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lundi 29 mai 2023

En grève contre le patriarcat et le régime des frontières

Solidarité sans frontières organise une  tournée d'information et échanges pratiques sur l'auto-organisation féministe et migrante ! 

Rendez-vous à l'Espace Dickens mercredi 31 mai, 19h. 

Info sur le site de SOSF



samedi 16 octobre 2021

Ayez le courage de rester seul·es!

Inutile de vous dire que j’aurais voulu être parmi vous, non seulement pour vous saluer, mais bien plus. Pour vous parler directement sans l’obligation de vous écrire, pour sentir cette spontanéité, pour ressentir l’émotion que les mots produisent, enfin pour vous remercier tous, chacun et chacune, pour nous embrasser tous ensemble, fortement, avec toute l’affection dont sont capables les être humains.

A vous tous, un peuple en voyage vers un rêve d’humanité, vers un lieu de justice imaginé, oubliant un moment vos engagements quotidiens et défiant aussi le mauvais temps [ndt*: ce mardi 5 octobre, il pleuvait aussi à Genève], je vous dis merci.

Le ciel est parcouru par de sombres nuages, la même onde noire qui traverse les ciels d’Europe, ces mêmes nuages qui empêchent de voir à l’horizon les sommets et les abîmes, les terres, les douleurs, les cruautés des nouvelles barbaries fascisantes.

Ici, sous cet horizon, les peuples existent, avec leurs souffrances, leurs luttes et leurs conquêtes. Parmi les petites choses de la vie quotidienne, des faits s’entremêlent avec des évènements politiques, les problèmes de toujours avec les menaces d’expulsion, les attentats, la mort, la répression.

Aujourd’hui, dans ce petit village du sud italien, une terre de souffrance, mais aussi de résistance et d’espoir, nous vivons un jour qui marquera l’histoire.

L’histoire, c’est nous-mêmes, avec nos choix, nos convictions, nos erreurs, nos idéaux, nos espoirs de justice, que personne ne pourra à jamais effacer.

Un jour viendra où il y aura plus de respect pour les droits humains, plus de paix que de guerres, plus d’égalité et de liberté que de barbarie. Où il n’y aura plus de personnes qui voyagent en business class et d’autres entassées comme de la marchandise humaine en provenance de ports coloniaux, accrochées aux vagues des mers de la haine.

En lien avec ma situation personnelle et mes péripéties judiciaires, je n’ai pas beaucoup à ajouter. Je n’ai pas de rancœurs ni de revendications contre quiconque. Je voudrais néanmoins dire au monde entier que je n’ai pas de quoi avoir honte, rien à cacher. Je referai les mêmes choses, celles qui ont donné du sens à ma vie.

Je n’oublierai pas non plus cet immense fleuve de solidarité, vous resterez pour longtemps dans mon cœur.

Nous ne devons pas reculer, si nous restons uni·es et humains, nous pourrons caresser le rêve d’une utopie sociale.

Je vous souhaite d’avoir le courage même de rester seul·es et l’audace de rester ensemble, avec les mêmes valeurs.

Je vous souhaite de pouvoir être désobéissant·es toutes les fois où vous recevez des ordres qui humilient notre conscience.

Je vous souhaite de mériter l’appellation de rebelle, comme ceux et celles qui refusent d’oublier l’histoire dans cette période d’amnésie forcée.

Je vous souhaite d’être obstiné·es et de continuer à croire, même contre chaque évidence, qu’il vaut la peine d’être des hommes et des femmes.

Je vous souhaite de continuer à marcher, même après les chutes, les trahisons et les défaites, car l’histoire continue, même après nous; et même si elle s’arrête, ce n’est qu’un au revoir.

Nous devons nous souhaiter de maintenir vivante la certitude qu’il est possible d’être contemporains de toutes celles et tous ceux qui vivent animés par la volonté de justice et de beauté, où qu’ils et elles soient et vivent, parce que les cartes géographiques de l’âme et du temps n’ont pas de frontières.

«Mimmo» Lucano, ex-maire de Riace (Calabre), texte traduit par Rose et Florio Togni. Mimmo Lucano a été condamné à 13 ans et 11 mois de prison pour avoir fait renaître son village en accueillant des migrant-es.  

jeudi 7 juillet 2016

DECLARATION PUBLIQUE


 Réunies le 27 juin 2016 à Lausanne, les associations signataires de la présente déclaration tiennent à confirmer leur soutien humain et politique à tout·e migrant·e, réfugié·e ou sans-papier, vivant en Suisse ou désirant rejoindre la Suisse.
Dans le climat actuel de refus de l'accueil, de stigmatisation des personnes migrantes et d'escalade répressive de l'État, suite à l’acceptation lors de la dernière votation du 5 juin du durcissement de la loi sur l’asile, au discours de la ministre Simonetta Sommaruga au Conseil national le 6 juin, appelant au renvoi les migrant.e.s de Renens contraints à dormir dehors, il est important de faire front uni pour la protection des droits fondamentaux inconditionnels de toute personne vivant en Suisse.
Nous refusons d'accepter l'obéissance aveugle à des lois iniques et appelons à la résistance active.
La migration est un fait avéré et non un danger ou une crise. Il est grand temps d'ouvrir les yeux sur cette réalité incontournable et d’élaborer une politique intelligente d'ouverture et de reconnaissance.
Nous tous et toutes, militant·e·s et personnes solidaires, nous revendiquons :
- les droits humains fondamentaux inconditionnels pour toutes les personnes qui les demandent ;
- l'accueil digne et humain et la protection pour toutes les personnes qui frappent aux frontières suisses, fuyant la guerre, les persécutions ou la misère  ;
- la fermeture des bunkers et de tout hébergement inhumain ;
- l'arrêt immédiat de l'application des accords de Dublin et la régularisation de toute personne en danger d' expulsion dans un autre pays ;
- l'accès à la formation et au monde du travail pour tout·e migrant·e.

Nous demandons à la Commune de Lausanne de devenir une Ville Refuge et de prendre les mesures nécessaires à la reconnaissance et à l'intégration de toute personne vivant dans la commune. Notamment :
- l'établissement d'un document d'identité de « citoyen, citoyenne de la ville de Lausanne » qui redonne citoyenneté à tous ceux et celles qui l'ont perdue ;
- la mise à disposition de logements adéquats pour les migrants ;
- l'accueil d’au moins 1500 refugié·e·s sur la commune.
Lausanne déjà « ville olympique » doit se renommer « Ville d'accueil solidaire » et poursuivre une politique dans ce sens.


Collectif Droit de Rester
SOS-Asile
Fédération syndicale SUD
Union syndicale vaudoise
Collectif Vaudois de Soutien Aux Sans Papiers –CVSSP
Jeunes POP Vaud
Centre social protestant Vaud
Collectif R
Collectif Jean Dutoit
SolidaritéS Vaud
Sud-EP
Jeunes Vert-e-s Vaudois-e-s
POP Lausanne

Gauche anticapitaliste

mardi 4 août 2015

Communiqué de soutien aux gens du jardin

« Les gens du jardin », une trentaine de personnes issues de la migration dorment dans le jardin du sleep-in à Lausanne. Ce phénomène n’est pas nouveau mais est aujourd’hui rendu visible puisque ces hommes s’organisent et parlent… «Nous sommes des migrants de différents pays, nous avons fui la pauvreté, la violence, une vie sans avenir. Nous som­mes venus en Suisse dans l’espoir de trouver la paix, une vie meilleure et du travail. Nous nous sentons abandonnés. Nous avons besoin d’aide». Leurs paroles font échos avec toutes celles des personnes du collectif « Droit de Rester » : Que les migrant.e.s refusent de vivre dehors ou d’être renvoyé.e.s dans des pays qu’ils ont fui, leur combat est le même : il s’agit d’une lutte pour exister et pour le droit de vivre dignement là où ils ont choisi.
A Lausanne comme ailleurs en Suisse, les autorités ne prennent pas des mesures adéquates pour mettre à disposition des lieux d’hébergement d’urgence et préfèrent ignorer et invisibiliser ces personnes et les problématiques qu’elles mettent en évidence : 1. Il manque depuis des années des places d’hébergement d’urgence face à une précarité qui est le produit des logiques capitalistes et de répression des pauvres dont font partie la part des migrants les moins nombreux mais les plus diabolisés (migrants extra-européens, requérants d’asile, etc) 2. Les politiques et pratiques migratoire sont ultra-restrictives, inhumaines, discriminatoires et poussent intentionnellement à la marge et à la rue ces « indésirables ».
Description : https://dub114.mail.live.com/ol/clear.gifDescription : https://dub114.mail.live.com/ol/clear.gifDescription : https://dub114.mail.live.com/ol/clear.gifMaintenir des personnes dans la rue sous prétexte de manque de place ou les renvoyer dans des pays qu’ils ont quitté pour des raisons légitimes, tout ceci relève de la même logique : se débarrasser des plus pauvres et les exclure de leurs droits. L’occupation de ce jardin, comme celle de l’église St-Laurent à Lausanne ou des mouvements stop bunker montrent que cette situation de mépris et de négation des droits ne peut plus durer.
Nous soutenons tous les gens du jardin dans leur révolte qui est aussi la nôtre et demandons pour tous le « droit de rester ». Nous estimons que la migration est une force et non une menace et qu’elle doit être une liberté fondamentale pour toutes et tous. Nous demandons l’accueil des migrant.e.s fuyant la guerre, la misère ou la dictature. Nous exigeons donc des solutions pour les gens du jardin comme pour tous ceux et celles dans leur situation ainsi que la suspension immédiate de tous les renvois.


Le Collectif Droit de rester

samedi 20 juin 2015

Soutien à No Bunker – collectif d’occupation du Grütli


« On nous enterre dans des bunker, on nous fait manger de la merde : y’en a marre ! » Les cris de révolte des réfugiés résonnent depuis une semaine dans les rues de Genève. En cause, leur prochain transfert dans des abris PC. L’État de Genève invoque la nécessité de faire de la place dans les foyers pour les familles. Mais à Genève comme à Lausanne, cette pénurie de place d’accueil est due à une politique délibérée des autorités qui, après avoir fermé des hébergements sous le mandat de Blocher à la tête de l’asile, n’ont pas voulu planifier de nouvelles structures, adaptées à l’accueil d’êtres humains.
À Genève, comme ailleurs en Suisse, les autorités préfèrent entasser les réfugiés sous-terre, les éloigner des centres-ville, les invisibiliser, montrant ainsi leur mépris de l’humanité des migrant.e.s. Mais, comme à Lausanne l’année passée avec le mouvement Stop Bunker, les migrants ne sont pas prêts à se laisser enterrer, et ils sont soutenus par toute une partie de la population qui manifeste à leurs côtés.
Enfermer les réfugiés dans des bunkers sous prétexte de manque de place, ou les renvoyer en Italie sous prétexte cette fois d’accords internationaux procède de la même logique : il s’agit de se débarrasser le plus possible des «indésirables», infime minorité de la population. En effet, seul 1 % des personnes résidant en Suisse relèvent de l’asile – or on veut nous faire croire que la Suisse serait «envahie» par «un afflux massif» de migrant.e.s prêt.e.s à risquer leur vie en Méditerranée pour rejoindre le paradis helvétique.
L’occupation du Grütli à Genève et celle de l’église St-Laurent à Lausanne montrent que cette situation de mépris ne peut plus durer et qu’il faut arrêter de fermer les yeux. Que les migrant.e.s refusent d’habiter sous-terre ou d’être transféré.e.s en Italie pour y dormir dans les rues ou les gares déjà surpeuplées par des milliers de rescapés du voyage en Méditerranée, leur combat est le même : il s’agit d’une lutte pour le droit de vivre dignement là où ils ont choisi.
Nous soutenons toutes ces personnes dans leur révolte qui est aussi la nôtre. Nous estimons que la migration est une force pour ce pays et non une menace. Nous voulons une politique d’hospitalité à l’égard des migrant.e.s fuyant la guerre, la misère ou la dictature. Nous exigeons donc la fermeture des abris PC et la suspension immédiate de tous les renvois, en particulier vers l’Italie, qui fait face à une crise humanitaire sans précédent.

Collectif Droit de rester, 20.06.15


vendredi 19 juin 2015

Solidarité avec le collectif d'occupation du Grütli, Genève

Le collectif Droit de rester soutient le mouvement stop bunker à Genève et son action de résistance contre les déplacements dans les abris PC. Nous serons présent.e.s à la manifestation de samedi 20 juin à 16h à Genève. 

NO BUNKERS – MANIFESTE DU COLLECTIF D’OCCUPATION DU GRÜTLI

En dépit de plus de six mois de mobilisations contre les conditions de vie inhumaines dans les abris de protection civile (PCi) et dans les foyers à Genève, le Conseil d’État persiste à loger des migrants sous terre et a décidé d’intensifier sa politique en ouvrant trois bunkers supplémentaires.
Tout le monde s’émeut des centaines de milliers de morts sur les routes de l’exil qui mènent à l’Europe. L’émotion ne suffit pas, il est temps que la Suisse remette en cause radicalement sa politique migratoire et prenne ses responsabilités à l’égard des personnes présentes sur son territoire. La venue de migrant.e.s n’a rien d’une nouveauté, cela fait bien longtemps que l’Etat aurait dû s’organiser et mettre en place des solutions d’accueil dignes.
Depuis vendredi 12 juin 2015, le Conseil d’État et l’Hospice général ont débuté les transferts massifs des requérants des foyers vers les abris PCi, sans préavis et sans mention d’une durée limite de séjour dans ces abris. On veut imposer aux requérants d’être entassés pendant des mois voire des années dans des abris souterrains surpeuplés, sans intimité, sans lumière du jour, sans air frais et avec de la nourriture avariée pour s’alimenter. Ces abris sont prévus pour des situations de guerre, et peuvent conduire à la mort des personnes malades ou asthmatiques. Les personnes directement concernées et celles qui les soutiennent refusent cette situation contraire à la dignité humaine.
Face à l’absence de proposition de la part des autorités, les personnes concernées, avec l’appui d’un large mouvement de solidarité populaire, n’ont d’autre choix que d’occuper des lieux pour s’abriter provisoirement. Il existe des solutions concrètes, faciles à mettre en oeuvre rapidement : des milliers de locaux commerciaux sont vides, l’État dispose de terrains et de bâtiments laissés vacants.

Nous, signataires de ce manifeste, exigeons que le Conseil d’ État procède sans tarder à :

L’annulation des transferts vers les bunkers
La fermeture des abris PCi
La mise sur pied de conditions d’accueil et d’hébergement dignes et humaines pour les migrant-e-s
Nous appelons tous les groupes et personnes solidaires à soutenir et
rejoindre le mouvement.
No Bunkers – Collectif d’occupation du Grütli

Vous pouvez signer le manifeste en téléchargeant et renvoyant au plus vite ce formulaire!!

dimanche 2 février 2014

solidarité avec les grévistes de la faim Iranien-nes

Depuis le 29 janvier 2014, des Iranien-ne-s font une grève de la faim à Berne. La protestation a démarré devant l'ODM, avant d'être évacuée par la police vendredi à 4h du matin. Depuis, les grévistes ont trouvé le soutien de la Reithalle. Une manifestation de soutien est organisée lundi 3 février, à 18h, à Berne, Waisenhausplatz. Infos sur la page facebook et sur http://hungerstreik2014.tumblr.com.

Voici leur manifeste:
La République Islamique d’Iran est bien connue de différentes organisations internationales pour ses violations des droits humains. Les actions inhumaines de ce régime ont convaincu les organisations humanitaires et les gouvernements européens de condamner l’Iran à plusieurs reprises. Il y a beaucoup de cas extrêmement préoccupants au bilan de la République Islamique: nombreuses exécutions sans procès, exécutions d’adolescents, tortures, discriminations contre les femmes, lapidations, amputations, entraves au travail des journalistes, étudiants, ouvriers, etc. En même temps la République Islamique ignore totalement les avis internationaux et neutralise tous les efforts de la société pour améliorer les conditions de détention et le respect des droits humains. Des milliers prisonniers politiques et de conscience croupissent dans les cellules des prisons, uniquement à cause de leurs opinions divergentes et de leurs critiques de la structure politique et des violations systématiques des droits humains. 
Plus de sept millions d’Iranien-ne-s ont dû quitter leur terre d’origine pour chercher refuge dans les pays signataires de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Nombre d’entre eux sont des activistes inconnus dont on n’apprend le nom que lorsqu’ils sont tués ou condamnés à de longues peines de prison comme les activistes et militant-e-s en Iran.
Nous, les Iranien-ne-s qui participons à cette grève de la faim demandons au gouvernement suisse, au Parlement et à toutes instances concernées de donner suite à nos revendications indiquées ci-dessous.
Nous organisons cette grève de la faim dans un cadre calme et paisible. Nous ne la terminerons qu’après avoir obtenu satisfaction sur les buts et objectifs suivants:
  1. La Suisse est en train de réfléchir à lever ses sanctions contre la République Islamique. Nous demandons que la Suisse reconnaisse politiquement le fait que la République Islamique viole systématiquement les droits humains et qu’elle devienne active pour éviter ces violations par l’Iran.
  2. Nous avons des permit F, N ou sommes des demandeurs et demandeuses d’asile débouté-e-s. Etant donné les conditions politiques et sociales en Iran et les souffrances qui nous ont été infligé-e-s, nous revendiquons une réponse positive à nos demandes d’asile dans les plus brefs délais. Nous voulons pouvoir revenir à une vie sociale normale, être utiles à la société et jouir des droits humains dont nous avons été exclu-e-s en Iran.

jeudi 17 mars 2011

Manifestation samedi 19 mars, 11h30 Lausanne

Contre la répression en Libye et à Bahreïn ! En solidarité avec les
révolutions dans les  pays arabes
Lausanne doit avoir sa place Tahrir ! 
Manifestation samedi 19 mars à 11h30 à St-François.

La manifestation est organisée par le Collectif de solidarité avec les luttes populaires du Maghreb et du Moyen-Orient. 

Des membres du collectif Droit de rester y seront pour dénoncer les conséquences de cette répression du point de vue des migrant-e-s et de la politique suisse dissuasive et répressive de déni d'asile.

dimanche 13 mars 2011

Conjugaison au lieu de répression - l'éducation n'est pas un crime

Manif samedi 26 mars 2011, 14:00, Zurich

L'école autonomme de Zurich (ASZ) et Bleiberecht Suisse portent leur lutte dans la rue : pour l'autogestion et l'autonomie, pour le droit fondamental à l'éducation et le droit de rester pour tout-e-s, contre exclusion. Contre les abus délibérés et à caractère raciste de la police de la ville de Zurich contre des participant-e-s de l'ASZ.
Appel officiel et flyer à suivre, demande de permis sera déposée. Infos suivront sur www.droitderester.ch et www.bleiberecht.ch

Appel public concernant le débat parlementaire urgent du 16 mars sur la situation dans l'Afrique du Nord

Le collectif Droit de rester signe l'Appel public concernant le débat parlementaire urgent du 16 mars sur la situation dans l'Afrique du Nord, lancé par Sosf, Art & Politique, JDS-DJS et Solifonds.

Ces dernières semaines, des milliers de réfugiés ont fui la Libye vers la Tunisie et l’Égypte, et les populations locales les ont accueillis. Bien que ces populations soient elles-mêmes en proie à des troubles politiques et démunies, elles ont fait ce qu’elles ont pu pour venir en aide aux arrivants. Pendant ce temps, en Europe et en Suisse, on élabore des scénarios catastrophes parce que quelques Tunisiens ont traversé la Méditerranée. Des millions de francs doivent être débloqués, les gardes-frontières et même l’armée doivent être mobilisés pour empêcher les intrus d’entrer et pour les refouler.

lundi 17 janvier 2011

29 janvier: de la solidarité!

Samedi 29 janvier 2011 sera l'occasion de faire des actions de solidarité concrètes et sympa.
Entre 12h et 20h, le collectif vaudois de soutien aux sans-papiers organise une journée à La Fraternité, en faveur de Mirta Palma. Cette Equatorienne a été renversée par une voiture en plein Lausanne en été 2009. Depuis, elle ne peut plus subvenir à ses besoins... et est menacée d'expulsion!
Voici le numéro de compte postal de Mirta pour ceux qui ne peuvent se rendre au repas de soutien mais qui souhaitent apporter une aide financière. No.10-168985-0
Mention solidarité


Et le 29 dès 20h, à l'Espace autogéré, rue césar roux 31, soirée de soutien au collectif Droit de rester et à son refuge, avec:
RAGGUMBIAMS reggae
ENTREE DE SECOURS ska-punk
HELVETICA MUSICA de Djembal-Kambala
TIGER’S VEGA “NOIR MAFIA” mixtape Hood Station

Bref, le 29 il y aura moyen de s'activer en s'amusant! Qu'on se le dise!

lundi 1 mars 2010

Lettre ouverte

La ligue suisse des droits de l'homme et la Coordination Asile-Migration Vaud s'associent pour dénoncer le renvoi de Pitchou Kitima Maliyamungu.

Notre ami, originaire de Kinshasa, est arrivé en Suisse il y a 11 ans. Il s'est établi à Lausanne, où il a fait une formation professionnelle de coiffeur et développé un large réseau d'amitiés. Il y a rencontré sa compagne, avec laquelle il vient d'avoir un fils, né le 11 septembre 2009. 

A son arrivée en Suisse, M. Pitchou Kitima Maliyamungu a obtenu un permis F puis fait une demande d'asile qui a été rejetée en 1999. Son lieu de séjour a toujours été connu des autorités. Durant ces 11 années, il n'a fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire et n'a jamais eu affaire à la police. Il a pourtant été arrêté le 26 octobre 2009 pour séjour illégal en Suisse et, sur ordonnance du Juge de paix, est envoyé à la maison de détention administrative de Frambois en vue de son expulsion du territoire. 

La Ligue Suisse des Droits de l'Homme, de concert avec la Coordination asile Vaud, en appelle, en revanche, au respect de la vie familiale selon l'art. 8 de la CEDH. Il en va d’un strict respect par la Suisse de ses obligations constitutionnelles et internationales en matière de droit au respect de la vie familiale, dont découle le droit des membres d’une famille de ne pas être séparés et de fonder une famille.

La ligue suisse des droits de l'homme et la Coordination Asile-Migration Vaud adressent à Eveline Widmer-Schlumpf, Conseillère fédérale, et à Philippe Leuba, Conseiller d'Etat, la lettre suivante, pour demander de stopper cette expulsion.


Vous aussi, protestez contre ce renvoi, en écrivant à Eveline Widmer-Schlumpf et Philippe Leuba, en votre nom ou celui de votre association. Vous trouverez ici un modèle de lettre. Faites-le vite, par fax ou par courrier électronique.  FAX secrétariat général du DFJP: +41 31 322 78 32 et  FAX Leuba: Fax : +41(0)21 316 41 67 ou philippe.leuba@vd.ch 


 

vendredi 15 mai 2009

Communiqué de presse, Fribourg

Fribourg, le 14 mai 2009

La grève de la faim comme ultime recours

Younes a été hospitalisé ce matin à la suite d'un malaise. Depuis 8 jours, Younes, incarcéré à la prison centrale en vue de son expulsion, a cessé de se nourrir. Il a entrepris cette action désespérée pour protester contre les mauvaises conditions d’emprisonnement auxquelles il est soumis et demander sa libération immédiate. Il demande également à pouvoir se présenter devant le Président du tribunal des Prud’hommes avant son expulsion.

Des conditions dégradantes
Depuis son incarcération, à la fin mars, l’état de santé de Younes n’a fait que de se détériorer. Le médecin, qui l’a vu à plusieurs reprises, ne prend pas en compte ses demandes et lui refuse la médication que Younes a eu l’habitude de prendre. Malgré ses demandes, il ne lui est pas permis de consulter des spécialistes. Résultat : son état de santé se détériore rapidement, aussi du point de vue psychologique.

Cette situation est d’autant plus difficile à accepter que la durée de sa détention est indéterminée. En effet, la détention administrative peut se prolonger jusqu’à 24 mois ! Dans des conditions normales, tout condamné connaît sa date de sortie de prison. Pas Younes, de même que tous les immigré.e.s incarcérés pour les mêmes raisons. C'est le Service de la population et des migrants qui est en charge de gérer les conditions de détention des personnes en détention administrative. Ainsi, de manière générale, les personnes emprisonnées pour le seul motif qu'elles ont vécu et travaillé en Suisse sans autorisation de séjour n'ont jamais le droit de travailler, bien que la durée de leur détention puisse se prolonger sur deux ans. Pourtant, cette activité pourrait lui permettre une bouffée d’air, notamment d’un point de vue psychologique.

Des droits niés
En conflit avec son ancien employeur, Younes a saisi le Tribunal des Prud’hommes de la Sarine. Il y est convoqué le 17 juin pour exposer les faits, sauf que son expulsion est prévue pour la fin du mois de mai. Le SPoMi connaissait pourtant cette date avant de fixer le renvoi. De même, l’ODM a refusé une suspension de l’exécution du renvoi, argumentant de la possibilité pour Younes d’obtenir un visa d’entrée afin d’assister à sa procédure civile. C’est manifestement une attitude de mauvaise foi de la part de toutes les autorités et une négation dans les faits des droits de Younes.

Et les droits fondamentaux ! Les quoi ?
Par son acte, Younes met en lumière le processus dégradant que doivent subir des milliers de personnes chaque année en Suisse. Toutes les autorités, qu’elles soient politiques, de police ou judiciaires, devraient s’inquiéter un peu plus du respect des droits fondamentaux. Nous connaissons d’avance leur réponse : tout est légal, et par-là même, respectueux des droits de l’Homme. La réalité que vit aujourd’hui Younes nous démontre le contraire…
Le CCSI/SOS Racisme: (026 424 21 25/076 587 22 10)