samedi 20 juin 2015

Soutien à No Bunker – collectif d’occupation du Grütli


« On nous enterre dans des bunker, on nous fait manger de la merde : y’en a marre ! » Les cris de révolte des réfugiés résonnent depuis une semaine dans les rues de Genève. En cause, leur prochain transfert dans des abris PC. L’État de Genève invoque la nécessité de faire de la place dans les foyers pour les familles. Mais à Genève comme à Lausanne, cette pénurie de place d’accueil est due à une politique délibérée des autorités qui, après avoir fermé des hébergements sous le mandat de Blocher à la tête de l’asile, n’ont pas voulu planifier de nouvelles structures, adaptées à l’accueil d’êtres humains.
À Genève, comme ailleurs en Suisse, les autorités préfèrent entasser les réfugiés sous-terre, les éloigner des centres-ville, les invisibiliser, montrant ainsi leur mépris de l’humanité des migrant.e.s. Mais, comme à Lausanne l’année passée avec le mouvement Stop Bunker, les migrants ne sont pas prêts à se laisser enterrer, et ils sont soutenus par toute une partie de la population qui manifeste à leurs côtés.
Enfermer les réfugiés dans des bunkers sous prétexte de manque de place, ou les renvoyer en Italie sous prétexte cette fois d’accords internationaux procède de la même logique : il s’agit de se débarrasser le plus possible des «indésirables», infime minorité de la population. En effet, seul 1 % des personnes résidant en Suisse relèvent de l’asile – or on veut nous faire croire que la Suisse serait «envahie» par «un afflux massif» de migrant.e.s prêt.e.s à risquer leur vie en Méditerranée pour rejoindre le paradis helvétique.
L’occupation du Grütli à Genève et celle de l’église St-Laurent à Lausanne montrent que cette situation de mépris ne peut plus durer et qu’il faut arrêter de fermer les yeux. Que les migrant.e.s refusent d’habiter sous-terre ou d’être transféré.e.s en Italie pour y dormir dans les rues ou les gares déjà surpeuplées par des milliers de rescapés du voyage en Méditerranée, leur combat est le même : il s’agit d’une lutte pour le droit de vivre dignement là où ils ont choisi.
Nous soutenons toutes ces personnes dans leur révolte qui est aussi la nôtre. Nous estimons que la migration est une force pour ce pays et non une menace. Nous voulons une politique d’hospitalité à l’égard des migrant.e.s fuyant la guerre, la misère ou la dictature. Nous exigeons donc la fermeture des abris PC et la suspension immédiate de tous les renvois, en particulier vers l’Italie, qui fait face à une crise humanitaire sans précédent.

Collectif Droit de rester, 20.06.15


vendredi 19 juin 2015

Solidarité avec le collectif d'occupation du Grütli, Genève

Le collectif Droit de rester soutient le mouvement stop bunker à Genève et son action de résistance contre les déplacements dans les abris PC. Nous serons présent.e.s à la manifestation de samedi 20 juin à 16h à Genève. 

NO BUNKERS – MANIFESTE DU COLLECTIF D’OCCUPATION DU GRÜTLI

En dépit de plus de six mois de mobilisations contre les conditions de vie inhumaines dans les abris de protection civile (PCi) et dans les foyers à Genève, le Conseil d’État persiste à loger des migrants sous terre et a décidé d’intensifier sa politique en ouvrant trois bunkers supplémentaires.
Tout le monde s’émeut des centaines de milliers de morts sur les routes de l’exil qui mènent à l’Europe. L’émotion ne suffit pas, il est temps que la Suisse remette en cause radicalement sa politique migratoire et prenne ses responsabilités à l’égard des personnes présentes sur son territoire. La venue de migrant.e.s n’a rien d’une nouveauté, cela fait bien longtemps que l’Etat aurait dû s’organiser et mettre en place des solutions d’accueil dignes.
Depuis vendredi 12 juin 2015, le Conseil d’État et l’Hospice général ont débuté les transferts massifs des requérants des foyers vers les abris PCi, sans préavis et sans mention d’une durée limite de séjour dans ces abris. On veut imposer aux requérants d’être entassés pendant des mois voire des années dans des abris souterrains surpeuplés, sans intimité, sans lumière du jour, sans air frais et avec de la nourriture avariée pour s’alimenter. Ces abris sont prévus pour des situations de guerre, et peuvent conduire à la mort des personnes malades ou asthmatiques. Les personnes directement concernées et celles qui les soutiennent refusent cette situation contraire à la dignité humaine.
Face à l’absence de proposition de la part des autorités, les personnes concernées, avec l’appui d’un large mouvement de solidarité populaire, n’ont d’autre choix que d’occuper des lieux pour s’abriter provisoirement. Il existe des solutions concrètes, faciles à mettre en oeuvre rapidement : des milliers de locaux commerciaux sont vides, l’État dispose de terrains et de bâtiments laissés vacants.

Nous, signataires de ce manifeste, exigeons que le Conseil d’ État procède sans tarder à :

L’annulation des transferts vers les bunkers
La fermeture des abris PCi
La mise sur pied de conditions d’accueil et d’hébergement dignes et humaines pour les migrant-e-s
Nous appelons tous les groupes et personnes solidaires à soutenir et
rejoindre le mouvement.
No Bunkers – Collectif d’occupation du Grütli

Vous pouvez signer le manifeste en téléchargeant et renvoyant au plus vite ce formulaire!!

samedi 6 juin 2015

le tube politique de l'été


A écouter et à faire circuler.

Attention aux effets secondaires quand même.

mercredi 13 mai 2015

Pétition en faveur de Fatima Dzeranova et ses filles, Ekaterina Pak et Galina Pak

En 2011, Fatima Dzeranova et ses filles de 16 ans, Ekaterina Pak et Galina Pak sont arrivées en Suisse afin de demander l’asile. Dans leur pays d’origine, Ouzbékistan, Fatima Dzeranova travaillait comme journaliste. Suite aux opinions qu’elle a exprimées, elle et ses enfants étaient menacés par l’Etat. Fatima Dzeranova a decidé de s’enfuir avec Ekaterina Pak et Galina Pak en ayant peur d’être torturée en Ouzbékistan. En outre, elle élevait ses deux filles toute seule après le décès de son mari.
Pendant leur vie en Suisse, Fatima Dzeranova a terminé des cours de français avec succès et
elle suit actuellement un programme d’occupation à l’EVAM en tant qu’auxiliaire pédagogique. En 2013, Ekaterina Pak et Galina Pak sont entrées au gymnase de Chamblandes qu’elles fréquentent toujours à la satisfaction des professeurs.
Cette famille bien intégrée est menacée de renvoi.
Nous demandons aux autorités du canton de Vaud de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que cette famille reçoive un permis de séjour de longue durée.


Pétition à télécharger et à renvoyer au plus vite! merci

jeudi 30 avril 2015

Stop aux renvois en Italie! Manifestation samedi 9 mai, Lausanne

Manifestation contre les renvois en Italie et contre la loterie du système Dublin SAMEDI 9 MAI à 11H15 Départ de la Place St-Laurent à Lausanne



mercredi 8 avril 2015

ParCOURTS des migrants - Projection au cinéma OBLO - jeudi 16 avril 20h00

ParCOURTS des migrants

Présentation de 6 courts-métrages réalisés par et avec des jeunes immigrés, en présence des réalisateurs. Parcours de vie cachées à l'ombre des montagnes suisses de la carte postale. Une fois vues les histoires dévoilées par les sans-papiers et requérants d'asile, vous allez découvrir une autre facette de la confédération « helvétique » et « hermétique ».


Pouvez-vous vous imaginer ces situations et ces histoires ? Pouvez-vous imaginer leur quotidien et leur parcours qui les a amené à l'ombre de la Suisse ? Grâce à l'engagement des jeunes et courageux cinéastes, ces situations ont été mis sous le feu des caméras. Soirée organisée par Claudia Pessina (INCA Switzerland) et Vladimir Loncar (Serabibi).

Si vous utilisez Facebook, vous pouvez circuler le lien d'invitation. :

Programme:

Désinformation (9:43)
Frontière (8:14)
Deux productions collectives d'INCA Switzerland et INCA Italy, réalisées dans le cadre du projet ImmigrAZIONE, soutenu par le programme Jeunesse en Action de l'UE.

Les nuances cachées de la loi anti-raciste (9:20)
Production réalisée par la compagnie Autonyme dans le cadre de la semaine contre le racisme.

Les histoires d’amour à Cap Horizon (4 :10)
La Tolérance (6:46)
Deux productions collectives réalisées dans le cadre des ateliers d’expression et communication à Cap Horizon (Association Le Sextant).

Le Tram N°9 (3:00)
Réalisateurs : Sujeepan & Keerthigan
Synopsis : C’est un jour très important pour lui. La décision en matière d’asile et de renvoi repose essentiellement sur une audition qui a lieu au SEM (Secrétariat d’Etat aux Migrations) aujourd’hui.
Durée : 3 Minutes
Musique : Thishanth
Acteurs : Simon, Cristina, Nishanth, Alain
Production : Vetan Creation, (2015)