vendredi 18 décembre 2009

Pétition urgente en faveur de la famille Bojkaj

Au Grand Conseil du Canton de Vaud, Place du Château 8, 1014 Lausanne.

Concerne la famille Bojkaj, arrivée en Suisse depuis mars 2008 (Eron et sa maman) et juillet 2008 (les trois sœurs aînées et le père).

Mme Bojkaj, la mère d'Eron, est venue en Suisse chez son beau-frère dans l'espoir d'offrir un traitement médical et un suivi développemental à son enfant atteint d'une rétinopathie de la prématurité, suite à une erreur médicale au Kosovo. En effet, né prématurément, il a reçu trop d'oxygène, ce qui a eu pour effet d'abîmer définitivement ses deux rétines.

Cette famille durement touchée par cette épreuve, montre un souci de collaboration, de respect et de reconnaissance par rapport à ce qui a pu leur être proposé en Suisse (soins médicaux et suivi pédago-thérapeutique pour Eron). Cet enfant nécessite un suivi important, afin d'éviter que ne se forme une série de handicaps en cascade. Raisons pour lesquelles, le Centre pédagogique pour handicapés de la vue,  Me Povlakic (SAJE) et stop renvoi les soutiennent dans leurs démarches.

La famille Bojkaj doit maintenant quitter la Suisse le 3 décembre 2009 pour la raison invoquée qu'au Kosovo il n'y a plus de risque lié à la guerre. Si Eron, âgé de 2 ans se voit renvoyé au Kosovo, c’est une mort civile qui l'attend: en effet, les structures de prise en charge éducatives liées à son handicap n'existent pas ou alors ne sont pas adaptées. En outre, les représentations liées aux personnes en situation de handicap dans ce pays isolent encore la personne où elle n'a aucune place dans la société. En ce qui concerne les aspects médicaux, le système est ainsi fait que les citoyens doivent payer eux-mêmes leurs frais. Ceux-ci sont très élevés et, dans le cas d'Eron, ses parents ne peuvent y subvenir, même avec un visa de court séjour pour venir effectuer un traitement en Suisse. Aucun avenir ne peut se construire pour cet enfant dans son pays. 

C'est pourquoi nous demandons que toute la famille Bojkaj puisse voir sa situation se régulariser avec l’autorisation de rester en Suisse, afin qu'Eron puisse suivre le traitement médical et le suivi pédagogique et thérapeutique dont il a besoin pour son développement.

Les signataires de cette pétition demandent au Grand Conseil d’intervenir afin que le Canton réexamine la situation de la famille Bojkaj et lui octroie un permis de séjour.

Pétition à imprimer et renvoyer encore courant décembre, même partiellement remplie, le plus rapidement au C.P.H.V, Av. France 30, CP 133, 1000 Lausanne 7

mardi 8 décembre 2009

Dépôt de la pétition "Pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine"

A l'occasion du dépôt de leur pétition « Pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine », qui a récolté à ce jour 1700 signatures, le Collectif droit de rester et la Coordination Asile Vaud invitent tous les médias à une conférence de presse qui se tiendra ce mardi 8 décembre à 13h30 à l'intérieur du Palais de Rumine (au bas de l'escalier central).

La pétition « Pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine » s’inscrit dans un travail de mobilisation mené depuis deux ans contre les conséquences de l'application de la Loi sur l'asile (LAsi), en particulier les effets dévastateurs du régime de l'aide d'urgence sur la vie et les droits des requérant-e-s débouté-e-s. Dénonçant l'inhumanité de l'aide d'urgence, la pétition demande sa suppression, ainsi que la levée de l'interdiction de travail pour les requérant-e-s débout-é-s, le respect des droits spécifiques des femmes et des enfants, et la régularisation des personnes concernées.

Le Collectif droit de rester et la Coordination asile-Vaud interpellent le Canton pour qu'il utilise la marge de manoeuvre légale dont il dispose pour garantir le retour à l'aide sociale des requérant-e-s débout-é-e.

Le Collectif droit de rester et la Coordination asile-Vaud rappellent également leur opposition aux détentions administratives ainsi qu'aux expulsions, exécutées dans le mépris des obligations légales cantonales et des conventions internationales.

Les demandes de la pétition sont soutenues par certain-e-s député-e-s également invité-e-s à participer à la conférence de presse.

Lausanne, le 6 décembre 2009

Contact téléphonique: 076 426 06 22

lundi 30 novembre 2009

manif lundi 01.12.09

NI RACISME NI DISCRIMINATIONS - NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS DES MUSULMANS !

Manifestation mardi 1 décembre 09, à 17h30, Lausanne
« De la cathédrale à la mosquée ! »
Rendez-vous 17h30 sur le parvis de la cathédrale.

Parce que nous refusons le racisme et les discriminations,Pour marquer notre solidarité avec les musulmans, Parce que nous rejetons l’islamophobie, 

Venez nombreux-euses à cette manifestation !

Organisée par le Mouvement de lutte contre le racisme (MLCR)

Cette manif aura lieu aussi dans d'autres villes de Suisse, plus d'info

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Colloque

LA PENSÉE ET L’ACTION DANS LE POUVOIR.
COLÈRE : DYNAMIQUES SOUMISSION-INSOUMISSION ET CRÉATION POLITIQUE

Réflexion avec H. Arendt, C. Guillaumin, C. Castoriadis, A. Sayad, N. Busch, R. Ivekovic et d’autres auteurs de théorie politique, de l’histoire des luttes sociales 

COLLOQUE INTERNATIONAL DE THÉORIE POLITIQUE
23-25 avril 2010, Lausanne

Le texte de présentation est disponible ici. D'autres infos suivront sur le site de l'uni de Lausanne dès que possible. 

Semaine d'actions du 7 au 13 décembre 09




Dans le cadre de la remise de notre pétition au Grand Conseil vaudois :
« Pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine »
Nous vous invitons à participer aux activités suivantes :

Lundi 7, mardi 8, mercredi 9 et jeudi 10 décembre| 17h à 18h30
Place St Laurent, Lausanne
Piquet avec distribution de tracts. Stand d’information. Musique bienvenue.

Mardi 8 décembre| 13h00
Remise de la pétition au Grand Conseil Vaudois.
Piquet de protestation sur les marches du palais de Rumine.

Samedi 12 décembre| 19h00
Espace Autogéré, rue césar roux 30
Film, débat, repas dès 19h00
« Débouté-e-s Debout ! »

Dimanche 13 décembre| 10h00 à 16h00
Etats généraux suisses de la migration
Berne, Solidarité sans Frontières
Infos : www.sosf.ch

Venez nombreuses et nombreux montrer votre solidarité avec les réfugié-e-s


dimanche 29 novembre 2009

"Débouté-e-s debout" à Vevey, 17.12.09

La Coordination Asile-Migration Riviera a le plaisir de vous inviter à :

la projection du film: Débouté-e-s Debout réalisé par Sabine Masson et Jean-Robert Kifu en 2009

Le jeudi 17.12.09 à 20h00 au café-bar du Bout-du Monde, rue d'Italie 24 à Vevey. La projection sera suivie d'un débat.

Film "Débouté-e-s Debout" 12 décembre 09

Nous vous invitons vivement à venir assister le 12 décembre à 19h à la projection du film « Débouté·e·s Debout » produit par le collectif droit de rester et la Coordination asile-Vevey avec le soutien de la Coordination asile-Vaud.

19h projection du film
21h repas
Lieu: Espace autogéré, César-Roux 30, Lausanne



Depuis 2 ans, le Collectif droit de rester et la Coordination asilemigrations se mobilisent contre le régime de contrainte dit « d’aide d’urgence » imposé aux requérant·e·s d’asile débouté·e·s. Dans ce film, les personnes directement concernées parlent, pour dire la violence de ce système qui déshumanise les migrant·e·s, et transmettre leurs luttes pour retrouver une dignité et défendre leurs droits. Le film sera suivi d’un débat et des interventions de migrant·e·s ayant participé au film ou faisant partie du Collectif Droit de Rester et de la Coordination asile.


dimanche 22 novembre 2009

Marche de solidarité, 25 novembre 09, Genève

 

MARCHE  DE  SOLIDARITE

CE  25  NOVEMBRE  09

A  GENEVE

SOUTIEN ET SOLIDARITE EN FAVEUR DES DEBOUTE-ES  INCARCERE-ES EN VUE DU RENVOI

 

 

Chèr-e-s, compatriotes, les accords de la honte, dits de réadmission, sinon simplement de rapatriement, que certains gouvernements africains, notamment, la RD Congo et le Nigeria, ont signés commencent à avoir des effets sur nous et notre voisinage. Chaque jour, à l'insu de chacun-e de nous, est déporté-e qui un-e congolais-e, qui un-e nigérian-ne, et que sais-je encore.

 Pour dire non à cet état des choses, nous vous invitons à nous rejoindre à la marche de soutien et de solidarité en faveur des nôtres qui sont incarcéré-es à Frambois (Prison pour les déboutés à Genève) et ailleurs en Suisse. Notre marche partira du Palais Wilson (Haut commissariat pour les droits de l’homme) à 14h; suivra l’Av de France jusqu’au HCR et enfin nous rassemblerons-nous sur la place des Nations Unies. Entre 16h et 16h30, nous remettrons une lettre explicitant le sens notre démarche aux Nations Unies.  

 Le vendredi 30 octobre passé à 10h30 au bureau de l'Association pour l’Aide aux Chômeur-es (ADC), av Maupas 8, à Lausanne, une conférence de presse a été organisée à ce même propos. Chaque mardi de 13h30 à 14h15, nous rejoignons le collectif de soutien aux migrant-e-s devant le parlement, place de la Riponne, au piquet de protestation et de revendication pour sensibiliser les parlementaires.

 Pour les organisateurs,

 J R Kifu, membre de la Coordination Asile-Migration Vaud et du Groupe de Réflexion et de Solidarité pour le Congo, Lausanne

 Félix Kalombo, animateur socioculturel, Genève

J R Kifu, 076 545 05 80
Félix Kalombo, 076 433 84 07
Daddy Ntumba, 076 518 51 62 078 664 72 19

vendredi 20 novembre 2009

Aux député-e-s du Grand conseil vaudois, 17.11.09: Il est inacceptable....

Le 12 novembre 2009, Abdirashid, somalien mineur non accompagné (MNA)a été réveillé (alors qu’il était au Centre Evam spécialisé dans l’accueil des mineurs) et emmené par la Police de sûreté vaudoise pour être conduit à l’Aéroport de Zurich en vue d’une expulsion en direction de Rome.
A ce jour, nous ne savons pas si ce renvoi a été exécuté et n’avons aucune autre nouvelle. Aux dires des autorités cantonales et fédérales, qui ont été immédiatement alertées, cette procédure de renvoi a été faite dans le cadre légal et ce renvoi est donc exécutable !
Abdirashid est en Suisse depuis le mois de janvier 2009, il y est arrivé seul, sa mère est à Mogadishu et son père est décédé en 2007. Il est scolarisé dans les classes d’accueil de l’OPTI (Organisme pour le perfectionnement scolaire, la transition et l’insertion professionnelle, classes du post-obligatoire de l’école publique dépendantes du DFJC du canton de Vaud) depuis le mois d’août 2009. C’est un excellent élève, sérieux, motivé ; il force l’admiration de ses enseignants quant à son désir d’apprendre et est un camarade respecté et aimé.
Avant son arrivée en Suisse, Abdirashid a transité par l’Italie. Après avoir fui les combats dans la capitale somalienne, il est arrivé à Lampedusa, puis est resté, dans des conditions de vie extrêmement difficiles (au niveau de la promiscuité et de l’hygiène de vie) dans un camp pendant trois mois. Au terme de ce laps de temps, il lui a été signifié: « L’Italie est grande, débrouillez-vous ! ». Après avoir erré quelque temps en Italie, il a pu rejoindre la Suisse.
Ce parcours, semé de douleurs et d’angoisse, fait que Abdirashid est considéré par les autorités fédérales comme un Cas Dublin. Pour lutter contre ce que les autorités européennes ont l’ironie d’appeler « l’Asylum shopping », les Etats européens ont mis en place un système donnant au premier pays d’arrivée sur sol européen le droit de statuer sur une demande d’asile. La Suisse a ratifié les Accords de Dublin. Ces Accords ne font aucune distinction entre les personnes majeures et les mineures, la seule obligation étant d’annoncer, lors d’un renvoi, qu’un mineur est à bord. Aucun suivi n’est mis sur pied à l’arrivée dans le pays de destination.Alors qu’il était en train de trouver un peu de stabilité au sein du centre Evam et dans l’école qu’il fréquentait, Abdirashid, jeune homme de 17 ans, est maintenant, à nouveau totalement livré à lui-même. Les récits des élèves qui ont transité par l’Italie nous font craindre le pire.
Nous savons que ce départ a été fait dans le respect des lois. Mais que dire de lois qui lancent sur les routes de l’Europe un mineur, seul, sans aucun soutien ? Que dire de lois qui stoppent un jeune homme dans ses recherches de formation ? Que dire de lois qui empêchent un jeune homme de dire au revoir à ses amis et à ses proches ? Que dire de lois qui troublent le sommeil et conduisent jusqu’à la maladie des jeunes gens confrontés à cette violence institutionnelle ?
Nous devons dire notre opposition à l’injustice de ces lois.

Lausanne, le 15 novembre 2009

Il est inacceptable de renvoyer un élève mineur vers un pays qui n’assure aucun encadrement.
Il est inacceptable que les autorités cantonales ignorent, tolèrent ou cautionnent des pratiques qui violent la Convention internationale des droits de l’enfant.
De plus, les méthodes consistant à procéder à une rafle aux premières heures du matin rappellent les heures les plus sombres de l'histoire de l'Europe.
Ces méthodes ont heurté profondément les enseignant·e·s de l’établissement concerné, les camarades de Abdirashid et autres élèves et les assistant·e·s socio-éducatifs du centre, qui plus est, n’ont plus aucune nouvelle de Abdirashid.
Nous exigeons que
• Que Abdirashid ne soit pas expulsé de Suisse;
• Qu'il réintègre le centre EVAM et poursuive sa formation scolaire;
• Que les autorités s'opposent à tout renvoi de mineurs résidant dans le canton.



Expo et bouffe

*** Samedi 21 novembre 2009
Espace Autogéré, César-Roux 30, Lausanne

20h EXPO PHOTO: Répressions et immigrations
Exposition photographique sur les politiques sécuritaires et
répressives envers les migrantEs au Tessin organisée par le collectif
Selva.
Cette exposition sera suivie d'une présentation sur la situation des
migrantEs au Tessin et une présentation du collectif Selva et leurs luttes

Bouffe de soutien au collectif Selva.

>>> http://selvatica.noblogs.org

mardi 3 novembre 2009








ARRÊTEZ LE RENVOI DE P ET C!
STOP AUX AVIONS DE LA HONTE!


L'escalade continue. Après le renvoi de S. il y a deux semaines, la tentative de renvoi de Z. la semaine dernière, c'est au tour de P. et C. d'être menacés, avec d'autres ressortissants congolais et ethiopiens, d'être embarqués de force, mercredi 4 novembre. 

Ces deux personnes, comme cinq autres personnes dont nous avons dénoncé la récente détention à la prison de Frambois et qui vivent dans l'angoisse de subir le même sort, sont venues chercher un refuge en Suisse. En dépit de l'inhumanité des conditions imposées aux requérant-e-s débout-é-s, elles y ont reconstruit une vie, une famille, un bout de dignité. Alors que ces personnes devraient enfin pouvoir être régularisées, l'arbitraire de l'expulsion intervient pour briser tous ces efforts et tout espoir.

 P., ressortissant de RDC, est en Suisse depuis 1998. Il était au bénéfice du permis N jusqu’en 2008, il a travaillé et il a toujours habité Lausanne. Suite à la mise en applications des nouvelles lois, en 2009, il est mis à l’aide d’urgence et il a l’interdiction de travailler. Sa demande de pouvoir bénéficier d’un permis de séjour grâce à l’art. 14 a été refusée. Sa compagne au bénéfice d’un permis F a accouché le 11 septembre dernier. Il est donc papa d’un nouveau né et il a fait des démarches pour la reconnaissance de son fils. Il souffre depuis des années d’une maladie chronique, soignée en Suisse. 
 C., originaire de RDC, vit depuis un an et demi en Suisse, où il a passé plus d'une année dans le "foyer" de Vennes. Il est électrotechnicien. Il a fait de la mécanique sur autos. Il était inscrit pour faire des études à l'école d'ingénierie de Lausanne et son année de mise à niveau devait commencer en janvier 2010. Un réseau d'amis a réuni les fonds pour financer cette année d'études, mais le Spop ne l'a pas voulu ainsi. Il l'a fait arrêter et enfermer à la prison de Frambois pour expulsion. 

Ces renvois sont-ils réellement licites et exigibles? Rappelons que le Canton a l'obligation d'examiner préalablement à l'exécution du renvoi son caractère exécutoire (art.3 LvLEtr) sur la base de l'art. 83 LEtr qui détermine lorsque l'exécution du renvoi ou de l'expulsion n'est pas possible, n'est pas licite ou ne peut être raisonnablement exigée. 

L'exécution n'est pas licite si le renvoi est contraire aux engagements de la Suisse relevant du droit internationnal; or dans le cas de P, l'exécution de son expulsion imposerait la séparation de la famille et donc le non-respect de la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui probibe ce genre de renvoi et garantit le droit à la vie personnelle et familiale (art. 3 et art. 8 CEDH).

L'exécution n'est pas raisonnablement exigible si le renvoi met en danger l'étranger dans pays d'origine, par exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de nécessité médicale. Dans les deux cas des personnes menacées d'expulsion mercredi, il s'agirait d'un renvoi vers un pays en guerre où leur intégrité risque d'être menacée. Pour P., ce danger est agravé par une maladie chronique. 

Pourquoi le Canton s'obstine-t-il à affréter des avions de la honte, alors qu'il a la possibilité de proposer pour ces personnes une admission provisoire (art. 83 LEtr al. 6)?!

Au nom de quelle logique des personnes qui cherchaient un espace de liberté et de vie trouvent-elles des menottes et un séjour en prison, puis un renvoi vers un pays où ils sont en danger et n'ont plus de réseau? 

Que deviennent ces personnes une fois débarquées « chez elles » et remises aux mains des autorités qu’elles ont fui? 

Quel est le coût de cette politique absurde?  


Un récent document onusien définit la migration comme moteur du développement humain. En Suisse, la migration est toujours considérée comme un problème et les migrants comme des êtres humains dont les autorités peuvent disposer selon les besoins de l’économie ou du cours de la politique. 

Nous disons NON à cet état des choses. L’arbitraire, la discrimination, le racisme, la violence d’Etat doivent disparaître. Il en va non seulement du respect des migrant-e-s et de leur droits mais aussi de l’avenir de la communauté humaine. 

Nous demandons l'arrêt immédiat de tous les renvois forcés et la régularisation des personnes migrantes qui ont reconstruit leur vie en Suisse et participent de cette société. 

Lausanne, 3 novembre 2009


Collectif Droit de rester membre de la Coordination asile Vaud
www.droitderester.ch
Contact : 076 426 06 22. collectif@stoprenvoi.ch

lundi 2 novembre 2009

Arrestations et renvois inhumains. Conférence de presse du 30.10.09

Introduction :

Nous avons accompagné ces derniers temps différent-e-s requérant-e-s d’asile et nous sommes révolté-e-s contre la violence, l’arbitraire, le déni de justice, le non respect des droits fondamentaux dont ils ont été victime. 

Nous sommes allé-e-s sur le parking de la Police Cantonale à la Blécherette et nous avons assisté impuissant-e-s à ce qu’on peut appeler un trafic d’êtres humains. Fortement dérangé-e-s par notre présence, des hommes et des femmes « accomplissaient leur devoir » de transfert d’un fourgon à un autre de personnes menottées. Qui étaient ces personnes? D’où venaient-elles et ou allaient-elles? Pourquoi ces efforts pour nous cacher ce qui se passait ?

Quelques situations :

• S. avait essayé de vivre dans son pays d’origine (RDC), mais impossible de construire un espace de vie digne dans un pays de guerre et de misère quand on est pauvre. Il y a plus que 5 ans, il avait rejoint ses parents détenteurs d'un permis C et sa sœur naturalisée. Mais pour lui, il n’y eu pas de place en Suisse : uniquement la prison et l’expulsion, et cela en dépit d'un bras en bandoulière. Son épaule, blessée pendant un programme d’occupation à l’EVAM, nécessitait une opération agendée début octobre. Pas vitale l’opération ? Non, on ne meurt pas d’une épaule qui se déboîte, c'est pourquoi on lui a dit d’aller se faire soigner chez lui.
• H., originaire de Sierra Léone, est arrivé en Suisse il y a 10 ans. Il a fui son pays à l’âge de 18 ans après avoir été enfant soldat pendant 4 ans et après avoir assisté aux pires atrocités de la guerre. Son père est décédé quand il avait 12 ans, il n’a plus de nouvelles de sa mère et croit qu’elle a été assassinée. Il n’a pas de frère et sœurs.Il n’a plus aucune nouvelle non plus des membres plus éloignés de sa famille, il n’a donc personne pour l’accueillir chez lui en cas de renvoi. Agé maintenant de 28 ans, il dit se sentir plus d’ici que de Sierra Léone. A la prison de Frambois depuis bientôt un mois, que deviendra-t-il s’il est renvoyé dans son pays ?
• Z., 21 ans, a déserté son pays, l’Erythrée, pour échapper à l’enrôlement dans l’armée durant 2 ans. Elle est arrivée en bateau en l’Italie, où elle a dû laisser ses empreintes digitales. Arrivée en Suisse en décembre 2008, elle y demande l’asile. Comme elle a transité par l’Italie, en Suisse elle est frappée par les règles «Dublin » et renvoyée une première fois au mois de juin 2009. Elle est arrêtée au centre d’hébergement de Bex tôt le matin. Menottée, embarquée par la police en pyjama elle est expulsée à Rome. Elle s’y retrouve en pyjama, sans argent, sans personne pour l’accueillir. Livrée à la rue, elle subit des graves traumatismes. Après un mois, elle arrive à s’enfuir et à revenir en Suisse. Elle y demande une nouvelle fois l’asile. On la place cette fois au centre d’aide d’urgence de Vevey. Trois mois plus tard, elle doit revivre le même traumatisme de l’expulsion : réveil par des policiers, embarquement, menottes, expulsion à Rome. Ce processus sera stoppé grâce à la vigilance de notre groupe et de son mandataire. Elle peut rentrer à Vevey …. mais dans quel état de peur, d’angoisse et de traumatisme ?
• P. est ressortissant de RDC. Il est en Suisse depuis 1998. Il était au bénéfice du permis N jusqu’en 2008, il a travaillé et il a toujours habité Lausanne. Suite à la mise en applications des nouvelles lois, en 2009, il est mis à l’aide d’urgence et il a l’interdiction de travailler. Sa demande de pouvoir bénéficier d’un permis de séjour grâce à l’art. 14 a été acceptée par le canton mais refusée par Berne. Sa compagne au bénéfice d’un permis F a accouché le 11 septembre dernier. Il est donc papa d’un nouveau né et il a fait des démarches pour la reconnaissance de son fils. Il souffre depuis des années d’une maladie chronique, soignée en Suisse. Lundi passé il a été arrêté devant sa compagne à son domicile et depuis il est à Frambois, menacé d’expulsion.
• C., originaire de RDC, a passé plus d'une année dans le "foyer" de Vennes. Il est électrotechnicien. Il a fait de la mécanique sur autos. Il était inscrit pour faire des études à l'école d'ingénierie de Lausanne et son année de mise à niveau devait commencer en janvier 2010. Un réseau d'amis a réuni les fonds pour financer cette année d'études, mais le Spop ne l'a pas voulu ainsi. Il l'a fait arrêter et enfermer à la prison de Frambois pour expulsion. Aux dernières nouvelles, on ne sait pas s'il a déjà été mis dans l'avion.
• T. se trouve en Suisse depuis 8 ans. Il a fui le Bénin et a travaillé pendant plusieurs années chez nous. Il a été apprécié partout. Il est confiant, chaleureux, ponctuel "en Suisse, il faut apprendre à être à l'heure". Il a déposé une demande de permis de séjour selon l'article 14 de la loi sur l'asile, un article qui permet de déposer une demande après 5 ans de séjour en Suisse. Pour toute réponse, arrestation et envoi à Frambois. On lui avait fait passer un test de langue et on n'avait pas pu déterminer s'il était bien béninois. Pas de problème, il n'a qu'à signer une déclaration disant qu'il est béninois.
• J. a fui le Cameroun suite aux persécutions dont a été victime sa famille. Il a 24 ans. Depuis son arrivée en Suisse, en 2006, il a apporté les preuves de la mort suspecte de son père, politiquement engagé, ainsi que les preuves du décès de sa mère et de sa sœur. Les autorités suisses estiment que son retour dans le pays ne pose pas de problèmes. Au Cameroun, les familles des opposants politiques au régime sont toujours en danger et l'expulsion de J. le livrerait aux mains des autorités, sans aucun moyen de défense. Il a été arrêté mercredi matin à son domicile, il était actuellement sous contrat de programme d'occupation de l'EVAM.

Conclusion :

Ces expulsions et les conditions dans lesquelles elle ont eu lieu démontrent une nouvelle fois le traitement inhumain fait aux migrant-e-s que les autorités décident d’expulser, comme s'il n'avait pas été suffisant de les maintenir pendant des années dans la restriction de leurs droits à recréer une vie digne. Souvent au moment où ils/elles pourraient aspirer à une régularisation, l'arbitraire de l'expulsion intervient pour briser tous ces efforts et tout espoir.

Un récent document onusien définit la migration comme moteur du développement humain. En Suisse, la migration est toujours considérée comme un problème et les migrant-e-s comme des êtres humains dont les autorités peuvent disposer selon les besoins de l’économie ou du cours de la politique. 

Nous disons NON à cet état des choses. L’arbitraire, la discrimination, le racisme, la violence d’Etat doivent disparaître. Il en va non seulement du respect des migrant-e-s et de leur droits mais aussi de l’avenir de la communauté humaine. 

Nous demandons l'arrêt immédiat de tous les renvois forcés et la régularisation des personnes migrantes qui ont reconstruit leur vie en Suisse et participent de cette société. 

Quelques échos de la conférence de presse sur le blog L'asile dans le canton de Vaud au jour le jour.

jeudi 29 octobre 2009

Invitation à une conférence de presse

Communiqué de presse du Collectif droit de rester, membre de la Coordination
asile Vaud:

Nous invitons tous les médias à une conférence de presse,

Vendredi 30 octobre 2009, à 10h30,

à l'ADC, rue du Maupas 81 à Lausanne,


En raison des récentes arrestations et renvois dans des conditions tout à
fait inhumaines.

Un jeune homme renvoyé alors que sa famille est en Suisse, une femme expulsée
vers le pays où elle a subi de graves traumatismes, multiplication des
détentions administratives insensées....

L'administration est-elle en train de perdre la tête dans la gestion des
demandeurs-euses d'asile? Pour quelles raisons les avocat-e-s ne sont-ils pas
averti-e-s des arrestations et des procédures de leurs client-e-s?

Des requérant-e-s d'asile concernés seront présent-e-s pour témoigner.

Halte au déplacement des personnes comme des marchandises!

Dignité pour toutes et tous !


Par le Collectif Droit de rester, membre de la Coordination asile Vaud

Lausanne, le 29 octobre 2009

Contact: Mme Graziella de Coulon 079 679 78 80

Assez de violence d'Etat! NON à l'enfermement et l'expulsion des migrant-e-s


On l’appelle administrative mais c’est une prison comme les autres. A un détail près: les personnes qui s'y trouvent n’ont pas commis de crimes, ne sont pas passées devant un tribunal, ne sont pas condamnée à des peines, mais à leur expulsion du territoire suisse. 

Leur migration est leur seul délit. 

On arrive à la prison administrative de Frambois (GE) pieds et mains menottés, dans des fourgons cellulaires, avec pour toutes affaires ce que l'on avait sur soi au moment de l’arrestation. Après une fouille complète, la porte de la prison se referme, puis celle de la cellule, pour des mois, jusqu'à 18 mois consécutifs. 

S. avait essayé de vivre dans son pays d’origine, mais impossible de construire un espace de vie digne dans un pays de guerre et de misère quand on est pauvre. Il y a plus que 5 ans, il avait rejoint ses parents détenteurs d'un permis C et sa sœur naturalisée. Mais pour lui, il n’y eu pas de place en Suisse : uniquement la prison et l’expulsion, et cela en dépit d'un bras en bandoulière. Son épaule, blessée pendant un programme d’occupation à l’EVAM, nécessitait une opération agendée début octobre. Pas vitale l’opération ? Non, on ne meurt pas d’une épaule qui se déboîte, c'est pourquoi on lui a dit d’aller se faire soigner chez lui : on l'a donc renvoyé par avion spécial avec 4 autres personnes « superflues » en Suisse.

Combien peuvent bien coûter à la Suisse, aux cantons, ces avions spéciaux qui s’envolent dans le secret depuis Zurich avec quelques migrant-e-s à bord et autant d'agents assurant l'expulsion? Pourquoi ce manque de transparence? Pourquoi personne ne peut assister aux expulsions?

Au nom de quelle logique des personnes qui cherchaient un espace de liberté et de vie trouvent-elles des menottes et un séjour de plusieurs mois en prison? Quel est le coût de cette politique absurde?  


Que deviennent ces personnes une fois débarquées « chez elles » et remises aux mains des autorités qu’elles ont fui? Nul doute que pour S. l’accueil a dû être chaleureux et que les portes des hôpitaux se seront ouvertes pour soigner, gratuitement, son épaule...

Nous qui avons accompagné S. ces derniers temps, sommes révolté-e-s contre la violence, l’arbitraire, le déni de justice, le non respect des droits fondamentaux, dont a été victime S. et d’autres réfugié-e-s. Sorti de prison un lundi matin, nous l’avons attendu sur le parking de la Police Cantonale à la Blecherette et nous avons assisté impuissant-e-s à ce qu’on peut appeler un trafic d’êtres humains. Fortement dérangé-e-s par notre présence, des hommes et des femmes « accomplissaient leur devoir » de transfert d’un fourgon à un autre de personnes menottées. Qui étaient ces personnes? D’où venaient-elles et ou allaient-elles? Pourquoi ces efforts pour nous cacher ce qui se passait ? Pourquoi cette agressivité à notre égard? Et pourquoi ces longues palabres avec les inspecteurs de police en civil pour que finalement la mère de S. puisse simplement dire au revoir à son fils !

L’expulsion de S. et les conditions dans lesquelles elle a eu lieu démontrent une nouvelle fois le traitement inhumain fait aux migrant-e-s que les autorités décident d’expulser, comme s'il n'avait pas été suffisant de les maintenir pendant des années dans la restriction de leurs droits à recréer une vie digne. Souvent au moment où ils/elles pourraient aspirer à une régularisation, l'arbitraire de l'expulsion intervient pour briser tous ces efforts et tout espoir.

Un récent document onusien définit la migration comme moteur du développement humain. En Suisse, la migration est toujours considérée comme un problème et les migrants comme des êtres humains dont les autorités peuvent disposer selon les besoins de l’économie ou du cours de la politique. 

Nous disons NON à cet état des choses. L’arbitraire, la discrimination, le racisme, la violence d’Etat doivent disparaître. Il en va non seulement du respect des migrant-e-s et de leur droits mais aussi de l’avenir de la communauté humaine. 

Nous demandons l'arrêt immédiat de tous les renvois forcés et la régularisation des personnes migrantes qui ont reconstruit leur vie en Suisse et participent de cette société. 

tract distribué le mardi 27.10.09 devant le Grand conseil vaudois

mardi 27 octobre 2009

Rencontre conviviale lundi 2 novembre 09

Le Collectif Droit de rester de Lausanne vous invite à une rencontre pour connaître ses activités et échanger sur la situation des requérant-e-s d'asile. 

Lundi 2 novembre 09 dès 17h, chemin de la Tour Grise 26, métro Montelly

Cliquez sur l'image pour plus d'info. 


vendredi 25 septembre 2009

Nous en avons ras-le-bol

NOUS EN AVONS RAS-LE-BOL

Des gens qui disent n'importe quoi... sur n'importe qui...
Des thèses de l'UDC des plus fantaisistes
Les abus, c'est avant tout dans ces discours stigmatisants
C'est abuser de penser que les 250'000 personnes qui touchent une rente AI (partielle, semi ou entière) en Suisse sont contentes de vivre:
  • En mauvaise santé
  • Sous tutelle ou quasi
  • Dans le soupçon permanent de la triche
  • Sans pouvoir s'inscrire à une gérance
  • Sans optique professionnelle ni intégrative
Vous aussi vous rêvez d'avoir un peu d'argent de poche donné par l'Etat. TOUTE votre vie.... alors, postulez mais la réponse mettra des mois voire des années à arriver. Pratique quand vous avez été victime d'un accident et ne pouvez plus travailler. Avec un peu de chance, vous optiendrez la rente entière maximale de 1710.- par mois!!
Oui, c'est vrai, il y a des gens qui partent vivre ailleurs avec cette somme misérable (à Cuba, au Mexique, en Thaïlande...) et d'autres qui rentrent le dos cassé chez eux, après avoir donné leur santé et leur travail pour l'économie suisse et des patrons souvent peu scrupuleux...
C'est d'ailleurs ce que certaines personnes ont envie de faire à la retraite, histoire de pouvoir vivre dignement avec si peu d'argent.... Sont-elles des abuseurs de vie?

Alors quoi?? Où sont ces abus? N'avons-nous pas d'autres chats à fouetter? D'autres trucs injustes à dénoncer?
Dommage de tomber dans le piège de réponses faciles aux questions complexes.

vendredi 28 août 2009

Déménagements forcés: L'EVAM continue

Communiqué de presse du Collectif droit de rester membre de la Coordination asile Vaud

Pour contact: 076 405 70 59

Nous invitons la presse ainsi que toutes les personnes intéressé-e-s à venir le

Lundi 31 août, à 08h00,

Devant le Centre d'aide d'urgence du Simplon (Lausanne),

En raison de la fermeture du centre d'aide d'urgence du Simplon, une femme enceinte avec un enfant de 5 ans à charge refuse de se faire déplacer à Bex. Malgré sa demande et un recours, l'EVAM (Etablissement d'accueil aux migrants) refuse de trouver une solution à Lausanne. L'enfant a commencé l'école et s'est fait opéré aujourd'hui à l'hôpital de l'enfance. Depuis 14 mois à Lausanne, cette femme a pu construire un minimum de réseau social.

L'EVAM menace de faire intervenir le SPJ pour enlever son enfant à cette femme si elle refuse d'aller à Bex. Il semble que la police sera présente pour faire appliquer ce déplacement forcé en cas de refus.

L'EVAM pratique une politique fréquente de déplacement des personnes inacceptables, les traitant littéralement comme des "stocks" à gérer.

Halte au déplacement des personnes comme des marchandises!

Dignité pour toutes et tous !

Droit au travail!

Droit au permis de séjour !

Nous invitons les médias mais aussi toutes les personnes soucieuses de défendre les droits humains à soutenir notre action et à faire part de leur désaccord face à cette politique inhumaine et dégradante pour ces personnes qui vivent en Suisse mais sont privées de leurs droits les plus élémentaires.

Par le Collectif droit de rester membre de la Coordination asile Vaud

Lausanne, le 28 août 2009

mardi 18 août 2009

Rencontre de la Coordination

Prochaine rencontre de la Coordination Asile-Migration Vaud: jeudi 10 septembre, au restaurant Le Milan, Lausanne, 19h.
Réunion importante, merci de venir nombreux-ses!!!
Et de continuer à faire signer notre pétition pour l'abolition du régime de l'aide d'urgence, que vous pouvez télécharger ici.
A bientôt!

dimanche 9 août 2009

MANIFESTATION jeudi 13 août FRIBOURG


TOUTES ET TOUS CONTRE LE RACISME
Le CCSI/SOS racisme et le CAFri appellent toutes personnes solidaires à venir se réunir et empêcher l’expulsion de Franck pour qui la vie est en danger s’il se fait rapatrier.
A cette occasion, le CCSI/SOS racisme et le CAFri organisent une MANIFESTATION
Jeudi 13 août 2009
À 18H PLACE PYTHON FRIBOURG


LIBERTE POUR FRANCK !
NON AUX EXPULSIONS !!!
.
Colonisés hier, exploités, expulsés aujourd’hui ….

Contact : 079 506 95 74

jeudi 6 août 2009

Fermeture du centre d'aide d'urgence du Simplon: Appel à Assemblée publique

Le foyer d'aide d'urgence du Simplon ferme au 31 août.
Plusieurs familles devraient être transférées à Bex. A l'aide d'urgence depuis des années, elles refusent ce nouveau ballotement d'un centre à l'autre et demandent à retrouver, enfin, une vie digne et un logement normal, en appartement.
Par ailleurs, une 50 de personnes avec permis N se trouvant au simplon depuis plusieurs mois seront transférées à Ste Croix ou à Crissier. Elles refusent également de quitter Lausanne et de repartir en centre.
Pour les familles à l'aide d'urgence, des recours ont été déposés, mais les premiers transferts sont prévus le 17 août déjà...

Afin de préparer une action de soutien avec les résident-e-s, nous organisons une assemblée publique devant le foyer du Simplon lundi 10 août dès 17h.

Venez nombreuses et nombreux pour les soutenir et vous joindre à notre action.

mercredi 22 juillet 2009

Pas de vacances pour l'aide d'urgence (2)

Prochain rendez-vous pour faire signer notre pétition "pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine" et distribuer des tracts à la population lundi 27 juillet dès 17h à la place St-Laurent à Lausanne.
Venez nombreuses et nombreux!

dimanche 12 juillet 2009

Pas de vacances pour l'aide d'urgence... pour nous non plus!

L'aide d'urgence ne prend pas de vacances et continue de détruire la vie de centaines de personnes dans ce canton.
Le collectif Droit de rester vous invite à poursuivre durant l'été les actions pour venir à bout de ce régime discriminatoire et inhumain.
Lundi 13 juillet à 16h30 à Saint François, nous redirons l'urgence de jeter ce système à la poubelle. Nous serons sur la place, derrière l'église, où nous ferons signer notre pétition "pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine" et distribuerons des tracts à la population.
Venez nombreuses et nombreux!

mercredi 24 juin 2009

Solidarité avec les femmes déboutées

DEMAIN JEUDI 25 juin 20H REPAS EN SOLIDARITE AVEC LES FEMMES DEBOUTEES
ESPACE AUTOGERE , CESAR ROUX 30, LAUSANNE

Il y a une année, le collectif féministe Sorcières en colère lançait un appel pour soutenir les femmes déboutées de l'asile. Aujourd'hui la situation n'a pas changé et le régime de contrainte dit d'aide d'urgence installé dans la durée anéantit la vie de ces femmes.
Nous réitérons une année après la même indignation et lançons un nouvel appel, pour que personne n'oublie ni ne s'habitue à l'inhumanité. Ce régime viole leurs droits fondamentaux et doit changer.

Venez nombreuses et nombreux demain soir , jeudi 25 juin, au repas organisé par les Sorcières en colère en leur soutien, à l'espace autogéré, Rue César-Roux 30, 20h.

Pétition collective pour la régularisation de 182 personnes sans-papiers


Plus de 3'500 personnes signent la pétition collective demandant la régularisation de 182 personnes sans-papiers dans le canton de Vaud.

Lausanne, mardi 23 juin 2009. Une cinquantaine de personnes ont remis cet après-midi la pétition munies de 3561 signatures au Président du Grand Conseil vaudois, scandant le slogan de « régularisez les sans-papiers ».

Malgré l'entrée en vigueur de la Loi fédérale sur le travail au noir, malgré les déclarations des autorités, la présence de personnes sans-papiers en Suisse reste massive.

Avec l'appui du Collectif vaudois de soutien aux Sans-papiers (CVSSP), 67 familles, totalisant 182 personnes, dont le cas ne diffère pas de celui de la plupart des autres sans-papiers, ont choisi de sortir de l’ombre.

Ces familles sans-papiers vivent et travaillent depuis nombreuses années dans le Canton de Vaud. Si une grande partie est entrée en Suisse entre les années 1999 - 2001, certaines séjournent en Suisse depuis 1989 !

Ces familles travaillent dans l’agriculture, la restauration, l’hôtellerie, les ménages privés, la garde des enfants, les soins aux personnes âgés. Comme, à cause des lois discriminatoires qui régissent l'immigration, leur séjour est considéré comme illégal, elles doivent subir une forte exploitation. Malgré cela, elles subviennent entièrement à leurs besoins.

Par leur travail, ces familles rendent des services importants à notre société, car des secteurs entiers de l'économie dépendent de leur présence. Elles assument aussi leurs obligations en payant impôts et cotisations sociales.

Leurs enfants sont scolarisés et parfaitement intégrés dans notre société. Certains sont même nés en Suisse et ne connaissent que notre pays qu'ils considèrent comme le leur. Ils sont attachés à la Suisse plus qu'à leur pays d'origine.

La régularisation du séjour de ces familles ne serait ainsi qu'un acte de justice, et la reconnaissance du fait que le centre de leur vie se trouve dans le canton de Vaud. C'est pourquoi elles lancent une pétition collective adressée au Grand Conseil vaudois et aux législatifs communaux, pour demander à ces autorités :

- D’entreprendre toute démarche utile en vue de la régularisation de leur séjour.

- Dans l’attente du résultat de ces démarches, de suspendre toute mesure visant à leur renvoi.

Au 23 juin 2009, la pétition collective a récolté 3'561 signatures.

CVSSP

Aucun être humain n'est illégal

CP 5758 - 1002 Lausanne
Tél. : 076 432 62 67

lundi 22 juin 2009

Régularisation collective des sans-papiers: dernière ligne droite

Bonjour,

Le Collectif vaudois de soutien aux sans-papiers est sur la dernière ligne droite pour la récolte de signatures concernant sa pétition.
Lundi 22 juin 2009, permanence (comme chaque lundi), 18h - 20h, Maison du Peuple, Salle Che Guevara, dernier moment pour rapporter des listes de signatures remplies complètement ou partiellement
Mardi 23 juin 2009, 13h - 14h 30, Place Riponne, remise des pétitions au Grand Conseil vaudois.
Toutes les personnes qui souhaitent soutenir le CVSSP sont invitées à participer à l'un ou l'autre de ces moments!
Télécharger la pétition

vendredi 19 juin 2009

Lundi 17h: Action devant le centre d'aide d'urgence du Simplon

Vendredi dernier, le Collectif droit de rester a occupé le centre EVAM de Vevey pour dénoncer le régime inhumain et discriminatoire de l'aide d'urgence, et pour demander la fin de ce système ainsi que la régularisation des personnes concernées. Cette action s'est poursuivie le lendemain par un camping au parc Doret de Vevey, où les requérant-e-s débouté-e-s et des personnes solidaires ont recueilli plus de deux cents signatures pour leur pétition « pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine ».
Nos actions ne vont pas s'arrêter là. Nous continuerons d'élever nos voix contre une politique d'asile qui ôte tout droit aux personnes venues trouver un refuge ou la dignité en Suisse et y ayant reconstruit leur vie.
C'est pourquoi, lundi soir prochain, dès 17h, nous serons présent-e-s devant le centre du Simplon pour exiger à nouveau la fermeture des centres d'aide d'urgence et la fin immédiate des déménagements forcés des personnes déboutées vers ces lieux d'enfermement et d'exclusion.
Dans le cadre de la journée des réfugié-e-s du 20 juin, cette action sera pour nous l'occasion de rappeler à la population que ces personnes existent et doivent retrouver des droits.

lundi 15 juin 2009

Echos de l'action de Vevey, 12-13 juin 09

L'EVAM, une citadelle au département de l'Intérieur?




Cet article analyse le fonctionnement de l'EVAM en regard de sa mission. L'occupation de l'un de ses centres, celui de Vevey, vendredi 12 juin, visait à dénoncer des pratiques qui ne respectent pas les droits fondamenteux de l'être humain.

Nous avons à cette occasion lancé une pétition pour une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine. Nous vous invitons vivement à la télécharger et la signer!

Quelques photos du camping de samedi....




vendredi 12 juin 2009

Occupation du centre d'aide d'urgence de Vevey

Peu après avoir lancé ce communiqué, nous avons été délogé par la police de Vevey, alors que notre action était purement pacifique.
Nous sommes sorti-e-s du centre sans violence, mais la lutte continue! Nous continuons d'exiger la fin du régime de l'aide d'urgence.
Rendez-vous samedi 13 juin, dès 10h, au parc Doret, au bord du lac de Vevey. Info et plan sur le blog du collectif.


Communiqué de presse du vendredi 13 juin:


Contre le régime inhumain de l'aide d'urgence: occupation du centre EVAM de Vevey!

Aujourd'hui, des militant-e-s du Collectif droit de rester (membre de la Coordination asile-migration Vaud) occupent le centre EVAM de Vevey. Par cette action, à une semaine de la journée internationale des réfugié-e-s, nous dénonçons les attaques incessantes contre le droit d'asile et des migrant-e-s en Suisse.

Parmi les nombreuses conséquences désastreuses de ces politiques, les personnes écartées de l'asile se voient imposer le régime dit d'aide d'urgence: sans argent, elles sont confinées dans des centres d'hébergement collectif et interdites de travail. Prévue pour une courte durée, l'aide d'urgence est en réalité utilisée sur le long terme pour détruire la vie des gens et les pousser à quitter la Suisse, alors que pour différentes raisons ces personnes ne peuvent être renvoyées.

Violant toute dignité humaine, ce régime s'applique à toutes et tous, femmes, enfants, malades, alors que ces personnes tentaient de reconstruire leur vie en Suisse.

Nous appelons la population à réfléchir au-delà des discours populistes et des préjugés, pour se solidariser et agir avec des personnes venues en Suisse pour trouver une vie normale, mais dont les droits sont constamment bafoués.

Dans ce but, nous lançons une pétition exigeant la suppression de l'aide d'urgence, le droit au travail pour les requérant-e-s débouté-e-s, ainsi que la régularisation des personnes concernées.

Collectif Droit de rester, membre de la Coordination asile migration - Vaud

Attention: modification du programme de ce week-end

Nous vous invitions à nous rejoindre à notre camping au parc Doret ce week-end... mais depuis, l'autorisation de police nous a été retirée, et nous ne pourrons occuper le parc que samedi jusqu'à 21h.
Ce changement de programme est regrettable, mais nous vous proposons de venir tout de même nombreux-ses samedi pour protester contre le régime de l'aide d'urgence.

SAMEDI 13 juin, 10h-21h, Vevey, Parc Doret.

mardi 9 juin 2009

Camping contre l'aide d'urgence

Ce week-end samedi et dimanche 13 et 14 juin, rejoignez nous pour exiger la suppression du régime de l'aide d'urgence.

Où: parc Doret, au bord du Lac, Vevey (impossible de manquer!)

Comment: on dressera un camping. Apportez vos tentes et matos pour y passer la nuit.

Tract et pétition suivront!

A bientôt!

Pour agrandir: cliquer sur l'image

lundi 1 juin 2009

Pétition

Mme Saïde Berisha, née en 1982 au Kosovo, est arrivée en Suisse à l’âge de 8 ans avec ses parents, en tant que requérante d’asile. Elle a fait toute sa scolarité dans le canton de Vaud. A 15 ans, elle a dû se marier avec un de ses compatriotes, dont elle a eu trois enfants. Forcée par son mari de retourner au Kosovo en 2000, elle est revenue en Suisse en 2006 avec ses enfants, parce qu’elle était régulièrement battue et humiliée et qu’elle n’a pas trouvé dans son pays de soutien pour se sortir de cette situation.
Pendant deux ans, elle a vécu cachée en Suisse, dans la peur. En 2008, elle a osé se séparer officiellement de son mari. Elle est sortie de la clandestinité, s’est annoncée au Service de la population du canton de Vaud et a demandé l’octroi d’un permis B pour motif personnel d’extrême gravité, comme le stipule l’article 30 de la Loi fédérale sur les étrangers. Ceci afin de pouvoir travailler légalement et subvenir seule aux besoins de ses enfants.
Le Service de la population lui refuse l’octroi de ce permis, estimant que les violences conjugales qu’elle a subies et la précarité de la vie dans son pays d’origine ne justifient pas l’octroi d’une autorisation de séjour en Suisse.
Mme Saïde Berisha a grandi ici, elle parle parfaitement le français. Elle connaît suffisamment bien les usages et les gens de la région du Chablais pour trouver du travail. A l’âge où elle a dû se marier, elle envisageait d’acquérir la nationalité suisse tant la Suisse était devenu SON pays.

Nous qui connaissons Mme Berisha, nous demandons aux autorités compétentes de revenir sur leur décision, car nous estimons que cette femme courageuse, qui a grandi parmi nous, a parfaitement sa place ici et que ses enfants méritent de pouvoir grandir enfin dans le calme et la sécurité.
Nous invitons toutes les personnes sensibles à la violence qui a été faite à cette femme à signer la présente pétition qui sera adressée au Grand Conseil du Canton de Vaud.

mercredi 27 mai 2009

Sans-papiers: pétition pour une régularisation collective!

Le collectif vaudois de soutien aux sans-papiers vous invite à signer une pétition demandant la régularisation de 67 familles de sans-papiers. Ces personnes vivent et travaillent depuis des années dans le canton de Vaud. Elles subviennent entièrement à leurs besoins. Elles travaillent dans l'agriculture, la restauration, l'hôtellerie, les ménages privés, la garde des enfants, les soins aux personnes âgées. Elles paient leurs impôts et les cotisations sociales. Leurs enfants sont scolarisés et parfaitement intégrés dans notre société. Leur cas ne diffère pas de celui de la plupart des autres personnes sans-papiers, mais elles ont choisi de sortir de l'ombre.

Par votre signature, vous demandez aux autorités cantonales vaudoises:
- d'entreprendre toute démarche utile en vue de la régularisation de leur séjour
- dans l'attente du résultat de ces démarches, de suspendre toute mesure visant à leur renvoi.



Toute personne même non domiciliée dans le canton de Vaud peut signer en signe de solidarité. Cliquez sur l'image, imprimez, signez et faites signer vos proches. A renvoyer (même partiellement remplie) jusqu'au 15 juin 09 au Collectif vaudois de soutien aux sans-papiers, case postale 5758, 1002 Lausanne.

Fête de l'interculturelle à Nyon, 4 et 7 juin 09

Fête de l'interculturelle à Nyon. Jeudi 4 projection du film "La forteresse" et dimanche 7 fête militante.


cliquer sur l'image pour agrandir

vendredi 15 mai 2009

Communiqué de presse, Fribourg

Fribourg, le 14 mai 2009

La grève de la faim comme ultime recours

Younes a été hospitalisé ce matin à la suite d'un malaise. Depuis 8 jours, Younes, incarcéré à la prison centrale en vue de son expulsion, a cessé de se nourrir. Il a entrepris cette action désespérée pour protester contre les mauvaises conditions d’emprisonnement auxquelles il est soumis et demander sa libération immédiate. Il demande également à pouvoir se présenter devant le Président du tribunal des Prud’hommes avant son expulsion.

Des conditions dégradantes
Depuis son incarcération, à la fin mars, l’état de santé de Younes n’a fait que de se détériorer. Le médecin, qui l’a vu à plusieurs reprises, ne prend pas en compte ses demandes et lui refuse la médication que Younes a eu l’habitude de prendre. Malgré ses demandes, il ne lui est pas permis de consulter des spécialistes. Résultat : son état de santé se détériore rapidement, aussi du point de vue psychologique.

Cette situation est d’autant plus difficile à accepter que la durée de sa détention est indéterminée. En effet, la détention administrative peut se prolonger jusqu’à 24 mois ! Dans des conditions normales, tout condamné connaît sa date de sortie de prison. Pas Younes, de même que tous les immigré.e.s incarcérés pour les mêmes raisons. C'est le Service de la population et des migrants qui est en charge de gérer les conditions de détention des personnes en détention administrative. Ainsi, de manière générale, les personnes emprisonnées pour le seul motif qu'elles ont vécu et travaillé en Suisse sans autorisation de séjour n'ont jamais le droit de travailler, bien que la durée de leur détention puisse se prolonger sur deux ans. Pourtant, cette activité pourrait lui permettre une bouffée d’air, notamment d’un point de vue psychologique.

Des droits niés
En conflit avec son ancien employeur, Younes a saisi le Tribunal des Prud’hommes de la Sarine. Il y est convoqué le 17 juin pour exposer les faits, sauf que son expulsion est prévue pour la fin du mois de mai. Le SPoMi connaissait pourtant cette date avant de fixer le renvoi. De même, l’ODM a refusé une suspension de l’exécution du renvoi, argumentant de la possibilité pour Younes d’obtenir un visa d’entrée afin d’assister à sa procédure civile. C’est manifestement une attitude de mauvaise foi de la part de toutes les autorités et une négation dans les faits des droits de Younes.

Et les droits fondamentaux ! Les quoi ?
Par son acte, Younes met en lumière le processus dégradant que doivent subir des milliers de personnes chaque année en Suisse. Toutes les autorités, qu’elles soient politiques, de police ou judiciaires, devraient s’inquiéter un peu plus du respect des droits fondamentaux. Nous connaissons d’avance leur réponse : tout est légal, et par-là même, respectueux des droits de l’Homme. La réalité que vit aujourd’hui Younes nous démontre le contraire…
Le CCSI/SOS Racisme: (026 424 21 25/076 587 22 10)

mercredi 22 avril 2009

La migration est-elle un crime?

La migration est-elle un crime? L'enfermement des migrant-e-s en Suisse et en Europe.

Conférence exceptionnelle avec Claire Rodier, présidente de Migreurop, réseau européen pour la défense des migrant-e-s, Paris; Anne-Madeleine Reinmann et Véronique Egger de l'Agora, qui visitent les étranger-ère-s retenu-e-s à l'aéroport de Cointrin; Damien Scalia et Orlane Varesano de la LSDH-Genève qui visitent la prison de Frambois où sont enfermées les personnes expulsables pour NE, VD et GE.

Quand?
Jeudi 14 mai 2009 à LAUSANNE, espace autogéré, rue César Roux 30, à 20h
et Vendredi 15 mai 2009 à GENEVE, Maison des associations, 15 rue des Savoises, à 20h.

A ne manquer sous aucun prétexte!!

lundi 20 avril 2009

Conférences

Cycle de 4 conférences à Yverdon, organisées par la Coordination Asile Migration Nord Vaudois.



Mercredi 29 avril 09: "Comment ça va la santé? Et les enfants?" par Camille Rigo, psychologue à Appartenances, et Claude Roschier, enseignante. Salle Léon Michaud, Château, à 20h.

Mercredi 13 mai 09: "Chasse aux abus: une arme pour démanteler les droits?" par Christophe Tafelmacher, avocat spécialiste des questions d'asile. Foyer du théâtre Benno Besson, à 20h.

Mercredi 27 mai 09: "Femmes migrantes: quelles difficultés spécifiques?" par Anne-Catherine Menétrey, anc. conseillère nationale, et Marianne Huguenin, syndique de Renens. Salle Léon Michaud, Château, à 20h.

Jeudi 11 juin 09: "L'Europe forteresse: des frontières qui tuent!" par Julia Dubois, politique migratoire, Amnesty International. Salle Léon Michaud, Château, à 20h.


cliquer sur l'image pour afficher

lundi 6 avril 2009

Appel pour le respect des libertés d'expression, d'affichage, de manifestation, pour l'annulation de toutes les poursuites pénales

Chers et chères amiEs,
Mesdames, Messieurs,

Ces derniers mois, trois militantes et militants des mouvements de défense
des droits d’asile et de migration ont été frappé-e-s d’amendes à Lausanne
de façon arbitraire et contraire à la liberté d’expression.

Ces événements révèlent une dérive fort inquiétante vers une répression
croissante des mouvements sociaux qu’il nous tient à cœur de dénoncer haut
et fort. C’est pourquoi nous lançons l’appel que vous trouverez ici (cliquez sur les 2 images pour afficher)

Cet appel s’adresse aux mouvements et organisations, ainsi qu’aux
personnes qui souhaitent le signer individuellement. La signature doit
être communiquée soit courriel (gar@no-log.org), soit par courrier postal
(GAR – p.a. ADC, rue du Maupas 81, 1004 Lausanne).

Nous vous serions reconnaissant-e-s de le transmettre dans vos réseaux
d’organisations et de connaissances.

Le résultat de cet appel déterminera le sort qu’on lui réservera. Selon
toute vraisemblance, l’appel remis aux autorités concernées, voire publié.

D’ores et déjà nous vous remercions de votre soutien et nous vous
adressons, chers et chères amiEs, Mesdames, Messieurs, nos salutations
solidaires.

Groupe ActionS des Etats généraux de la migration et de l’asile
Groupe Anti-répression de Lausanne
Juristes progressistes vaudois





Premières signatures: Groupe ActionS des Etats généraux de la migration et de l'asile - groupe anti-répression - Juristes progressistes vaudois - Françoise Pitteloud, ancienne conseillère nationale et ancienne Députée du Grand Conseil vaudois

mercredi 25 mars 2009

Pétition de soutien à Fahad K, URGENT

Mode d’emploi:
*
1. Merci de faire circuler cette pétition le plus largement possible, copier et coller dans un courriel
2. Mettre votre prénom, nom et activité au bas de la pétition.
3. Adressez la pétition après avoir effacé ce mode d’emploi à Madame la
Conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, Monsieur le Directeur de
l’Office fédéral des migrations et ainsi qu’une copie au site du film La Forteresse.

eveline.widmer@gs-ejpd.admin.ch
eduard.gnesa@bfm.admin.ch
info@laforteresse.ch

Consultez le site "La Forteresse" pour obtenir la
liste des signataires.
------------------------------

Madame la Conseillère fédérale,
Monsieur le Directeur de l’Office fédéral des migrations,

J’ai appris l’arrestation de Mr Fahad K., principal protagoniste du film *La
Forteresse*, ce lundi 23 mars 2009 à Zurich. Par la présente, je tiens à
vous exprimer ma plus vive inquiétude sur le sort de ce jeune requérant
d’asile irakien qui risque d’être renvoyé, via la Suède, en Irak où sa vie
est en grand danger.

Menacé de mort par les milices islamistes irakiennes, Fahad K. a fui vers
l'Europe. Il erre maintenant depuis deux ans, balloté d'un pays à l'autre,
en quête de protection. En Suisse, une demande d'asile lui a été refusée en
vertu des accords de Dublin et il a été renvoyé de force vers la Suède,
premier pays européen où il a demandé l’asile. La Suède lui annonçant un
renvoi forcé vers l'Irak, Fahad K. est revenu en Suisse se réfugier.

Contrairement à la Suède, la Suisse, la France et Amnesty International sont
opposés à tout renvoi forcé vers l'Irak vu la situation de violence
généralisée qui persiste dans ce pays. Conformément à la position du Haut
Commissariat aux Réfugié·es, ils estiment que toutes les personnes
originaires, comme Fahad K., du sud et du centre de l'Irak doivent obtenir
le statut de réfugié·e ou une forme de protection subsidiaire. En Suisse,
Fahad K. remplit donc parfaitement toutes les conditions légales lui
permettant d’obtenir le statut de réfugié.

Pour Amnesty International, Fahad K. court un très grand danger et a quitté
l’Irak avec des motifs d’asile solides. Il ressort de son dossier que les
autorités suédoises n’ont pas tenu compte de la portée des risques que ce
dernier encoure dans son pays comme ancien interprète de l’Armée américaine.
La Suisse a la possibilité de corriger cette erreur en faisant recours à la
clause de souveraineté qui permet aux Etats signataires des accords de Dublin de se
saisir en tout temps d’une demande d’asile et d’appliquer ses propres
critères.

Je me permets de m’adresser à vous, Madame la Conseillère Fédérale, Monsieur
le Directeur, compte tenu de l’urgence de la situation. Je souhaite que vous
preniez toutes les mesures nécessaires pour protéger la vie de Fahad K. Je
vous rappelle qu’il risque la torture et la mort dans son pays et que la
Suisse ne saurait s’en laver les mains sans trahir profondément l’esprit des
Conventions de Genève dont nous sommes les dépositaires.

Je vous prie d’agréer, Madame la Conseillère Fédérale, Monsieur le
Directeur, mes salutations respectueuses.


Nom:

Prénom:

Activité :

samedi 21 mars 2009

Pétition de soutien URGENT


M. Paolo Mbunga a demandé l’asile politique en Suisse en 2000. En tant que chef de motivation pour le compte du gouvernement du MPLA alors au pouvoir en Angola, il sillonnait les campagnes pour distribuer des vivres à la population. Son convoi a été attaqué par des rebelles considérés par le gouvernement comme des membres de l’UNITA, l’organisation politique alors rivale du MPLA. L’Angola était alors en pleine guerre civile.

M. Mbunga a été accusé de complicité avec les attaquants. Craignant pour sa vie, il a fui sans demander aux autorités qui l‘accusaient de trahison de lui établir un passeport. Arrivé en Suisse en 2000, M. Mbunga a travaillé pendant quatre ans comme manœuvre sur des chantiers. En 2005, on lui a signifié qu’il n’avait plus le droit de travailler.

Nous connaissons bien M. Mbunga, c’est un homme réservé, sympathique et serviable, nous apprécions sa compagnie et sa gentillesse et nous estimons qu’il a parfaitement sa place en Suisse, après toutes ces années passées ici. Il est prêt à retravailler dès qu’on l’y autorisera. Malgré l’interdiction de travailler, il a toujours cherché à rester actif : il assume actuellement une fonction d’organisation précieuse dans le foyer où il réside et il a su se faire accepter et respecter par tous. De plus, il est en possession d’une confirmation d’engagement dans une entreprise vaudoise pour le 1er juin 2009.

Pour toutes ces raisons, nous demandons aux autorités compétentes que M. Mbunga soit mis au bénéfice de l’article 14 al 2 LAsi et puisse rester parmi nous. Il est bien intégré et ne demande qu’à gagner son pain en rendant service à la collectivité.

Téléchargez, signez et renvoyez la pétition au plus vite à l'adresse indiquée sur la pétition. Merci!

Cycle de conférences

Cycle de conférences

Les Migrant-e-s en Suisse et en Europe :

la construction d’un nouvel apartheid.


Les conférences se dérouleront dans plusieurs villes du canton, avec en mars et en avril, les conférences suivantes :

Le 25 mars à Vevey : Hôtel Astra, 20h00 :

"Chasse aux abus", une arme pour démanteler les droits

Conférence donnée par Christophe Tafelmacher, avocat spécialiste des questions d’asile.

Le 28 mars à Lausanne, Espace culturel Pôle Sud, 19h00 :

L’occupation de la Predigerkirche (ZH) durant 19 jours à Noël 2008.

Conférence-films et témoignages du Collectif Zürichois Bleiberecht für Alle,

Le 23 avril à Bex, Chapelle Nagelin, 20h00 :

Difficultés particulières rencontrées par les femmes migrantes

Table ronde et témoignages avec Anne-Catherine Menétrey et Marianne Huguenin


Depuis de nombreuses années, l’Europe et la Suisse modifient régulièrement leurs lois pour rendre leur accès plus difficile aux étrangers-ères. Bien que les hommes et les femmes se soient toujours déplacés sur cette planète, et alors que les marchandises viennent et vont toujours plus loin et toujours plus vite, les pays occidentaux se transforment en une forteresse qui tente de résister à la migration humaine.

Pour rester malgré tout, les Migrant-e-s sont prêt-e-s à vivre dans une précarité toujours plus grande. Pour les refouler malgré tout, les gouvernements sont prêts à bafouer certains droits fondamentaux, à contourner la loi, à créer de l’arbitraire entre les différentes populations. .

Quelles réalités et quels parcours trouve-t-on derrière les chiffres publiés ?

Comment sont réellement accueilli-e-s les requérant-e-s qui demandent l’asile en Suisse?

Quelles sont les difficultés spécifiques rencontrées par les femmes migrantes?

Qui sont ces travailleurs et travailleuses sans permis de séjour ? Comment vit-on quand on est considéré comme clandestin-e ?

Quels sont les grands axes des politiques migratoires à l’aube du XXIème siècle?

Mais y a-t-il vraiment EUX et NOUS ? La pression qui s’exerce sur les personnes migrant-e-s n’est-elle pas le reflet d’une précarisation croissante des salarié-e-s, des personnes au chômage, des handicapé-e-s ?

Ces conférences nous permettrons de tenter des réponses à ces questions et d’échanger des points de vue sur l’application des nouvelles lois et leur impact sur la vie des personnes migrantes.

mardi 17 mars 2009

Migrant-e-s en Suisse et en Europe: la construction d'un nouvel apartheid

Conférence samedi 28 mars 2009, Pôle Sud, Place de l'Europe, Lausanne, à 19h00

Zurich Noël 2008: des sans-papiers occupent une église durant 19 jours

Témoignages, film et discussion avec les membres du collectif "Bleiberecht für alle"


Tapagoille, un blog pour résister

En Valais aussi, la politique d'asile se durcit... et la résistance grandit!
Sur le blog Tapagoille, vous trouverez toutes les infos sur le mouvement valaisan. N'hésitez pas à aller y faire un tour et contribuer au blog!

dimanche 15 mars 2009

Film sur l'occupation de l'église Prediger Zurich, A-Films

Le 19 décembre 2008, 150 sans-papiers et un groupe d'activistes solidaires
ont occupés plus de deux semaines l'église "Prediger" à Zurich. Ils
revendiquaient une mise en pratique plus humaine des réglementations des
cas de rigueur, le retrait de l'interdiction du travail pour les personnes
avec un demande d'asile rejetée ainsi que la régularisation du permis de
séjour pour tous les sans-papiers.

Depuis l'année 2007, plusieurs durcissements de lois, concernant le droit
d'asile Suisse, sont entrés en vigueur. Ainsi tous les demandeurs d'asiles
rejetés peuvent être exclus de l'aide sociale. Ils n'ont plus que le droit
à une aide d'urgence. Les cantons sont responsables pour l'application,
l'ampleur ainsi que la forme. Les personnes concernées dans le canton de
Zurich doivent se débrouiller avec 60 francs suisse par semaine,
distribués en forme de bon d'achat du supermarché Migros. Certaines sont
mêmes obligées de changer de foyer chaque semaine.

Aucune grâce n'est faite concernant la politique des cas de rigueur à
Zurich. La réglementation des cas de rigueur permet aux personnes
faites-illégales, séjournant depuis au moins cinq ans en Suisse et qui se
sont "très bien intégrées", de faire une demande d'autorisation de séjour.
Les instances officielles du département de migration de chaque canton
vérifient les dossiers et peuvent les transmettre à l'Office fédéral des
migrations (ODM). Le canton Zurich est très exigeant en ce qui concerne
les critères de règlementation de cas de rigueur et n'a transmis en 2008
aucun dossier au ODM.

Dans le cadre de la campagne "Bleiberecht für alle!" ("Droit de rester
pour tou-te-s!") une église à Zurich a déjà été occupée en 2007. L'année
dernière il y a eu de nombreuses actions de protestations. Mais comme la
politique d'asile du canton de Zurich n'a pas changé, les activistes ont
pris la décision d'occuper l'église Prediger fin 2008.

Le film retrace l'occupation de l'église et donne la parole aux
sans-papiers ainsi qu'aux activistes du comité Bleiberecht de Zurich.
Ceux-ci expliquent les problèmes existants, leurs souhaits et différents
aspects et détails de l'occupation. Ils commentent les discussions menées
avec le bureau de migration du canton Zurich et portent un jugement sur
les résultats politiques.

Le film d'une durée de 30 minutes est le résultat d'un travail commun,
réalisé par divers vidéos-activistes de a-films, Bleiberecht Berne,
Bleiberecht Zurich et Solidarité sans Frontières.

Vous pouvez visionner ou télécharger le film ici.

vendredi 13 mars 2009

Annulation des Etats généraux

Attention: les Etats généraux vaudois prévus le samedi 21 mars sont reportés à une date ultérieure.
Nous vous tiendrons au courant.
Toute personne intéressée à participer et /ou organisation peut écrire à blog [at] stoprenvoi.ch
Merci!

samedi 28 février 2009

Chronique accompagnante, samedi 27 février 2009

Elles sont les deux là: deux femmes, deux générations, deux styles, deux pays. Et pourtant défendant LEUR maison. Denisa, jeune fille de bientôt 18 ans. Elle s'occupe de ses frères et soeurs quand ses parents sont absents. Mais elle ne veut pas se marier "ni enfants, ni mari, faut trop s'en occuper!" Nerveuse, pétillante, elle s'énerve contre les gens de passage au centre. Ce centre, c'est chez elle, c'est SA maison, une maison comme elle n'en n'a jamais eue. A côté d'elle, placide, tranquille, une maman mariée alors qu'elle était jeune. Elle aussi défend SA maison: depuis plus de cinq ans qu'elle vit dans les centres du canton, elle pourrait en tenir une chronique. Elle aussi est parfois découragée face à ces gens de passage qui ne prennent pas suffisamment soin des lieux communs. Tout les sépare et pourtant elles se retrouvent dans cette dignité partagée "on n'est pas des animaux". Elles s'encouragent et la plus âgée explique à sa cadette quelques trucs de nettoyage. Elles partagent aussi comment trouver de quoi manger. Elles évoquent la lessive, les habits qui disparaissent si elles ne restent pas à côté de la machine qui tourne. Des tristesses, de multiples vexassions balayées par des rires qui s'accordent sur une réalité: vivement que l'hiver cesse et qu'elles puissent aller un peu dehors sans avoir froid. Parce que les murs ça serrent la tête et parfois ça fait si mal.
Witness