de faire pression sur les critères de sélection pratiqués par les autorités, ce que demandaient les collectifs engagés. C’est sur cette base qu’elles ont exclu T. de leur protection et ceci en dépit du soutien déclaré par plusieurs député-e-s, par des responsables d’organisations de défense des droits humains et des migrants et par des personnalités du canton. Nous revoilà donc une fois de plus confrontés avec la séparation entre « bon-ne-s et mauvais-e-s refugié-e-s » ou si vous voulez, les « vrai-e-s et le faux-sses refugié-es » !

Pendant les 100 jours d’existence du refuge, nous avons accepté les conditions des Eglises à savoir, entre autres, le refus de nous laisser nous installer plus que 3 semaines dans le même lieu, nous contraignant à une précarité et nous éloignant des personnes migrantes qu’il est difficile d’informer. Elles nous ont constamment affirmé qu’il était extrêmement difficile de trouver des paroisses prêtes à nous accueillir, nous laissant toujours dans l’expectative de nous retrouver sans toit jusqu’au dernier moment, arguant de leur bonne foi et du respect démocratique de leur base, alors que nous savons que plusieurs paroisses auraient été prêtes à héberger le refuge.

Aujourd’hui, nous ne pouvons accepter que les Eglises lâchent les personnes les plus démunies, des personnes que le système a exclues durant des années. Les autorités des Eglises jouent le jeu de l’Etat et de leur « patron » Philippe Leuba, en tentant de diviser notre mouvement.
Nous ne nous laisserons pas diviser, nous ne voulons plus être baladé-e-s par des autorités ecclésiastiques qui s’intéressent davantage aux règlements administratifs qu’aux messages de solidarité et de protection des faibles défendus par l’Evangile. En tournant le dos aux requérant-e-s d'asile débout-é-e-s, en refusant de soutenir leur droit à une vie digne et préférant lisser le pouvoir dans le sens du poil, les autorités des Eglises se rendent complices des politiques discriminatoires et attentatoires à la vie des migrantes et des migrants.


Mais notre lutte continue. Une autre Suisse est possible et nécessaire.


Collectif Droit de rester pour toutes et tous, 24 janvier 2011

vendredi 21 janvier 2011

Expulsée dans l'indifférence générale: témoignage video

Jeudi on vous racontait l'histoire de l'expulsion de la maman de Boris (nom d'emprunt) que le collectif soutient au refuge. Voici un témoignage vidéo à diffuser.
La video se trouve sur YouTube



Lettre au conseil synodal de l'Eglise réformée vaudoise et au Conseil de l'Eglise catholique vaudoise

Au Conseil synodal de l'Eglise réformée vaudois
Au Conseil de l'Eglise catholique vaudoise

Fermeture du refuge

Lausanne, le 20 janvier 2010

Mesdames, Messieurs,

Le 17 janvier 2011, vous avez décidé de fermer le refuge qui avait été ouvert en octobre 2010 dans des églises protestantes et catholiques de Lausanne et environs, pour héberger momentanément des requérants d'asile menacés de renvoi imminent.
Tout en reconnaissant le gros effort qui a été fait par vous-mêmes et plusieurs paroisses pour accueillir ce refuge et que celui-ci ne saurait constituer une solution de longue durée, nous aimerions vous dire la très vive inquiétude des milieux qui sont soucieux de la dignité humaine et de la santé des requérants d'asile.
Persuadés que les Eglises sont une force de protestation contre l'injustice et un lieu de refuge pour les exclus, nous regrettons que vous soyez entrés dans la logique de nos gouvernants, au niveau fédéral comme au niveau cantonal, selon laquelle il ne serait pas possible de protéger des personnes n’ayant que de faibles chances de recevoir une réponse favorable à leur demande de régularisation. Dans un contexte marqué par une forte montée de l’hostilité envers les étrangers , l’Etat joue son rôle de « policier » ; les Eglises ont un tout autre rôle à jouer.
Nous pensons que les Eglises doivent précisément avoir à cœur les "cas désespérés", comme elles l'ont fait dans le passé, à l’image de leur engagement "pour les 523", engagement qui a été couronné de succès. Nous pensons aussi que les Eglises ont à prendre la défense de personnes qui courent des risques graves dans le pays où l'on veut les renvoyer, quelles que soient les fautes commises en Suisse ou ailleurs, surtout s'il y a un espoir de réhabilitation et de nouveau départ dans la vie . Si les Eglises ne se tiennent pas aux côtés de ceux qui vivent dans la crainte et qui n’ont plus d’espoir, qui le fera ?
Il est vrai que le refuge est une solution de dernier recours et que celui-ci ne saurait être éternel. Toutefois, on sait que les démarches entreprises en faveur des personnes hébergées nécessitent beaucoup de temps. Une décision unilatérale de mettre fin au refuge avant qu'une solution ne soit trouvée pour ces personnes ne peut être comprise que comme un grave retour en arrière .
Pour l'heure, seules deux personnes sont hébergées au refuge Mais ce sont des cas graves qui méritent notre soutien. De plus, au-delà des deux personnes hébergées , c’est le rôle joué par les Eglises et le destin de nombreuses personnes qui sont en cause ici.
En outre, nous regrettons la soudaineté avec laquelle vous avez décidé de fermer le refuge et la mise à l'écart de toutes les autres personnes impliquées dans le processus de décision.
Nous sommes conscients que l'organisation d'un refuge est une tâche délicate posant de nombreuses questions douloureuses, mais nous savons aussi que plusieurs paroisses se sont proposées pour l'accueillir. Des solutions peuvent certainement être trouvées, même pour des personnes qui ne sont pas hébergées dans un refuge. Mais elles nécessitent un engagement fort ; nous espérons vivement que les autorités des Eglises seront prêtes à y participer.
En espérant pouvoir nous associer à cette réflexion avec vous, et qu'en attendant vous autoriserez les paroisses volontaires à accueillir le refuge, nous vous prions de recevoir, Mesdames et Messieurs, l'expression de notre engagement solidaire

 Premières signatures:
Anne-Catherine Menétrey, anc. conseillère nationale
Jacques Neirynck, professeur, conseiller national
Raphaël Mahaim, député
Jean-Michel Dolivo, député
Sandrine Bavaud, députée
Michéle Gay-Vallotton, députée
Graziella de Coulon, co-présidente de Solidarité sans frontières
François de Vargas, ancien directeur d'institution
Myriam Schwab Ngamije, Centre social protestant VD

jeudi 20 janvier 2011

100 jours de refuge et une nouvelle expulsion


100 jours de refuge et une nouvelle expulsion

Mercredi 19 janvier, à 4 heures du matin, la police cantonale valaisanne est venue arrêter Mme F. à son domicile près de Sion. Cette femme avait fui le Kosovo en 2005 avec sa fille malade pour se protéger d’un mari violent. Malgré un suivi médical, elle avait dû faire face au décès de sa fille en mars 2010. Malheureusement, son fils Boris* venu du Kosovo en 2008 a été attribué au canton de Vaud, loin de Sion, et ne venait la voir que rarement car il n’avait pas d’argent pour prendre le train. Très attaché à sa petite soeur, mère et fils ont cependant continué à se soutenir mutuellement. Ce mercredi, Mme F venait de rentrer de l’hôpital où elle avait passé 2 semaines suite à un sérieux problème de santé. Elle était retournée dans son appartement où elle était suivie par une infirmière qui l'aidait à subvenir à ses besoins élémentaires (repas, hygiène). 

Boris est resté au refuge de la Coordination Asile à Lausanne durant 6 semaines, pour échapper au renvoi forcé dont les autorités le menaçaient. Lui aussi était malade et durant cette période, une demande de réexamen a été soumise aux autorités fédérales qui lui ont accordé début décembre un effet suspensif. Cela signifiait qu’ils ne l’expulseraient pas le temps de faire des examens médicaux complémentaires. Du coup, ce jeune homme de 23 ans a pu sortir du refuge et retourner dans les structures d’aide d’urgence**. Suivi médicalement, il commençait à espérer que le canton permettrait une réunification familiale avec sa mère, seule et souffrante, en attendant un rétablissement et une régularisation de leur situation.

Ce matin, sa vie s’arrête à nouveau. Sa mère n’a eu que le temps de prendre une valise puis a été amenée à l’aéroport. Affaiblie après sa longue maladie, elle a été emmenée de force par les policiers et s’est retrouvée à Pristina dans la journée. Jointe au téléphone par son fils Boris, elle raconte avoir été blessée à la jambe et au bras lors de l'intervention.



Se débarrasser des personnes indésirables

Si nous occupons des locaux d’églises, c’est justement pour nous dresser contre ce genre de pratiques que nous jugeons contraires aux droits humains. De nombreuses personnes ont été expulsées alors qu’elles tentaient de reconstruire une vie après un parcours difficile. Beaucoup sortaient de l’hôpital, ou étaient en traitement médical. Par ailleurs, la dernière personne qui est morte lors de son renvoi forcé sortait d’une grève de la faim, et a succombé sur le tarmac de l’aéroport de Kloten en mars 2010.

La machine à expulsion n’a ni œil ni oreilles. Il s’agit de faire du chiffre. Les nouvelles lois ont établi des critères pour avoir droit à l’asile qui nient la réalité des migrant-e-s. Ces durcissements ont dressé un mur de non-recevoir auquel se heurtent les requérant-e-s d’asile.

Il s’agit, afin de trier le bon grain de l’ivraie, de soupçonner plutôt que d’aider. Que cela soit pour les rentes AI ou les chômeurs, les lois tiennent pour acquis qu'une partie des gens abuse et qu’une autre petite partie est « authentiquement » dans son bon droit d’être aidée.

Ces procédés ont pour résultat de diviser les gens, entre les bons qui méritent et les autres qui abusent. C’est le discours populiste et manichéen que l’on entend de plus en plus au sein des partis institutionnels et des médias. Nous constatons chaque jour à quel point ces politiques sont absurdes et arbitraires. Au lieu de laisser les gens vivre normalement, on les enferme et les contrôle, ce qui coûte des sommes faramineuses, alors que la plupart de ces personnes pourraient être autonomes.



Des droits égaux  pour toutes et tous

Notre mouvement qui exige des droits égaux pour toutes et tous, quelle que soit la couleur de leur passeport, n’est qu’un grain de sable dans cette énorme machine à expulser ( expulser de notre travail, de notre appartement, de nos droits, et du pays où l’on vit).

Nous demandons d’abord une régularisation qui permettra de laisser vivre les gens en paix, sans la tutelle permanente d’un Etat qui contrôle et menace, qui arrête et détient, qui détruit la vie de milliers de gens. Comme dans les vieilles dictatures, faut-il attendre que des gens s’immolent par le feu pour que les autorités reviennent à la raison ?

* Prénom d’emprunt

** Dans le centre de Vennes, l’aide d’urgence consiste en un lit, une armoire, un sandwich à midi et un repas du soir. Les requérants déboutés n’ont pas le droit de travailler, ni de recevoir de l’argent (charité). Ils n’ont pas de pièce d’identité mais un papier blanc sans photo qu’ils doivent présenter aux autorités toutes les deux semaines. Ils ont le droit d’aller à la PMU pour des soins minimaux.


 

mardi 18 janvier 2011

La justice c'est plus que la légalité! Il y a 100 jours nous occupions les salles paroissiales de St-Jacques à Lausanne.










100 jours de refuge… et après ?

Cela fait 100 jours que des personnes déboutées de l'asile ont trouvé refuge dans des paroisses lausannoises, cherchant à se protéger d'une expulsion et à mettre en avant de nombreuses situations similaires vécues par des centaines de personnes qui vivent ici mais à qui les autorités refusent pour l'instant de donner un statut légal. 

Nous réclamons une entrée en matière sur ces dossiers, dans le but d'obtenir enfin des régularisations. Nous demandons aussi le retrait du régime d'aide d'urgence et le retour à l'aide sociale pour les débouté-e-s, le droit au travail et un moratoire sur les renvois.
Nous nous appuyons notamment sur l'exemple dit "des 523", puisque le refuge des années 2004-2005 avait permis de montrer une réalité méconnue de la population, et poussé les autorités à trouver des solutions humaines pour la quasi totalité des personnes concernées. Aujourd’hui, ces personnes à qui les autorités avaient pourtant juré qu’elles n’obtiendraient rien, ont enfin obtenu gain de cause.

Malheureusement, les temps ont changé et les lois discriminatoires ont progressé. Le sort des hommes, des femmes et des enfants qui subissent le régime contraignant et humiliant réservé aux réquérant-e-s d’asile débouté-e-s laisse de nombreux politicien-nes et médias totalement indifférents.


Une bataille contre l’indifférence, sœur de l’intolérance…

Aujourd’hui, nous ne savons toujours pas si les paroisses lausannoises vont continuer de nous soutenir, alors que nous avons plus que jamais besoin de continuer une lutte juste mais longue. Les deux personnes déboutées que nous soutenons restent menacées de renvoi. Elles n’ont toujours pas non plus d’assurance maladie, alors que le droit suisse l’exige. Les autorités vaudoises n’ont toujours pas donné suite à nos demandes pour une réintégration à l’assurance maladie, et encore moins pour la suspension des menaces de renvoi. Nous connaissons bien D. et T. et refusons d’accepter le traitement de parias que leur inflige le canton. Nous les soutiendrons le temps qu’il sera nécessaire à leur régularisation, ainsi que toutes celles et ceux dont la situation est similaire.

Heureusement, la paroisse St Esprit a accepté de nous ouvrir ses portes plus longtemps que prévu, et nous lui en sommes reconnaissant-e-s. Nous y sommes encore à l’heure actuelle, mais jusqu’à quand ? Malheureusement, notre combat avec l’administration vaudoise et bernoise prend du temps, et il faudra encore protéger les personnes en danger d’expulsion. Pour l’instant seul un jeune homme a gagné un répit et a pu sortir du refuge sans peur d’être expulsé. Aussi nous réitérons notre demande aux paroisses lausannoises de ne pas s’arrêter à des problèmes de logistiques (occupation des locaux), et les encourageons à faire un pas vers ceux et celles qui ont besoin d’être protégés et qui se battent pour leur dignité.

lundi 17 janvier 2011

29 janvier: de la solidarité!

Samedi 29 janvier 2011 sera l'occasion de faire des actions de solidarité concrètes et sympa.
Entre 12h et 20h, le collectif vaudois de soutien aux sans-papiers organise une journée à La Fraternité, en faveur de Mirta Palma. Cette Equatorienne a été renversée par une voiture en plein Lausanne en été 2009. Depuis, elle ne peut plus subvenir à ses besoins... et est menacée d'expulsion!
Voici le numéro de compte postal de Mirta pour ceux qui ne peuvent se rendre au repas de soutien mais qui souhaitent apporter une aide financière. No.10-168985-0
Mention solidarité


Et le 29 dès 20h, à l'Espace autogéré, rue césar roux 31, soirée de soutien au collectif Droit de rester et à son refuge, avec:
RAGGUMBIAMS reggae
ENTREE DE SECOURS ska-punk
HELVETICA MUSICA de Djembal-Kambala
TIGER’S VEGA “NOIR MAFIA” mixtape Hood Station

Bref, le 29 il y aura moyen de s'activer en s'amusant! Qu'on se le dise!

dimanche 16 janvier 2011

Droit de rester dans "de quoi j'me mêle"

Dans une émission consacrée à la désobéissance civile, le journaliste Christophe Canut revient sur l'engagement de Droit de rester. A écouter en ligne.

jeudi 13 janvier 2011

Droit de rester dans "Tout le monde il est beau"

Ce matin sur Couleur 3, Emilie présente le refuge dans l'émission "Tout le monde il est beau"
A réécouter en suivant en suivant ce lien: "Tout le monde il est beau".
Avec des témoignages intéressants. Pour une explication plus politique de notre démarche, lisez nos pages refuge!

Remarque sur le reportage: la journaliste parle d'un débouté qui aurait été "régularisé"... il s'agit de A. qui a obtenu un léger répit car il a été réintégré à l'aide d'urgence, ce régime qu'on dénonce comme inhumain. Il ne s'agit en aucun cas d'une régularisation mais la menace de renvoi a été levée pendant le recours. A. doit se rendre régulièrement au SPOP et au centre d'aide d'urgence de Vennes, il ne reçoit pas d'argent, alors que sa mère est gravement malade en Valais. Nous continuons de le soutenir au refuge.

mardi 11 janvier 2011

3 mois

3 mois dans quelques mètres carrés
Des rencontres toujours renouvelées.
Au matin, pour les repas
Des accompagnements, des confidences
Des impros et des dominos qui valsent

3 mois de douleur et d’espoirs
Des sourires échangés
Des frustrations cachées
Des textes discutés
Des lettres, des communiqués

3 mois de nous et de vous
Toutes et tous en réseau
En résonance aussi
Dans la résistance
Pour nos droits

3 mois et il en faudra
Pour avoir le droit de rester
Le droit d’être ensemble
Où bon nous semble
Contre des lois, on résistera

3 mois sans les médias
Sans juges ni policiers
Sans politiciens ni magiciens
Sans hiérarchie
A exister même occultés

On va continuer 
A exister Sans papiers
Et dans l’amitié
On luttera pour être enfin
Régularisé-e-s

jeudi 16 décembre 2010

18 DECEMBRE , JOURNEE INTERNATIONALE DES MIGRANT-ES

VENDREDI 17 DECEMBRE 2010 A 11H
CONFERENCE DE PRESSE 
AU REFUGE DU COLLECTIF A L’EGLISE ST. ESPRIT
CHEMIN DE BOISY 21, LAUSANNE



Le nombre de migrant-es dans le monde ne cesse d’augmenter et en même temps les états riches se barricadent derrière des murs, des barrières et des lois dans l’espoir d’éloigner les migrant-es à la recherche d’asile et d’accueil.
Ceux et celles qui arrivent, au risque de leur vie, à franchir les frontières se retrouvent confronté-es à un climat de méfiance, de mise à l’écart, d’humiliation et de mépris et constamment en danger d’expulsion. La Suisse et le canton de Vaud en sont un exemple parmi d’autres.

Nous, du Collectif Droit de Rester du canton de Vaud, continuons notre lutte pour le droit à la migration, à l’asile, aux droits fondamentaux pour chaque être humain. En ce moment de montée des idéologies néfastes et dangereuses, nous montrons que la résistance à ces forces obscures est possible et urgente et qu’elle constitue la seule voie pour empêcher d’autres violations de notre propre liberté et pour la construction d’une société où la dignité de chaque personne est respectée.

Nous invitons toute la presse à nous soutenir dans notre lutte pour que d’autres rejoignent la résistance des réfugié-es, des migrant-es et de toutes les personnes qui crient BASTA à l’exclusion, à la criminalisation et à la violence d’Etat qui s’abat chaque jours non seulement sur les migrant-es mais aussi d’une façon plus subtile sur nous tous et toutes.



Refuge : 076 426 06 22

samedi 11 décembre 2010

Déménagement du refuge

Le refuge déménage (encore...) ce lundi 13 décembre. Nous serons désormais au chemin du Boisy 21, à Lausanne.

Vous pouvez d'ores et déjà vous annoncer pour venir faire des permanences au 076 426 06 22.

mardi 7 décembre 2010

Ensemble contre la répression

Les autorités essaient par tous les moyens de forcer les requérant-e-s d'asile débouté-e-s à retourner dans leurs pays. C'est lors des renvois forcés que la logique de répression se déploie dans toute son ampleur. Indépendamment des raisons qui ont mené une personne à quitter son pays, nous la soutenons si elle s'oppose à son renvoi, regagnant ainsi un minimum d'autodétermination dans sa vie. Nous croyons que chaque être humain est libre de décider où il/elle veut vivre. Nous dénonçons la terreur de la menace du renvoi qui plane sur toutes les personnes sans statut légal, leur rendant difficile de se défendre.

En ouvrant ce refuge, nous voulons interpeller la population. Nous pensons que la violence d'Etat nous concerne tous et toutes. Nous refusons de vivre dans une société où une telle violence est légitimée et nous appelons à la solidarité avec toutes les personnes qu'elle frappe le plus fort.

Notre collectif propose de créer des liens de solidarité entre nous, entre Suisses, immigré-e-s, sans-papiers, au lieu de nous laisser séparer. Car ce sont ces séparations qui nous rendent tous et toutes exploitables dans le système économique actuel. Au lieu de nous laisser séduire par un discours de « bouc émissaire » censé expliquer les problèmes auxquels nous faisons face dans notre vie (chômage, crise de logement, drogues, etc.) nous pensons qu'il est nécessaire de nous mettre ensemble. C'est ainsi que nous pouvons trouver des solutions immédiates pour les personnes les plus démunies et réprimées (régularisation collective des personnes sans statut légal, retour à l'aide sociale, etc) et que nous commençons à réfléchir et à agir pour construire une société où chacun et chacune puisse s'épanouir en liberté.

dimanche 21 novembre 2010

Revendications

Ce lundi 22 novembre, six semaines après son ouverture, le refuge ouvert le 11 octobre par le collectif Droit de Rester Lausanne, membre de la Coordination Asile Migration Vaud a déménagé à la paroisse Saint-Paul, au centre de Lausanne.

Des revendications ont également été déposées auprès de M. Leuba suite au rassemblement du 17 novembre sur la place du château.

Le refuge ouvert le 11 octobre par le collectif Droit de Rester déménage ce lundi 20 novembre de l’église Saint-Joseph à la paroisse Saint-Paul (av. de France 41B, Lausanne). Le collectif a ainsi fait reconnaître à nouveau le besoin urgent de ce lieu de protection et de dignité.

Ce refuge est un moyen de dénoncer les renvois forcés et de protéger des personnes menacées de renvoi. C’est aussi un moyen de dénoncer l’arbitraire dans les procédures d’asile et le fait que des dizaines de femmes et d’hommes remplissant les critères de régularisation se voient systématiquement et arbitrairement opposer un refus net des autorités, contraint-e-s de vivre une vie indigne dans notre canton, soumises durablement au régime inhumain de l'aide d'urgence, dans la peur d’être renvoyé-e-s.

Actuellement, quatre personnes sont sous la protection du collectif, dans le refuge : S. une jeune femme (Dublin) en grave danger d’être renvoyée en Hongrie, pays de ses pires souvenirs. T. et F. en Suisse depuis 8 et 15 ans et à qui les autorités vaudoises refusent une régularisation possible sous la forme de l’art. 14 LAsi. Finalement, A. jeune homme malade attribué au Canton de Vaud, mais dont la mère vit en Valais et qui vient de perdre sa sœur de 19 ans.

Or, ces quatre personnes ne sont que la pointe de l’iceberg. Ils et elles représentent de nombreuses personnes qui pourraient les rejoindre sous peu. En effet, la répression s’accentue dramatiquement en cette fin d’année. Le cas de Sveta Bakhshyan, renvoyée en Arménie le 25 octobre dernier, est le seul médiatisé, mais pourtant il n’est pas isolé. Plusieurs arrestations ont eu lieu ces dernières semaines, touchant plusieurs membres de notre collectif. Une série de vol vers le Cameroun ont précipité plusieurs femmes en prison. Ainsi, deux femmes enceintes de 4 et 6 mois ont notamment été mises en détention en vue de leur expulsion. Si elles ont été relâchées suite à la pression exercée par différentes associations, la police leur a promis un vol dans les mois qui viennent. Avant même les votations du 28 novembre proposant un nouveau durcissement des lois contre les étranger-ères, nous constatons le manque d’humanité dont font preuve les autorités suisses, à tous les niveaux.

Mercredi 17 novembre, nous avons organisé un rassemblement sur la place du château afin de dénoncer ce régime répressif qui enterre les droits humains et légitime la barbarie. Nous voulons sortir de l’impasse et trouver des solutions humaines pour toutes ces personnes qui vivent ici. Nous regrettons que les critères utilisés par les autorités pour entrer en matière sur les demandes de régularisation soient de plus en plus restrictifs et de moins en moins transparents et nous aimerions en discuter avec le département de M. Leuba.

C’est pourquoi, à cette occasion nous avons fait remettre nos revendications au ministre du DINT vaudois concernant les points suivants : 

  • L'entrée en matière sur la régularisation de toutes les personnes qui peuvent être régularisées: 

a) en vertu de l'art. 44 al. 2 LAsi[1] (cf l'art.83 LEtr) et donc de la possibilité que le canton transmette une demande de permis F à l'ODM;

b) en vertu de l'article 14 Lasi[2]  et donc de la possibilité que le canton transmette une demande de permis B à l'ODM; 

  • Le retrait du régime de l'aide d'urgence et le retour à l'aide sociale (accordée aux requérants d'asile, aux personnes admises à titre provisoire et aux personnes à protéger) pour toutes les personnes déboutées (en vertu de l'art. 82 al. 2 Letr laissant cette possibilité au canton)[3]; 
  • Le droit au travail pour les personnes déboutées de l'asile (en vertu de l'art. 43 al. 3 Lasi)[4] 
  • L’examen des dossiers par une commission multipartite, incluant divers acteurs de la société civile, dont des représentant-e-s de la Coordination Asile-Migration, afin de garantir une approche transparente et neutre. 
  • Un moratoire de six mois sur les renvois, afin que les dossiers des personnes concernées puissent être examinés en toute sécurité pour les mandant-e-s. 

 Pour toute information complémentaire, merci d’appeler les numéros suivants : 

079 / 716.58.39 ou 076 / 411.92.39 ou 079 / 446.76.59



[1]  Si l’exécution du renvoi n’est pas possible, est illicite ou ne peut être raisonnablement exigée, l’office règle les conditions de résidence conformément aux dispositions de la LEtr concernant l’admission provisoire.

[2]  Sous réserve de l’approbation de l’office, le canton peut octroyer une autorisation de séjour à toute personne qui lui a été attribuée conformément à la présente loi, aux conditions suivantes:

             a.la personne concernée séjourne en Suisse depuis au moins cinq ans à comp- ter du dépôt de la demande d’asile;

            b. le lieu de séjour de la personne concernée a toujours été connu des autorités;

            c.  il s’agit d’un cas de rigueur grave en raison de l’intégration poussée de la personne concernée.

[3] L’octroi de l’aide sociale et de l’aide d’urgence est régi par le droit cantonal. Les personnes frappées d’une décision de renvoi exécutoire auxquelles un délai de départ a été imparti peuvent être exclues du régime d’aide sociale.

[4]  Le département peut, en accord avec le Département fédéral de l’économie, habiliter les cantons à prolonger, au-delà du délai de départ, les autorisations d’exercer une activité lucrative de certaines catégories de personnes si des circonstances particulières le justifient.

vendredi 19 novembre 2010

Déménagement du refuge! (encore? ben oui...)

Le refuge déménage ce lundi 22 novembre 2010. Nous serons dès lundi dans les locaux de l'Eglise St-Paul, avenue de France 41B, à Lausanne. 

Notre AG hebdomadaire aura lieu comme d'habitude à 18h30 (cas individuels à 18h30, plénière à 19h). 

Venez témoigner votre solidarité par une visite ou une permanence! Info: 0764260622

lundi 15 novembre 2010

rassemblement de protestation mercredi 17.11.10

Communiqué de presse, 15.11.10 

Depuis le 11 octobre, le collectif Droit de rester de la Coordination Asile Migration Vaud a ouvert un refuge pour protéger des migrant-e-s de renvoi forcé. Après un mois de résistance, nous appelons la presse à assister à une action de protestation mercredi 17 novembre 2010, à midi devant le Château, à Lausanne.

Le refuge, actuellement hébergé par la Paroisse St-Joseph (avenue de Morges 66, Lausanne), est un moyen de dénoncer les renvois forcés et protéger des personnes menacées. Actuellement, quatre personnes sont sous protection du collectif : S. une jeune femme (Dublin) en grave danger d’être renvoyée en Hongrie, pays de ses pires souvenirs, T. et F. tous les deux rescapés de Frambois, en Suisse depuis très longtemps et à qui les autorités vaudoises refusent une régularisation possible par l’art. 14. Finalement, A. jeune homme malade attribué au Canton de Vaud, mais dont la mère vit en Valais et qui vient de perdre sa sœur de 19 ans.

Ces quatre personnes ne sont que la pointe de l’iceberg. Ils et elles représentent de nombreuses personnes qui pourraient les rejoindre sous peu. En effet, la répression s’accentue dramatiquement. Le cas de Sveta Bakhshyan, renvoyée en Arménie le 25 octobre dernier, est le seul médiatisé, mais pourtant il n’est pas isolé. Plusieurs arrestations ont eu lieu ces dernières semaines, touchant plusieurs membres de notre collectif.

Pour dénoncer ce régime de répression et de déni des droits humains, le collectif Droit de rester organise mercredi un rassemblement devant le Conseil d’Etat vaudois. A cette occasion, nous présenterons nos revendications et une solution pour sortir de l’impasse. Nous invitons la presse à venir suivre notre action dès midi, devant le château.

Information : 

www.droitderester.ch collectif@stoprenvoi.ch