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vendredi 25 septembre 2009

Nous en avons ras-le-bol

NOUS EN AVONS RAS-LE-BOL

Des gens qui disent n'importe quoi... sur n'importe qui...
Des thèses de l'UDC des plus fantaisistes
Les abus, c'est avant tout dans ces discours stigmatisants
C'est abuser de penser que les 250'000 personnes qui touchent une rente AI (partielle, semi ou entière) en Suisse sont contentes de vivre:
  • En mauvaise santé
  • Sous tutelle ou quasi
  • Dans le soupçon permanent de la triche
  • Sans pouvoir s'inscrire à une gérance
  • Sans optique professionnelle ni intégrative
Vous aussi vous rêvez d'avoir un peu d'argent de poche donné par l'Etat. TOUTE votre vie.... alors, postulez mais la réponse mettra des mois voire des années à arriver. Pratique quand vous avez été victime d'un accident et ne pouvez plus travailler. Avec un peu de chance, vous optiendrez la rente entière maximale de 1710.- par mois!!
Oui, c'est vrai, il y a des gens qui partent vivre ailleurs avec cette somme misérable (à Cuba, au Mexique, en Thaïlande...) et d'autres qui rentrent le dos cassé chez eux, après avoir donné leur santé et leur travail pour l'économie suisse et des patrons souvent peu scrupuleux...
C'est d'ailleurs ce que certaines personnes ont envie de faire à la retraite, histoire de pouvoir vivre dignement avec si peu d'argent.... Sont-elles des abuseurs de vie?

Alors quoi?? Où sont ces abus? N'avons-nous pas d'autres chats à fouetter? D'autres trucs injustes à dénoncer?
Dommage de tomber dans le piège de réponses faciles aux questions complexes.

3 commentaires:

iGor milhit a dit…

Voilà un cri du cœur qui fait du bien à entendre! Merci!

J'ajouterai que malheureusement l'UDC n'a pas le monopole de ces thèses... Chez les Rad/Lib, on ne fait guère mieux. Mais le plus attristant, c'est qu'une
certaine gauche bien pensante est tombée dans le panneau depuis déjà des décennies...

Ras le bol aussi d'être placé devant ce choix tronqué: soit destruction des assurances sociales, soit un financement asocial (TVA). Parce qu'on pourrait aussi augmenter les salaires et les cotisations pour les financer, ces assurances.

C'est un choix de société. Est-ce que l'on veut une société démocratique qui vise une certaine égalité, condition de la liberté, le tout dans un esprit fraternel? Ou préfère-t-on l'Ancien Régime qui à le culot de se nommer "néolibéral", société dans laquelle quelques rares nantis ont l'exercice de leur pleine liberté individualiste, au fond une liberté de sociopathe?

Oui, ras-le-bol... Ne nous habituons jamais! Bonne continuation, bon courage, bonne révolte et merci!

Anonyme a dit…

@ IGor

Vous pensez quoi de ce cas récent ?

http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=01.09.2009_9C_552/2009

iGor milhit a dit…

Entschuldigen Sie mir, dear Anonyme, je ne lis pas très bien l'allemand.(Aussi, je suis conscient que je fais peut-être erreur tout du long avec ma réponse: je prends le risque.)

Je ne pense pas à partir d'un seul cas. Et ça ne change rien sur le fond, du moins pour moi.

Je ne souhaite simplement à personne, pas même à mon pire ennemi, d'avoir une fois besoin de la solidarité d'une communauté quelconque et d'être confronté à un refus, au soupçon systématique.

Je constate simplement qu'il est plus facile de tomber à bras raccourcis sur les plus faibles que de s'opposer aux maîtres, fussent-ils de vulgaires parasites.

Les abus des États, des multinationales, notamment des banques (surtout celles d'investissement qui n'investissent pas, bien au contraire), des assurances maladies, des "big pharma" et de quelques milliardaires coûtent à la société humaine dans son ensemble un prix horrible. Jamais remis en cause.

Limitons l'accumulation privée de richesse et nous aurons moins de pauvres. Je suis prêt à réduire mon "standing" de manière drastique, afin de vivre avec plus de plaisir les relations humaines, les liens sociaux (allègrement détruits par l'utopie régressive de l'homo economicus).
Améliorons les conditions de travail ainsi qu'une plus juste rémunération de ce qui est utile à la société (la plupart des boulots méprisés et mal payés) et luttons contre les revenus exorbitants accordés à des activités éminemment nuisibles (spéculation)... et il y aura moins de personnes dans le besoin.

Je constate au vu des résultats des votations de ce week-end (je suis situé à Genève), que la société continue d'accélérer en direction du mur, ou de la falaise, comme vous préférez.
Pourtant, l'effondrement général tout juste évité (et à quel prix!) entre 2007 et 2008 nous a prouvé une fois pour toutes que le système dans lequel nous vivons a failli, irrémédiablement.

Petite confidence, dear anonyme: sans la solidarité des autres, j'aurais très vraisemblablement sombré dans l'illégalité et certainement raccourci ma vie. Grâce à cette solidarité, j'ai pu éviter le pire, me reconstruire et désormais participer à cette solidarité.

J'ai appris à l'école l'importance du "plus jamais ça". Or, depuis des années je pense que nous y sommes retourné dans ce "ça", sous d'autres formes, parfois très similaires néanmoins (interdiction au mariage selon des critères de nationalité, quel amer souvenir).

Je vous propose également un lien:
Frédéric Lordon interviewé par Daniel Mermet.

Bien à vous, dear Anonyme,
iGor